Cruseilles
Histoire de Cruseilles
Cruseilles est une commune de Haute-Savoie, en Auvergne-Rhône-Alpes, qui compte 4 723 habitants. Le nom de la localité est mentionné sous les formes Crusilla au, Crusilli en 1179, Crusilia en 1188, Crusillia en 1282, Crusillia vers 1344, Crusilly et Crusillie jusqu’à la Révolution Française. Ernest Nègre considère que le nom est constitué de crui (« croix »), latin crucem, et du suffixe diminutif -eille, au pluriel (ancien français: crusille), et désignant une « petite croix ». En francoprovençal, le nom de la commune s’écrit Korzlyè (graphie de Conflans) ou Croueselyes (ORB).
La présence de l’homme, dans la région, est attestée avec la découverte d’outils dans les grottes du Salève. L’actuel territoire de Cruseilles connut par la suite les différentes invasions qui sévirent dans toutes les Alpes: les Allobroges vers le, les Romains au, les Burgondes en[443, les Goths en 534, les Francs en 536 et de nouveau les Burgondes en 888. L’histoire de la seigneurie de Cruseilles est liée à l’histoire du comté de Genève. Les premières franchises de Cruseilles sont signées le par Gui de Genève, évêque de Langres, seigneur de Cruseilles, et aux côtés de son frère Robert, évêque de Genève, et de leur petit-neveu, le comte. Elles ont pour principe « tout homme qui vient, qui est ou qui demeure dans la ville de Cruseilles et qui y a fait une libre résidence, est franc. En conséquence, il peut donner et vendre à qui bon lui semble tout ce qu’il a acquis et pourra acquérir ».
En 1801, Cruseilles est attaché au canton de Saint-Julien. Par le traité de Turin signé le, la Savoie est cédée à la France. La population est appelée aux urnes, les Cruseilliens plébiscitent leur « rattachement » à la France (465 inscrits, votants 455, 1 bulletin non et 454 bulletins oui). Le le canton de Cruseilles est formé.
Patrimoine religieux
Créé en 2004, ce jardin paysager privé de est dédié aux rosiers. Il invite à une promenade romantique: une profusion de roses anciennes, en harmonie avec les clématites, borde les allées serpentines agrémentées de pergolas et portiques, jusqu’à la petite mare cachée parmi les vivaces, arbustes à fleurs et rosiers. La chouette de pierre, qui donne son nom au jardin, et ses amis métalliques jalonnent le parcours en apportant une note minérale à l’ensemble. Depuis l’antiquité, plusieurs ponts de pierre furent construits.
Ils assuraient le passage de la voie romaine reliant Genève et l’Italie par le col du Petit Saint Bernard. La route traversait Allonzier, obliquait au hameau « chez Poraz », descendait vers les Usses et remontait au hameau du Noiret. Le premier pont daterait de –25 avant Jésus Christ et aurait été situé au confluent du Nant de Bougy. Sur la rive droite, avait été installée une léproserie avec une chapelle dédiée à sainte Marguerite, léproserie qui fut détruite en 1665.
Le deuxième pont, situé à du pont romain fut construit en 1780 par ordre du roi de Sardaigne, Victor Amédée III. C’était un bel édifice constitué de deux murs parallèles remplis de cailloux, très élevés pour diminuer la pente en direction de Cruseilles. Mais, peu solide, il s’écroula en 1818. Le troisième pont remplaça le précédent.
C’était un simple pont de bois construit provisoirement à en amont. Le pont Charles-Albert fut édifié avec une rapidité étonnante: les travaux commencés le 10 mars 1838 par les entreprises Blanc d’Annecy, Bonnardet de Lyon et Bertin de Paris furent terminés en 1839 (soit en 1 an et 4 mois). Selon la coutume, diverses pièces d’or et d’argent furent noyées dans la maçonnerie lors de la pose de la première pierre.