Mésanger
Histoire de Mésanger
Mésanger est une commune de Loire-Atlantique, en Pays de la Loire, qui compte 4 704 habitants. Le nom de la localité est attesté sous les formes de Mesengeriis en 1104, Mesanger en 1287. Mésanger possède un nom en gallo, la langue d’oïl locale, écrit Mezenjë et prononcé ou. La forme bretonne proposée par l’Office public de la langue bretonne est »’.
D’après Histoire de Mésanger de 1983. En l’an 55, les Romains soumettent l’Armorique. Il existe des traces d’exploitation des carrières de calcaires, datant de cette époque, à la limite de Mésanger. Plusieurs voies romaines ont traversé le territoire actuel de la commune C’est à cette époque que le vieux bourg de Mésangé serait apparu. Les vilains auraient construit leurs habitations à proximité du donjon voisin de la demeure féodale de la Cour des Bois.
Le donjon présentait de larges douves alimentées par le Beusse. Le plus ancien seigneur attesté est un certain Gestin de Mésangé (fin ). Mésangé fut l’une des plus anciennes seigneuries de Bretagne puisqu’elle est datée dans les familles de chevalerie dès le. La famille de Chateaugiron dite de Malestroit, habita le Château de La Cour des Bois du. Jean de Malestroit, né à Mésangé vers le milieu du deviendra évêque de Saint-Brieuc en 1404 puis exécuteur testamentaire du connétable Olivier de Clisson. Peu après, il se rallie aux Montfort et devient Trésorier Général de Bretagne.
En 1419, il est nommé évêque de Nantes. La seigneurie de Mésangé est ensuite transmise aux Coëtquen – une puissante famille bretonne au vu de ses nombreuses seigneuries – en 1519 à la suite du mariage de Françoise de Malestroit avec François de Coëtquen. Le dernier héritier de Malestroit, Jacques de Malestroit, est mort en bas âge. La fille, Gillonne de Coëtquen, épouse Estienne du Halley en 1576. Nouveau nom dans la seigneurie de Mésangé. Il s’éteignit très vite: Gillonne de Coëtquen meurt le, puis sa fille, Rennée du Halley, meurt elle aussi le de la même année.
Jacques de Raoul, seigneur de la Guibourgère acheta la seigneurie de Mésangé entre 1626 et 1631. Les derniers seigneurs de Mésangé furent Louis-François Camus de Pontcarré et Louis-Jean Camus de la Guibourgère. Le premier émigra pendant la révolution, l’autre périt sur l’échafaud le. La juridiction s’étendait sur d’autres seigneuries de Mésangé, particulièrement nombreuses: la Quétraye, la Rigaudière, le Pas Nantais, la Hardière, les Salles, la Roche. À l’époque de la Révolution, les nobles n’avaient plus une grande autorité sur Mésangé. La fin des privilèges de la noblesse fut donc accueillie naturellement par les habitants.
En revanche, en 1793, dans un climat déjà tendu, la nouvelle loi sur la conscription et ses tirages au sort provoqua la fronde. Environ se réunirent à Mésangé le, pour faire front aux patriotes de la Garde nationale. C’est le début des années de terreur et d’affrontements sanglants entre Chouans et Républicains (voir Chouannerie). À la fin du, les conseillers municipaux font l’objet de menaces, le conseiller Julien Macé sera assassiné le. Il est fort possible que Mésangé soit restée sans administration claire durant cette période de troubles. Mésangé est rattachée au canton d’Ancenis – La commune faisait partie du canton de Ligné – à la suite de la demande de celle-ci.
Les Allemands entrent pour la première fois à Mésanger le en fin de matinée. L’église est alors réquisitionnée pour y installer des prisonniers. Les troupes allemandes occupèrent aussi le château de la Quêtraye en prenant bien soin de vandaliser le mobilier au passage. La kommandantur s’installa à l’école communale. Les FFI (Forces Françaises de l’Intérieur) libèrent Ancenis dont ils prennent d’assaut la caserne Rohan. Plusieurs familles de Mésanger y furent mêlées, soit parce qu’un membre a directement participé ou bien parce qu’elles ont hébergé des résistants.
.Patrimoine religieux
L’allée des chênes qui part de l’église Saint-Pierre pour rejoindre le manoir de la Quétraye. Les plus vieux de ses chênes dépassent les.