Saint-Brice-Courcelles

Histoire de Saint-Brice-Courcelles

Saint-Brice-Courcelles est une commune de Marne, en Grand Est, qui compte 3 526 habitants. Saint-Brice-Courcelles est le nom officiel de la commune dont Saint-Brice est le chef-lieu; elle est déjà désignée ainsi en 1804 (ann. Saint-Brice est attesté sous les formes Saint-Bri (commencement du ); Sanctus Bricius juxta Remis (1303-1312); Saint-Bry (1328); Sanctus Brichus juxta Remis (1346); Saint-Bry lez Reims (1384); Saint-Brice (1522); Sainct-Bris (1556); Liberté-sur-Vesle (1793); Montrinqueux [ou plus exactement Monttinqueux (1794); Courcelles-Saint-Brice (1847).
Saint-Brice est un hagiotoponyme.

Courcelles, ancien hameau de Saint-Brice, est attesté sous les formes Curcellæ (vers 850); Courcellæ juxta Remis (1278); Courcelles as Porions (commencement du ); Curcellæ prope Remos (1304); Courcelles (1325); Courcelles delez Reins (1360); Courcelles (1384); Courcelles-lez-Reims (1522); Courcelle (1558).
Le terme Courcelle désigne la fraction démembrée d’un grand domaine. Du pluriel du bas latin corticella, signifiant « petit domaine ».

Courcelle est encore un nom commun en moyen français (Renaissance) qui désigne une « petite cour » ou « un petit jardin ».

Saint-Brice-Courcelles est une localité qui prospéra en développant le maraîchage sur les riches alluvions de la vallée de la Vesle à proximité immédiate de la ville de Reims. La commune est composée initialement de deux établissements avec Saint-Brice en bord de Vesle et un peu plus au nord, Courcelles. Son origine est ancienne car un dolmen de l’époque néolithique a été retrouvé sur son territoire. Les travaux de l’Académie nationale de Reims (1888/vol. 85) évoquent sur le terroir de Courcelles, près du ruisseau des Trois-Fontaines au lieu-dit le Temple ou le Pré-au-Puits; les substructions d’une villa romaine trouvées au mois de avec les fondations de murs, des traces d’un sol en ciment où était enchâssée une mosaïque noire et blanche. Un four de potier a aussi été trouvé sur la commune et datant de la même époque.

Les fouilles archéologiques préalables à la réalisation de la ZAC du Mont-Hermé ont permis de dégager une nécropole mérovingienne avec des cercueils monolithiques en pierre. 24 tombes ont été fouillées avec 44 squelettes. La datation permet de situer cette nécropole. La toponymie du lieu évoque le dieu grec protecteur des voyageurs (son correspondant latin est Mercure). En 1090, la localité apparaît mentionnée sur le nom de Saint-Bri. Le village de Saint-Brice apparaît nommé en 1303: « Perr.

S.Bricii juxta Remis, in qua est succursus Novavilla in Mont Remensi – Patr. capitulum remense » (Travaux de l’Académie nationale de Reims – 1888 Vol. Saint-Brice apparaît alors comme dépendant du chapitre de la cathédrale de Reims et donc des terres de l’archevêque. Vers 1300, la commune est appelée Courcelles-as-Porions, terre sur laquelle on cultive les poireaux, les porions en Picard, preuve de l’activité maraîchère déjà présente sur les riches alluvions de la rivière. Construction du château de la Malle. En 1586, la seigneurie de Courcelles, propriété du chapitre de la cathédrale de Reims est vendue à un noble, René de Bouthier, conseiller du roi, bailli d’Épernay et capitaine de Marchais et Liesse.

Il eut pour femme Agnès Cauchon et mourut en 1622 des suites d’un duel. La seigneurie passe ensuite aux mains de Marie de Bouthier, femme d’Antoine d’Orjeault, écuyer. Près du Moulin d’archevêque, est un château fort dit Le Neuville qui sera démoli en 1539 sur ordre de Gaucher de Châtillon. Les habitants de la localité ne restent pas inactifs et font part en 1788 de leurs doléances au roi Louis XVI et qui sont conservées aux archives départementales de la Marne (n°17B119). Pas moins de quatre pages signées par 22 habitants de la commune. Au cours de la Révolution française, la commune porte provisoirement les noms de Liberté-sur-Vesle et de Montriqueux.

La guerre franco-prussienne oppose, du au , la France et les États allemands coalisés sous l’égide de la Prusse. Ce conflit s’achèvera par la défaite de la France à Sedan et la chute de l’empereur Napoléon III. Le château de Courcelles accueillit en Napoléon III et son état-major. Le général Mac-Mahon et son état-major et le château de la Malle reçut le prince Murat et ses officiers. C’est à Courcelles qu’il fut décidé que l’armée française se dirigerait sur Metz pour délivrer l’armée du général Bazaine. Napoléon III était fait prisonnier, avec plus de hommes à Sedan.

À Paris, la République était proclamée. Napoléon III lorsqu’il installa son quartier général à Courcelles, le logea dans le pavillon Senart. L’Empereur, miné par la maladie, y resta trois jours sans sortir, prenant seul ses repas. C’est dans le salon de cette maison que se décida la funeste marche sur Sedan. À la fin du siècle, la commune comprend outre les ouvriers de la filature Routhier, 13 blanchisseurs de linge et 15 jardiniers-potagers. La commune est partiellement détruite lors de la Première Guerre mondiale.

La commune est décorée de la Croix de guerre 1914-1918 le. Le train 7909, convoi de déportés parti de Compiègne à destination de Dachau, a été stoppé plus de deux heures à Saint-Brice-Courcelles sous une chaleur de. Les habitants du village ont pu apporter un peu d’eau aux déportés qui mouraient de soif. Après la Seconde Guerre mondiale, le maraîchage, activité principale de la commune évolue jusqu’à quasiment disparaître. La commune bénéficia d’une double desserte ferroviaire. Le développement de la commune à partir du et sa transformation progressive sont principalement dus à la création de ces voies ferroviaires.

La ligne ferroviaire Soissons – Reims – Givet emprunte la vallée de la Vesle et la section Reims-Soissons fut ouverte le. Elle dessert notamment les villes Muizon et de Fismes. Cette voie ferrée fut un élément essentiel de l’alimentation du front durant la Première Guerre mondiale avec la gare terminale de Muizon. La gare de Saint-Brice-Courcelles de la ligne Soissons – Givet est désormais désaffectée pour le service des voyageurs. Son bâtiment voyageurs semble être une maison de garde-barrière complétée par une aile construite dans le style adopté par les Chemins de fer de l’Est après 1902. Une plaque commémorative sur sa façade rappelle le passage par Saint-Brice-Courcelles d’un train de la mort à destination du camp de concentration de Dachau et le fait que les résidents de Saint-Brice-Courcelles ont bravé les ordres pour apporter de l’eau et quelques vivres aux déportés dans des conditions caniculaires telles que près du quart des déportés de ce train étaient morts à l’arrivée.

La création de la ligne du CBR Reims-Soissons/Rethel via Cormicy en 1897 permis le développement des industries à l’est de Reims. En 1952, la voie métrique fut normalisée et permis la poursuite de la desserte des activités industrielles riveraines et fut alors gérée comme embranchement industriel. Le canal fut aussi un atout important du développement industriel de la commune. Il faut aussi noter que la commune est riveraine du canal de l’Aisne à la Marne de type Freycinet et qui a été mis en service en 1866. Les accès autoroutiers vinrent conforter ce développement dans la dernière partie. L’activité industrielle autour de quatre pôles en sus des entreprises textiles qui s’installent sur la commune dès le début.

Le site de l’ancienne usine textile est aujourd’hui occupé par l’entreprise de transports Durand. -Maître.|alt= La verrerie VMC devant laquelle fut assassiné Pierre Maître lors des grèves de 1977. L’entreprise était alors dirigée par Maurice Papon (1910-2007) ancien ministre et ancien Préfet de police condamné pour complicité pour crimes contre l’humanité en 1998. Les Verreries Mécaniques Champenoises furent créées en 1911 par Arthur Papon.

Elle fut équipée de plusieurs fours dont le dernier date de 1985. La verrerie comptait 1650 ouvriers en 1983, 1280 en 1985 et 830 en 1991. Elle était spécialisée dans la fabrication notamment des bocaux Le Parfait. Le développement du port Colbert sur le canal à partir du et surtout dans la seconde moitié du s’est effectua sur une partie du territoire communal à l’est du canal. Cette zone est désormais pour une part en reconversion. La totalité de la zone du Port Colbert couvre plus de.

Le canal et la voie ferrée permettent le développement d’une zone d’activités sur Courcelles face à la zone industrielle du port Colbert. La zone artisanale des Chenevières est au Nord de la voie ferrée, entre ladite voie et le hameau de Courcelles. Cette zone ancienne a été prolongée dans le début des années 2000 vers le Nord et le long du canal (rive Ouest) par la zone d’activités des Coïdes et aussi la création de la station d’épuration de l’agglomération rémoise. Cette zone est desservie directement par un échangeur autoroutier. Le développement de l’agglomération rémoise a entraîné notamment la création d’une important zone d’activités industrielles et commerciales à partir des années 1980 en liaison avec le contournement autoroutier entre l’autoroute A 4 et A 26. Cette zone est pour une large part sur le territoire communal de Saint-Brice-Courcelles et accueille notamment un hypermarché et aussi une activité hôtelière et de restauration d’entrée de ville.

Cette zone est directement desservie par l’autoroute.

Informations Clés

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Population

3.526 habitants

Région

Grand Est

Département

Marne
(51)

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