Sadirac

Histoire de Sadirac

Sadirac est une commune de Gironde, en Nouvelle-Aquitaine, qui compte 4 687 habitants. Origine du nom Sadirac: les noms en ac sont d’origine celtique (a-Kos). Ce suffixe a pu être latinisé du en acum. Le préfixe lui serait romain et affirme une notion d’appartenance qui peut venir d’un Romain, Satirus.

Étymologiquement, le nom peut être Saliriacus. Certaines autres hypothèses font valoir une origine venant de l’ancien français Sade (agréable). En gascon, la graphie du nom de la commune de Sadirac est identique.

Depuis l’Antiquité, Sadirac connaît le savoir-faire potier. Ce savoir-faire a fait sa renommée et sa puissance au-delà des frontières de l’Aquitaine et de France et jusqu’en Angleterre et dans les Antilles. Au, l’industrie potière sadiracaise atteint son apogée, le port de Bordeaux exporte aux Antilles cette poterie pour transporter de la canne à sucre et la stocker (pains de canne à sucre), à cette époque la commune de Sadirac abritait au moins 1 potier dans chaque famille. Plusieurs entreprises de poterie prospèrent jusque dans les années 50-60 et ferment dans les années 80. Aujourd’hui, le musée de la poterie raconte cette histoire, avec une collection d’objets issues de fouilles archéologiques effectuées sur la commune. Deux dynasties régnaient sur Sadirac: les Laurian et les Sadirac qui, toutes deux, s’éteignirent et laissèrent au comte de Tustal la direction de la commune.

Ces dynasties vendirent ou donnèrent à la puissante abbaye de La Sauve-Majeure des terres situées sur la commune. Les rois britanniques étendent leur influence sur le territoire aquitain. En Entre-deux-mers les seigneurs sadiracais (dynasties des Sadirac et Laurian et celle du Comte de Tustal) s’allient à ladite abbaye afin de contrer les prétentions et la puissance de la bastide de Créon voulue par le roi d’Angleterre Edouard II aussi duc d’Aquitaine. En 1315, le roi-duc demande à son sénéchal d’Aquitaine (Guyenne) Amaury III de Craon -qui est aussi sénéchal d’Anjou pour le compte du roi de France- de créer la prévôté de Créon. Cette bastide représente le roi anglais dans la région de l’Entre-deux-mers et permet détendre son influence. Il s’attire donc les foudres de l’Église et des seigneurs Sadiracais qui se méfient du roi.

Afin d’éviter une révolte, la bastide est très petite et n’empiète pas sur les voisins sadiracais et sauvois mais le marché de Créon devient important et est encore actuel aujourd’hui. Cependant, Sadirac n’a pas perdu de son influence et devien Le premier personnage à porter le nom de « Sadirac » apparaît, entre 1106 et 1119, il s’agit d’Arnaldus Raimundi de Sadirac -(17). Il donne à l’Abbaye de la Sauve-Majeure une portion de terre située à Labatut, nom qui rappelle sans doute l’emplacement d’un bois abattu; Arnaud de Sadirac apparaît à nouveau en 1111 dans une donation en faveur de l’abbaye Sainte-Croix de Bordeaux.

Ce personnage a eu plusieurs enfants dont une fille, son gendre était prénommé Raymond. Un de ses héritiers portait le même prénom que lui puisqu’entre 1182 et 1194 un autre Arnaud Raymond de Sadirac cède une terre à l’abbaye de la Sauve Majeure située au lieu-dit Mazères -(18). Ce terme qui s’emploie généralement au pluriel désigne des décombres ou des ruines de bâtiment. On ne remarque pas ce toponyme à Sadirac mais dans la paroisse de Camarsac, à côté du lieu appelé Labatut, concerné par une des donations précédentes. D’autres personnages portant le nom de Sadirac apparaissent dans des actes. L’un d’eux est prêtre, il s’agit de Robert de Sadirac -(19).

Au moment de faire revêtir l’habit religieux à son fils Gaucem, il donne à l’abbaye Sainte-Croix de Bordeaux plusieurs terres et vignes à Sadirac. Un de ses héritiers apparaît dans un acte du dans lequel: « R.Gaucem, fils de feu R.Gaucem de Sadirac, vend à Bertrand De La Roque, prieur de Sadirac, la moitié d’un pré situé à Sadirac, près du clos de feu G, Gaucem » -(20). Dans un acte de 1140-1155, Bertand De Sadirac se donne à l’Abbaye de la Sauve-Majeure. Avec ses frères Oliver et Guillaume Seguin, ils abandonnent, après l’avoir contestée, une terre située dans le casai des moines à Durfort, plus la moitié d’une vigne devant la porte de ce même casai -(21). On retrouve un nommé Guillaume Seguin dans une vente du I -(22). Puis on apprend dans un acte du l -(23) que Bernard Seguin est recteur de l’église de Sadirac; il est à nouveau cité le l -(24)en tant que prêtre de Sadirac.

Ces deux personnages sont peut-être les héritiers de Bertrand de Sadirac ou de ses frères Olivier et Guillaume Seguin. À la fin du, on apprend qu’Arnaud-Raymond de Sadirac a un cousin nommé Raymond de Moncuq. Peu après la donation d’Arnaud de Sadirac, celui-ci donne son alleu au même endroit avec un homme nommé Jean Bazin. Le premier personnage à porter le nom de « Moncuq » apparaît dans un acte daté entre 1140 et 1155: «Arnaud de Moncuq cède à l’abbaye de la Sauve-Majeure une terre située au lieu appelé Durfort » -(25). La famille de Moncuq a laissé son nom au fief qu’elle possédait à Sadirac. En effet, le Bertrand De La Roque achète le ténement de Mont-Cuc.

Ces trois familles; les Sadirac, les Seguin et les Moncuq semblent étroitement liées et sont installées dans la paroisse de Sadirac depuis la première moitié. Arnaud Raymond de Sadirac, Guillaume Boueu Cler (1429), Joseph Sadirac (1691/92), Jean Le Duc régent (1609) (17)Cartulaire de la Sauve Majeure – Pièce n°307 (1106-1119). (18)Cartulaire de La Sauve Majeure. (21)Cartulaire de La Sauve Majeure Pièce a° 324 (1126-1155). (23)Sainte Croix: H409 Pièce n° 14.

(24)Sainte Croix H1044 Pièce n°23 acte 32. (25)Cartulaire de La Sauve Majeure Pièce n°325 (1140-1155). Durant une partie du et du, Sadirac avait une ligne de chemin de fer qui reliait Bordeaux à Espiet (carrières) pour alimenter les usines ayant besoin de matériaux. Le projet de ligne Bordeaux-La Sauve émerge en 1866. Le voyage inaugural est annoncé au départ de la Sauve. La ligne traversait l’entre-deux-mers par Latresne, Cénac, Sadirac, Créon et la Sauve parmi les plus importantes.

Sur les wagons du train figure la totalité du nom des stations où le train passe. Chacune de ces villes possédait une gare. Ces gares servaient de halte pour les marchandises, on y ajoutait ou on enlevait les marchandises provenant des différentes communes.
La ligne surnommée le train de l’entre-deux-mers était fréquentée par des voyageurs qui pouvaient ainsi se déplacer de ville en ville. Ceci étant un privilège pour l’époque car même à Bordeaux il n’existait pas de lignes régulières partout. L’engouement étant tellement fort que les habitants de Madirac, Saint-Genès-de-Lombaud et Sadirac ont fait une pétition afin de créer une gare intermédiaire entre Sadirac et Créon. Ayant eu gain de cause, la gare nouvellement créée s’appelait « Barrière 74 » au lieu-dit Calamiac à Sadirac.

le trafic voyageur s’effectuait par des trains légers à raison d’une desserte journalière en, et classes. La ligne fut fermée au transport de voyageurs en au moment de l’instauration du régime de Vichy et l’Occupation allemande. Dès lors, l’activité unique sera le transport de marchandises. En 1979, la ligne est arrêtée après la fermeture de la cimenterie d’Espiet. À notre époque, la ligne a été aménagée en piste cyclable appelée Roger Lapébie du nom d’un cycliste originaire de la région. Toute l’année, cette piste est empruntée par des milliers de personnes.

Les gares ont été reconverties en office de tourisme (Créon), en restaurant (Lignan-de-Bordeaux et Espiet), gîte collectif (Citon-Cenac) ou en Maison du patrimoine naturel à Sadirac. Il y a aujourd’hui à Sadirac une quinzaine de châteaux dont les plus importants sont le château de Tustal et le château du Grand Verdus. Le riche armateur Bernard Journu-Aubert achète le château de Tustal en 1791, et commence une exploitation de moutons mérinos qui ne prospère pas. Il devient, sous, comte de Tustal et d’Empire et pair de France. À la même époque, Claude Deschamps, architecte des ponts de pierre de la région (Bordeaux et Libourne entre autres), achète le château Le Grand Verdus; leurs descendants communs sont la famille Le Grix de la Salle. C’est probablement au souvenir des Laurian qu’on doit le nom du gros hameau de Lorient, situé sur la RD671 à 3,5 km de Créon et 4 km de Sadirac.

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Population

4.687 habitants

Région

Nouvelle-Aquitaine

Département

Gironde
(33)

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