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Bourcefranc-le-Chapus

Charente-Maritime · Nouvelle-Aquitaine

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La commune et son patrimoine religieux

Histoire de Bourcefranc-le-Chapus

Bourcefranc-le-Chapus, commune de Charente-Maritime en Nouvelle-Aquitaine, compte 3 541 habitants. Le territoire n'est devenu une commune à part entière que le 23 mars 1908, après avoir appartenu jusqu'à cette date à la commune de Marennes. Son premier maire, Léon Oriou, administra la commune jusqu'en 1935 et inaugura en 1930 l'Hôtel de ville construit au milieu du chef-lieu. Bourcefranc fut érigée en bourg franc à l'époque des grands défrichements médiévaux, après que la paroisse de Marennes fut cédée en donation à l'Abbaye-aux-Dames de Saintes en 1047. Dans la seconde moitié du XIe siècle, les terres hautes et calcaires de cette partie de la presqu'île de Marennes furent mises en valeur, et un village agricole se forma grâce aux privilèges accordés par les abbesses de Saintes, qui avaient besoin de main d'œuvre pour défricher la paroisse alors entièrement couverte de forêt. Depuis 1970, la commune se dénomme officiellement Bourcefranc-le-Chapus.

Toponymie de Bourcefranc-le-Chapus

Le nom de Bourcefranc provient de l'expression typiquement médiévale bourg franc, qui désigne un bourg bénéficiant d'une exonération de taxes accordée par un seigneur. Le toponyme du Chapus viendrait du latin caput signifiant tête, en raison de la situation géographique en pointe du lieu, dont l'ancienne appellation latine fut Arx Caputiana, c'est-à-dire la Citadelle du cap.

Patrimoine religieux à Bourcefranc-le-Chapus

L'église Saint-Louis fut construite en 1687 sous Louis XIV, après que Madame de Maintenon, de passage vers Oléron et informée de l'absence de lieu de culte dans les villages de la Pointe, eut adressé un don à son retour à Paris. L'édifice, composé d'une nef unique, d'un transept peu saillant et d'un chevet en hémicycle, ouvrit aux fidèles en 1694. La chapelle fut d'abord desservie par les moines Récollets de Marennes, puis par un curé titulaire après 1856. Paroisse de marins, l'église porte les marques de cette identité : un autel de pierre de taille orné d'un vaisseau et d'ancres, ainsi qu'un vitrail de Saint Pierre où figure le fort Louvois. À l'origine sans clocher, l'édifice abritait un campanile où sonnait depuis 1694 la cloche de l'ancien temple de Saint-Just, détruit en 1685 lors de la Révocation de l'édit de Nantes ; fondue en 1604, cette cloche historique porte l'inscription Au nom de Dieu, Jehan Favre ma faicte, je suis este faicte pour servir à l'église réformée de Saint Just. Le clocher fut édifié en 1957 par l'abbé Paul Bourgeon, prêtre-ouvrier et ostréiculteur, qui vit en 1969 la pose des cloches baptisées Madeleine et Jeanne-Andrée.

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