Bruyères-le-Châtel
Histoire de Bruyères-le-Châtel
Bruyères-le-Châtel est une commune de Essonne, en Île-de-France, qui compte 3 584 habitants. Elle fut citée sous le nom de Brocaria en 670, puis apud Brueras en 1156-57, Brueri castrum en 1204, Bruceti Castellum, Brueriae en 1467, Brières, Bruyère-le-Chastel. La commune fut créée en 1793 sous le nom de Bruyeres et porta provisoirement, au cours de la Révolution française, celui de Bruyères-Libre.
Le nom actuel a été introduit en 1801 dans le Bulletin des lois. Le Châtel est un déterminant dérivant du latin (pluriel de ) désignant un château.
Le nom de Bruyère est assez répandu, et plusieurs seigneurs en ont porté le nom, sans qu’on soit bien certain de l’identité de leur fief. Bruyères-le-Châtel entra dans l’histoire au début. Une croisade va enrichir les barons de Bruyères, une autre manqua de les ruiner.
En 1209, Thomas (dit Pons) de Bruyères décide de partir en croisade en Languedoc contre les Albigeois, à la suite de Simon de Montfort seigneur de Montfort-l’Amaury, accompagné de son beau-frère Guy de Lévis (seigneur de Lévis-Saint-Nom, et depuis de Mirepoix, etc.) et de Pierre de Voisins (sgr de Voisins-le-Bretonneux et depuis de Limoux, etc.), tous parents ou voisins, avec leurs vassaux. Pons se distingue contre les hérétiques, et s’empare l’année suivante du château de Puivert (novembre 1210) et d’une partie du Razès, avec Chalabre, qui lui sera finalement attribuée avec 16 paroisses alentour. Les seigneurs portèrent longtemps les titres de barons de Bruyères, de Chalabre et de Puyvert, et comptèrent parmi les plus importantes familles du Languedoc, auxquelles ils s’allèrent (Lévis-Mirepoix, etc.).
Ils portaient D’or au lion de sable, la queue fourchée et passée en sautoir, qui sont toujours les armes de la commune. Deux siècles plus tard, Guillaume des Bordes, baron de Bruyères par son épouse Marguerite de Bruyères, chambellan de Charles V, Porte-Oriflamme de France (reçu en 1383), participe à la Croisade de Sigismond de Hongrie, conduite par Jean de Nevers, futur Jean sans Peur, avec les maréchaux Jehan de Vienne et Boucicault, mais ils sont écrasés par Bajazet à la bataille de Nicopolis (16 septembre 1396), où Guillaume fut tué, et à l’issue de laquelle son fils unique Jean des Bordes fut fait prisonnier.
Patrimoine religieux
il existait trois fontaines d’une eau particulièrement pure sur la commune. Deux lavoirs existent toujours: celui de la Fontaine-Bouillant était équipé d’une pompe élévatrice, vidé et curé tous les mois au et celui de la Fontaine-Beurlin était alimenté par ces eaux.