Morlaàs

Histoire de Morlaàs

Morlaàs est une commune de Pyrénées-Atlantiques, en Nouvelle-Aquitaine, qui compte 4 360 habitants. Le toponyme Morlaàs apparaît sous les formes Morlas et villa Morlensis (1080 pour les deux formes, cartulaire de Morlaàs), Sancta-Fides de Morlanis (1109), Sancta-Fides et Sanctus-Andreas Morlanenses (1115), Vicaria Morlanensis (1123), Morlaas (, Anciens Fors), Morlars (, charte des boucheries), Morlanum (1270), Castellum Mollans (, Guillaume de Nangis)) et Morlàas (1863, dictionnaire topographique Béarn-Pays basque ou Mourlaàs ». Le toponyme Basacle est mentionné en 1338), et apparaît sous les formes Lo Basagle, le Basadgle et Basadgle (respectivement 1538), et apparaît sous les formes Nostre Done de Berlane (1368, cartulaire d’Ossau, Berlana et l’Hôpital de Berlanne (respectivement 1536 et 1675, réformation de Béarn). Le fief de Baratnau, vassal de la vicomté de Béarn, est mentionné en 1673 (réformation de Béarn).

Du au, Morlaàs a été la résidence des vicomtes de Béarn et capitale du Béarn en place de Lescar détruite. La charte de Morlaàs date de 1101. On y trouvait des couvents de Jacobins et de Cordeliers. La commune faisait partie de l’archidiaconé de Vic-Bilh, qui dépendait de l’évêché de Lescar et dont Lembeye était le chef-lieu au château de la Hourquie (ou la Fourquie, dont la localisation exacte nous est aujourd’hui inconnue) depuis le; le sol morlan eut cours dans tout le Midi de la France pendant tout le Moyen Âge. En 1690, l’atelier monétaire fut transféré à Pau. Les poids et mesures de Morlaàs servaient d’étalons dans tout le Béarn et jusqu’en Soule et Basse-Navarre. Le bailliage de Morlaàs s’étendait aux cantons de En 1790, le canton de Morlaàs s’étendait aux communes du canton actuel, augmentées de Eslourenties-Darré et Limendous de l’actuel canton de Pontacq.

Paul Raymond indique que la commune comptait une commanderie des Hospitaliers, dite de Caubin et Morlaàs: la présence d’une église appartenant à cette commanderie est en effet attestée en 1318 au lieu-dit Berlanne. Plusieurs fois démolie et reconstruite (destruction par les protestants en 1569, ré-érection en 1610, démolition au, nouvelle inauguration en 1902), elle fait toujours l’objet d’un pèlerinage. Les Hospitaliers fondèrent également un hôpital le, plusieurs fois détruit et reconstruit, au sud de Morlaàs-Vielle. Il disparut complètement à la fin. En 1743, Charles de Roquefort de Marquein, commandeur du Lucq, était en procès contre le sieur de Laffitau, curé de Morlaàs, pour la perception des novalles. Le curé eut gain de cause au Parlement de Pau et fit des émules parmi tous ses collègues qui étaient dans le même cas.

Patrimoine religieux

L’église Saint-André, rue Bourg-Neuf, date partiellement de la fin. On y trouve du mobilier, des tableaux, une statue et des objets inscrits à l’inventaire général du patrimoine culturel. L’église Saint-André est contemporaine de l’ancienne maladrerie (l’Espitau Deus Malaus), aujourd’hui disparue et située sur les rives du Luy. L’église romane Sainte-Foy date partiellement. Sa construction fut commencée sous le règne de Centulle V.

Une église appartenant à la commanderie des Hospitaliers de l’ordre de Saint-Jean de Jérusalem est signalée en 1318 au lieu-dit Berlanne. Un premier couvent de Jacobins fut édifié en 1268, au nord du Bourg-Mayou, puis détruit dans un incendie en 1569. Les moines occupèrent alors un nouvel édifice, datant. On peut y voir cinq chapiteaux de colonnes en marbre inscrits à l’inventaire général du patrimoine culturel. Rue Molaàs-Vielle, le couvent de Cordeliers fut fondé avant 1290 par Gaston VII de Béarn.

On trouve rue Bourg-Mayou un temple construit après le rétablissement du culte catholique en Béarn (1620).

Informations Clés

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Population

4.360 habitants

Région

Nouvelle-Aquitaine

Département

Pyrénées-Atlantiques
(64)

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