Varangéville

Histoire de Varangéville

Varangéville est une commune de Meurthe-et-Moselle, en Grand Est, qui compte 3 578 habitants. Le nom de la localité est attesté sous les formes Warengesi villa [in pago Calvomontense] (770), Vuarengisivilla (910), Pagus Varengisi villæ (968), Warigis villa (960-984), Waregevilla (1197), Varengevilla (1234), Waringi villa , Warempgeyvile (1248), Warangievile (1275), Waurengeuville (1279), Waringisi villa (1296), Warengevile (1301), La Grande et la Petite Wairengeville (1385), Warengevilla (1402), Warengeville (1522), Warangéville (1525), Warrengeville (1526), Les Warrengevilles (1557), La Grande et la Petite Varangéville (1633), La Basse et la Haute Varangéville (1712). Il s’agit d’une formation toponymique médiévale en -ville au sens ancien de « domaine rural ». Le premier élément Varangé- représente vraisemblablement un anthroponyme selon le cas général.

Albert Dauzat propose le nom de personne germanique Warengar que l’on retrouverait dans Varengeville-sur-Mer (Seine-Maritime, Warengervilla 1192) et Saint-Pierre-de-Varengeville (Seine-Maritime, Warengiervillam ), dont Albert Dauzat n’avait vraisemblablement pas connaissance. Il s’accorde avec les mentions anciennes du type Warengisi / Waringisi (avec la désinence latine -i du génitif des masculins en -us), ainsi qu’avec la forme moderne Varengéville dont le -é- représente la trace d’un ancien [s]. Varangéville se prononce Ouerginville ou [http://cherbe.free.fr/canevas/sobriquets.html Vargenville] en lorrain roman.

Ces formes proviendraient d’un schéma d’évolution phonétique par métathèses, fréquentes en linguistique, tandis que la forme administrative résulte de la fixation d’un état de langue antérieur.

Les résultats de fouilles archéologiques réalisées dans la première moitié du à proximité immédiate du cimetière de Varangéville laissent penser qu’une coutume romaine de bornage s’est poursuivie longtemps à cet endroit. Source: https://www.saintnicolasenlorraine.com/_media/publisher-eglise-varangeville.pdf En 1943, un cimetière mérovingien connu de longue date fut fouillé. Il est situé au lieu-dit le haut de Châtel. On y a trouvé dont l’origine s’échelonne entre l’an 600 de notre ère et le VIIIe siècle. Le très faible nombre de tombes féminines fait penser à un cimetière militaire. Le rapport de fouilles décrit avec moult détails les objets funéraires. Lors de la création du prieuré qui est à l’origine de la ville de Varangéville, une seigneurie du nom de Chaumont fut jointe à la donation du domaine rural.

On ne sait pas si Chaumont est le nom originel de la communauté villageoise ou s’il s’agissait d’un village voisin? À la fin du, les moines de Gorze fondent un prieuré de bénédictins qui aidera au développement de la ville. En fait, c’est la donation à l’abbaye de Gorze d’un vaste domaine rural avec ses appendices et ses droits de seigneurie qui fut à l’origine de l’église et du prieuré lui-même. Le nom de Varangéville apparaît pour la première fois dans un document daté de 770. Il s’agit du cartulaire de Gorze dans lequel Angilran, évêque de Metz, donne à l’abbaye un vaste domaine à Varangéville. Ce n’est qu’en 849 que les chartes mentionnent la cellula de Varangéville. Pendant tout le Moyen Âge, l’histoire de Varangéville se confond avec celle du prieuré. Les abbés qui se succédèrent à la direction du prieuré régnèrent en seigneurs sur Varangéville.

Ce sont eux qui créaient les maires et les officiers de justice. Ils avaient le monopole sur la fiscalité, sur le temporel et sur le spirituel. Leur pouvoir s’étendait bien au-delà de Varangéville comme il est indiqué dans les paragraphes suivants. Entre 1052 et 1070, les habitants de Varangéville sont en révolte contre Udon évêque de Toul. Ils refusent de se soumettre à ce prélat, étant déjà sous la tutelle de l’abbé de Gorze. En juillet 1057, Udon porte une sentence en synode à Trêves contre les habitants de Varangéville. Une assemblée des évêques se tint alors à Toul. Elle contraignit les rebelles par censure à se soumettre à la juridiction de l’évêque.

En 1203, Pierre abbé de Gorze donne à l’abbaye de Clairlieu ce qui lui avait été donné par Frédéric, chevalier de Blehors. L’abbé de Gorze se réserve cependant pour lui et pour son église de Varangéville (Varengesvilla), l’usage du bois de maronage et de chauffage dans les forêts de Blehors. En 1313, Ferry IV donna au prieuré de Varengéville 14 livrées de terre pour le dédommager de la destruction des moulins de Varangéville que le duc avait ordonné pour le préjudice qu’ils causaient à la saline de Rosières. En 1366, le prieuré est réduit à une grande misère à la suite de la mauvaise conduite du dernier prieur, Thiébaut de Ville. Son successeur Nicolas de Petite-Pierre le fit réparer. Le 4 janvier 1477, avant la bataille décisive contre Charles le Téméraire, René II passe ses troupes en revue entre Varangéville et Saint-Nicolas. Le 15 janvier 1498, René II permet au prieur de Varangéville de construire un moulin sur la Meurthe. En 1589, le district nommé «haut conduit de Drouville» s’étend de Serres à Varangéville.

L’article 53 du traité de Paris du 21 janvier 1718 qui concerne la liberté de commerce et de communication réciproques entre la Lorraine et la généralité de Metz fait encore référence au haut-conduit de Drouville mais il n’apparaît plus comme district. Varangéville est alors rattaché au haut-conduit de Nancy. La pratique fiscale a également changée. Seuls les passages de marchandises d’un État à un autre sont taxées. Les États concernés sont aussi les évêchés annexés par la France. Lorsqu’une marchandise passait de Varangéville dans la commune voisine de Buissoncourt, ancienne généralité Metz, le transport était soumis à la foraine, une sorte de droit de douane, jusqu’en 1790 comme décrit dans le cahier de doléances de Buissoncourt. à Dombasle-sur-Meurthe exploitée à partir de 1910 par la Compagnie des tramways suburbains puis, de 1919 à 1949, par la Compagnie générale française de tramways.|alt=En 1853, Henri Lepage cite les écarts de Maison-du-canal, Maison-Coleur et Maison-Puny. Le même auteur indique que le moulin d’Alba appartenait au prieuré de Varangéville.

L’effondrement avait pour origine l’utilisation mal maîtrisée de l’eau comme moyen de havage. Cette technique a été abandonnée à la suite de cet événement. Le jeudi 26 avril 1916, une pièce d’artillerie allemande à longue portée tire sur Varangéville. Il s’agit probablement du « gros Max » installé à Hampont. De 1927 à 1984, Varangéville était traversée par le TP Max, transporteur par câble aérien qui acheminait du calcaire depuis les carrières de Maxéville jusqu’à l’usine Solvay de Dombasle-sur-Meurthe. Le site aurait été à l’origine un hôpital de lépreux. Plus tard, le lieu-dit s’appelle Le haut de Metz. Il est alors sur le ban de la petite Varangéville, En 1542, Nicolas Hanzelin lieutenant du receveur général de Lorraine et Mariette sa femme y construisent une chapelle.

Elle deviendra plus tard la ferme de Lorette. Elle était située près de l’actuelle station d’épuration. On la retrouve en 1712 où elle est mentionnée comme oratoire de Notre-Dame de Lorette?

Patrimoine religieux

Henri Lepage signale une voie romaine de second ordre qui passerait au Léomont près de Lunéville, arriverait sur les hauteurs de Varangéville et continuerait en direction de Scarponne. Cette information se recoupe avec le chemin de Metz à Lenoncourt et l’ancien lieu-dit le haut-de-Metz près de Lorette. Source: https://www.saintnicolasenlorraine.com/_media/publisher-eglise-varangeville.pdf (page8).

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Population

3.578 habitants

Région

Grand Est

Département

Meurthe-et-Moselle
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