Verneuil-en-Halatte
Histoire de Verneuil-en-Halatte
Verneuil-en-Halatte est une commune de Oise, en Hauts-de-France, qui compte 4 734 habitants. Le nom de la localité est attesté sous les formes de Vernillo ; apud Vernolium (vers 1107); de Vernolio (vers 1107); de Vernoliis (1145); Vernolia (vers 1200); inter Silvanectum et Vernoil (1214); de portu de vernolio (1228); Petrus de pratis de vernolio (1237); Vernogilum (1240); Vernoïlum (1240); Vernonum (1260); de Vernüel (1263); Verneuilg (1317); Verneulg (1317); Vergneil (1325); Verneul sur la riviere doise (vers 1380); Verneul (1385); Vernueil ; Vernol ; Vernueilg sur la riviere doise ; de Vernueilg (1404); Verneul sur Oyse (1451); Verneuil sur Oyse (1494); Vernueil sur oise (1503); Verneul sur Oise (1526); Verneuf (vers 1530); Verneul sur Oize (vers 1530); Verneuil (1667); Verneuil sur Oize (1679); Verneuf alias Verneuil ; chateau de Verneule (1692); Verneüil sur Oise (1705); Verneüille (1734); Verneuil-sur-Oise ; Verneuil-en-Halatte (1956).
Verneuil s’explique à partir de deux mots gaulois: le terme *uerno- « marécage, aulne » resté dans les termes dialectaux ‘ et ‘, sortes d’aulnes et *ialon, latinisé en -ialum, et qui signifie initialement « espace découvert par un défrichement », « essart », et qui a donné les finales -ueil / -euil en langue d’oïl en langue d’oc signifiant la « clairière, le lieu défriché » et finalement, le « village ».
Halatte, du nom de la forêt d’Halatte qui couvre en grande partie le territoire. La forêt d’Halatte, appelée plus rarement forêt de Pont-Sainte-Maxence, est une forêt domaniale des Hauts-de-France, située dans le département de l’Oise, proche de Pont-Sainte-Maxence et de Senlis.
Le site fut occupé depuis l’époque gallo-romaine, comme l’attestent les restes de la villa dite « de Bufosse ». Ce fut ensuite une seigneurie, appartenant au comte de Saint-Pol, qui l’obtint de Philippe-Auguste. Le château fut commandé par le seigneur de Verneuil, au milieu. Faute d’argent, celui-ci dut se résoudre à vendre le chantier à Jacques de Savoie-Nemours qui mourut sans pouvoir l’achever.
Sa veuve, Anne d’Este, vendit le château à qui l’offrit à sa maîtresse, Catherine de Balzac d’Entragues, en érigeant la terre en marquisat. l’érigea en duché-pairie en 1652 pour Henri de Bourbon-Verneuil, le fils naturel de et de la marquise, qui mourut sans postérité en 1682. En 1705, les princes de Condé achetèrent le château qu’ils firent démolir en 1734 car il « faisait de l’ombre » au château de Chantilly. D’année en année, la végétation luxuriante recouvrit les ruines et l’édifice disparut.
Le 18 février 1951, la passerelle Jean-Biondi (en mémoire du maire de Creil), enjambant l’Oise et reliant Verneuil-en-Halatte à Villers-Saint-Paul est inaugurée en présence du préfet de l’Oise, Maurice Cuttoli, du sous-préfet de Senlis, des maires des deux communes et plusieurs autres élus. En 1987, la commune se résout à sauver ce qu’il reste du château en confiant le site au club du Vieux Manoir qui mobilise des jeunes pour sauvegarder ce monument. Depuis, on retrouve peu à peu la dépouille d’une splendeur déchue. Il ne reste aujourd’hui que les soubassements du château.
Patrimoine religieux
L’ oppidum de Verneuil-en-Halatte ou Camp romain est situé au lieu-dit « le Tremblay », cavée Louis-Douche (classé Monument historique par arrêté du 4 mai 1950): en 1866, des vases en terre cuite y ont été découverts par des ouvriers, tout à fait par hasard. Cette trouvaille a motivé des fouilles par la suite. Leurs produits sont pour partie exposés au musée d’art et d’archéologie de Senlis.
Verneuil-en-Halatte compte deux monuments historiques classés ou inscrits sur son territoire, et est riche également de monuments non encore protégés officiellement. Le musée se situe place de Piegaro, au centre-ville, près de la mairie. Ouvert en 1987, il prend le nom « musée de la Mémoire des Murs et d’Archéologie » en 1996, avant de devenir récemment le « musée Serge-Ramond » en hommage à son fondateur.