Beynost
Histoire de Beynost
Beynost est une commune de l’Ain, en région Auvergne-Rhône-Alpes, comptant 4 877 habitants. Son territoire se trouvait, dans l’Antiquité, sur les terres des Ambarres, tribu gauloise dont le nom renvoie à ceux qui vivaient des deux côtés de la Saône. À l’époque gallo-romaine, une voie reliant Lugdunum (Lyon) à Montluel traversait ce territoire. Des fouilles préalables à la construction du viaduc ferroviaire de la Côtière, menées en 1989-1990 au lieu-dit les « Grandes Croix », ont mis au jour trois séquences d’occupation du premier âge du fer et de l’époque gallo-romaine, dont les traces d’un habitat et d’une villa gallo-romaine.
Au Moyen Âge, Beynost relevait de la seigneurie de Montluel. En 1317, Jean de Montluel reconnut tenir du dauphin de Viennois ses possessions locales. Par le traité de Lyon du 17 janvier 1601, la commune entra définitivement dans le royaume de France.
Toponymie de Beynost
Le nom est attesté sous les formes Beyno au XIIe siècle, Beynoz en 1225, Bayno au XVIe siècle, avant de prendre sa forme actuelle à la Révolution française. Il proviendrait du nom de personne gaulois Baginos (de *bago : hêtre) avec un suffixe ligure -oscum, ou du nom de personne roman Bagiennus.
Patrimoine religieux à Beynost
La première église Saint-Julien, de construction romane antérieure au XIIe siècle, dépendait originellement de l’abbaye de l’Île-Barbe, tutelle confirmée par le pape en 1183 et maintenue jusqu’en 1769. Elle cessa d’être un lieu de culte le 28 juin 1908 et fut transformée en salle des fêtes par l’architecte Barthélémy Delorme. Une seconde église Saint-Julien, financée grâce au legs de la paroissienne Catherine Meillard, fut construite par le même architecte et inaugurée le 28 juin 1908 en présence de monseigneur Labeuche, évêque de Belley. Une chapelle Saint-Pierre, dont il ne reste aujourd’hui qu’une plaque commémorative, aurait existé dans le quartier éponyme avant d’être vendue en 1790.