Bourcefranc-le-Chapus

Histoire de Bourcefranc-le-Chapus

Bourcefranc-le-Chapus est une commune de Charente-Maritime, en Nouvelle-Aquitaine, qui compte 3 541 habitants. Le nom de Bourcefranc provient de l’expression typiquement médiévale bourg franc, qui désigne un bourg bénéficiant d’une exonération de taxes accordée par un seigneur. Ce privilège est apparu lors de la création du « bourg franc », dans le courant du Moyen Âge, en raison également de sa position sur la petite butte dominant les marais environnant la presqu’île. Quant au petit site portuaire dénommé le Chapus, il précède la création de Bourcefranc, le chef-lieu de la commune.

Son toponyme viendrait du latin caput signifiant tête. Ce n’est que depuis 1970 que la commune est dénommée Bourcefranc-le-Chapus.

Ce n’est qu’à partir du que Bourcefranc est devenue une commune à part entière appartenant jusqu’à cette date à la commune de Marennes. Son premier maire, Léon Oriou, administra la commune jusqu’en 1935. C’est lui qui inaugura l’Hôtel de ville construit en 1930 au milieu du chef-lieu de la commune. Toute l’histoire de Bourcefranc est étroitement liée à sa grande voisine, Marennes. Bourcefranc fut érigée en bourg franc à l’époque des grands défrichements médiévaux après que la paroisse de Marennes fut cédée en donation à l’Abbaye-aux-Dames de Saintes en 1047. Dans la seconde moitié du, les terres hautes et calcaires de cette partie de la presqu’île de Marennes, où passait l’antique voie romaine qui aboutissait au Chapus, furent mises en valeur.

Un village agricole se forma grâce aux privilèges accordés par les abbesses de Saintes. Celles-ci avaient besoin de main d’œuvre pour défricher la paroisse de Marennes qui était entièrement couverte de forêt au début. À l’époque gallo-romaine, la pointe du Chapus abritait un village de pêcheurs et probablement de sauniers. Ce cap était l’aboutissement de l’antique voie romaine le long de laquelle, à l’époque médiévale, l’abbaye de Saintes posséda de très nombreux fiefs entre Saintes et Marennes. À l’époque médiévale, il joua le rôle d’embarcadère pour l’île d’Oléron, de port de pêche et surtout de port du sel. Il fut tardivement fortifié pour y abriter une citadelle à la fin du, le fort Louvois, quand l’arsenal militaire de Rochefort fut établi à partir de 1666.

Au site du Chapus, le restaurant Le Terminus – qui rappelle l’ancienne implantation de la gare du Chapus en 1888 – et les quelques maisons qui subsistent encore à la pointe étaient pendant le des baraques construites pour loger des ingénieurs, des inspecteurs, des entrepreneurs et des ouvriers, pour la construction du Fort Louvois. Une chapelle et un cimetière y furent implantés. Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, Le Chapus fut choisi pour l’emplacement d’un embarcadère moderne, avec un quai d’accostage et une estacade longue de 650 m, construit en 1938 afin d’assurer les liaisons par bacs avec l’île d’Oléron. Lorsque le pont de l’île d’Oléron fut construit et mis en service en 1966, l’embarcadère devint obsolète et les liaisons par bacs pour l’île d’Oléron abandonnées. L’accès aux piétons de l’estacade fut interdit en 2004 et le site est devenu un gigantesque collecteur pour l’élevage des huîtres contribuant à faire du Chapus un des tout premiers ports ostréicoles de France. Des projets de réhabilitation se font jour.

Mais c’est également un port de voyageurs dont les croisières touristiques sont assurées en période estivale par des vedettes sur le Pertuis d’Antioche en direction de l’île d’Aix, de fort Boyard et de La Rochelle. et sa chaussée d’accès, reçoit plus de visiteurs chaque année. Situé entre l’île d’Oléron à l’Ouest et le continent à l’Est, face au petit port de pêche et ostréicole du Chapus, ce monument historique est l’un des plus visités du littoral charentais recevant plus de chaque année. Il est accessible par une chaussée découverte à chaque marée basse, n’étant situé qu’à du rivage, sinon par bateau lors des marées hautes. Construit en 1691 sous le règne de Louis XIV pour défendre les pertuis charentais — pertuis d’Antioche et surtout le pertuis de Maumusson — contre les incursions de navires ennemis, il faisait partie de la Ceinture de feu afin de protéger l’arsenal militaire et maritime de Rochefort. Depuis 1972, il abrite également sur plusieurs niveaux le Musée de l’huître et est doté d’un intéressant plan relief du littoral charentais et de l’île d’Oléron.

Après la création de la commune de Bourcefranc le par distraction de celle de Marennes, la ville a fait édifier un bel hôtel de ville qui a été inauguré par son premier maire, monsieur Léon Oriou, en 1930. Depuis 1970, elle se dénomme officiellement Bourcefranc-le-Chapus. Bourcefranc demeure le chef-lieu administratif de la commune avec les services de la mairie et des écoles, tandis que Le Chapus en est le centre économique. Il est l’un des tout premiers ports ostréicoles de France et en même temps un site touristique très prisé. En 2008, la ville a célébré le centenaire de sa création. Situé aux portes même du bourg de Bourcefranc, le moulin de la Plataine qui a été édifié vers 1650 est aujourd’hui la propriété de la commune.

Une association « Les amis du moulin de la Plataine » a terminé sa restauration complète en 2010. Depuis l’été 1966 pour sa mise en service, le pont de l’île d’Oléron relie le continent depuis la commune de Bourcefranc-le-Chapus. Il fut, lors de son inauguration, le plus long pont de France et, ce, jusqu’en 1988, année où il fut détrôné par le pont de l’île de Ré, maintenant le plus long viaduc de France à relier une île au continent. Le pont de l’île d’Oléron fut également le premier pont à être construit pour relier une île. Son passage est gratuit et sa gestion est assurée par le conseil général de la Charente-Maritime.

Patrimoine religieux

Au, grâce aux échanges accrus avec l’île d’Oléron, les villages de la Pointe, Nodes, la Garde, Sainceaudiére, Chatain, le Chapus prennent une nouvelle importance mais sont encore dépourvus d’une église ou d’un temple. De passage vers Oléron, Madame de Maintenon aurait souhaité faire dévotions. Informée de l’absence d’un lieu de culte dans ces villages de la Pointe, elle aurait adressé un don dès son retour à Paris, décidant le roi Louis XIV à la construction de l’église Saint Louis en 1687. L’édifice est composé d’une nef unique, d’un transept peu saillant et d’un chevet en hémicycle.

Elle ouvre aux fidèles en 1694. La chapelle est d’abord desservie par les moines Récollets de Marennes, puis par un curé qui devient titulaire après 1856. L’église Saint-Louis est une paroisse de marins, en témoignent l’autel de pierre de taille orné d’un vaisseau et d’ancres ainsi que le vitrail de Saint Pierre où figure le fort Louvois. Suspendue en ex-voto à la voûte, une maquette de bateau, le Saint-Louis, a aujourd’hui disparu.

Elle était l’œuvre de Étienne Tétaud, né à Bourcefranc en 1888. Infirme, il faisait des sabots et des maquettes de bateaux. À l’origine, l’église n’avait pas de clocher mais un campanile où sonnait depuis 1694 la cloche de l’ancien temple de Saint-Just. Ce dernier fut détruit en 1685 lors de la Révocation de l’édit de Nantes.

Les registres renseignent sur cet édifice réformé qui mesurait de long et qui était doté d’un campanile. Cette cloche historique, fondue en 1604, est gravée de cette date et d’une inscription Au nom de Dieu, Jehan Favre ma faicte, je suis este faicte pour servir à l’église réformée de Saint Just

Informations Clés

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Population

3.541 habitants

Région

Nouvelle-Aquitaine

Département

Charente-Maritime
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