Vittel

Histoire de Vittel

Vittel est une commune de Vosges, en Grand Est, qui compte 4 793 habitants. Le nom de la localité est attesté sous les formes In pasturis Vitelli (1195); Vitel (XIe ou XIIe siècle); Apud Vytel villam (1218); De Witello (1250); Vittel (1256); Viltel (1295); Vitels (1299); Vitelz (1298); Viteil (1335); Viteilz (XIVe siècle); « On ban Saint Piere de Viteil » (1335); De Vitello Sancti Remigii (1402); De Sancto Privato de Vitello (1402).
La forme de 1195 signifie « Dans les pâturages des veaux ». Les noms d’animaux sont en général d’anciens sobriquets promus à la dignité de patronymes.

Vittel était partagée en deux sections par le Petit Vair. Sur la rive gauche était le Grand-Ban et sur la rive droite, le Petit-Ban, au duc de Lorraine. Ainsi, bien que compact, le village avait deux justices et deux paroisses. Le Grand-Ban avait pour patron saint Remi, fêté le octobre, et le Petit-Ban, saint Privat, honoré le 21 août. Pour couper court aux querelles, l’évêque de Toul accorda, en 1734, deux fêtes patronales à Vittel. La Révolution mit fin à cette division en faisant de Vittel un chef-lieu de canton.

Vittel absorbe, entre 1790 et 1794, l’ancienne commune, La Malmaison, attesté sous les formes La Malemaison (1480); La grange de la Malmaison (1664); La petite Mal-Maison ou Maison-Rouge, cense séparée du château de la Mal-Maison par un ruisseau… (1779); Basse Malmaison, Haute Malmaison (XVIIIe siècle). Station thermale fréquentée par les Romains, elle n’est exploitée à l’époque contemporaine qu’à partir de 1854. La commune de Vittel voit son destin irrémédiablement lié au thermalisme dès 1854 lorsqu’une fontaine fut achetée par un curiste originaire de Rodez, Louis Bouloumié, avocat convaincu par les bienfaits de l’eau de Vittel. L’eau issue de la fontaine de Gérémoy, du nom du territoire où elle est située, soignera officiellement dès 1855 la goutte, la gravelle, le diabète, la vessie et les voies urinaires. L’établissement thermal autorisé par le gouvernement sera la première pierre d’un grand édifice que formera rapidement la station thermale de Vittel. Du au, un camp d’internement dénommé « camp d’accueil », le Camp d’internement de Vittel, fut instauré par l’occupant allemand dans le parc thermal.

Il rassembla environ deux mille femmes britanniques, canadiennes puis américaines destinées à servir de monnaie d’échange. En janvier 1943 s’y ajoutèrent trois cents juifs venus de Drancy, d’URSS et de Pologne. Parmi les internés venus du ghetto de Varsovie figurait Mary Berg. Elle fut échangée contre des prisonniers allemands et partit pour les États-Unis où elle arriva le 16 mars 1944. Elle y décrit un camp destiné à rassurer la Croix-Rouge, où les conditions étaient donc bonnes. Parmi les autres internés, Sofka Skipwith, et Hillel Seidman.

Madeleine Steinberg, internée britannique, parle également du camp de Vittel dans ses mémoires, Les Camps de Besançon et de Vittel. Parmi les internés figuraient aussi le poète yiddish Ytshak Katzenelson et son fils Zvi, déportés le 29 avril 1944 à Auschwitz, et gazés dès leur arrivée, le mai 1944, comme le furent presque tous les internés polonais. Katzenelson avait eu le temps d’enterrer son poème Le Chant du peuple juif assassiné, écrit à Vittel. Édouard Herriot fut interné à la villa Suzanne du 12 avril au 2 août 1943. La ville fut libérée par la division Leclerc le 12 septembre 1944.

Patrimoine religieux

La maison du patrimoine permet de se documenter sur l’histoire de Vittel et notamment sur son histoire thermale. L’ensemble des constructions thermales ont été inscrites aux monuments historiques en 1990.

Informations Clés

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Population

4.793 habitants

Région

Grand Est

Département

Vosges
(88)

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