Saint-Didier-en-Velay
Histoire de Saint-Didier-en-Velay
Saint-Didier-en-Velay est une commune de Haute-Loire, en Auvergne-Rhône-Alpes, qui compte 3 480 habitants. Le nom de Saint-Didier-en-Velay conserve la trace de plusieurs éléments toponymiques. Le premier est l’importance de l’église locale dont le saint patron donne la première partie du nom: saint Didier (un débat existe afin de savoir s’il s’agit à l’origine de saint Didier l’évêque de Cahors ou de saint Didier, l’évêque de Vienne). Le second concerne l’installation en Velay de cette terre.
Le terroir de Saint-Didier ne figure pas dans la liste des églises du Velay réalisée au par l’hostier du Monastier Saint-Chaffre.
La commune de Saint-Didier est mentionnée pour la première fois au dans le cartulaire de Chamalières-sur-Loire, sous l’appellation: « Parochia castri de S. Cette appellation souligne le lien important qui existe dès l’origine entre l’église et le château local. Quelques découvertes fortuites plaident en faveur d’une présence ponctuelle de personnes dans ce secteur dès l’époque préhistorique, sans qu’aucun élément structuré n’atteste d’une réelle occupation des lieux à cette époque. Les recherches archéologiques réalisées sur la commune démontrent que l’espace connaît une certaine occupation antique. Il existe plusieurs petites exploitations rurales sur le territoire de cette commune à l’époque gallo-romaine, certaines étant spécialisées dans la production de péjat (goudron de bois) utilisé alors notamment pour enduire les amphores. À partir des premiers temps médiévaux ce secteur connaît un développement significatif.
À la fin du, la paroisse de Saint-Didier ne semble pas rattachée, d’un point spirituel au moins, aux terres vellaves. Saint-Didier devient alors le centre d’une des principales baronnies du Velay (ayant droit d’entrée aux États), et même la plus importante dans la partie orientale de ce territoire. En 1600, le duc de Montpensier la vend à Philibert de Nérestang, qui la fait ériger, avec Aurec (sa résidence) et autres terres, en marquisat de Nérestang (1619). À la mort du dernier marquis (1733), elle est vendue aux Genestet, qui en reprennent le titre. Au XVIe siècle, Saint-Didier est la deuxième ville du Velay au coude à coude avec celle voisine de Monistrol et bien avant la cité d’Yssingeaux. Elle dispose dans la seconde moitié du XVIe siècle d’un jeu de paume, signe de l’importance de la ville.
À partir de cette période et jusqu’à la fin du, la cité de Saint-Didier est réputée pour ses fromages vendus sur un marché spécifique une fois par semaine. Elle est aussi connue pour son carnaval. Le tissage de la soie prend peu à peu le relais de l’activité de travail du cuir. Les tanneries de la Pêchoire installées au Moyen Âge fonctionnent jusqu’au. Au cours de la Convention nationale (1792-1795), la commune, alors appelée Saint-Didier-la-Séauve, porte provisoirement le nom de Mont-Franc. En 1865, une portion du territoire communal a été cédée pour la création de Pont-Salomon, conjointement avec des contributions des communes d’Aurec-sur-Loire et de Saint-Ferréol-d’Auroure.
En 1925, une autre partie du territoire communal a servi à la création de la commune de La Séauve-sur-Semène.
Patrimoine religieux
L’église Saint-Didier, inscrite au titre des monuments historiques par arrêté du, a été bâtie dans le courant du Xe siècle comme l’attestent les résultats des recherches archéologiques menées sur place. La première mention de l’édifice date du début du XIe siècle. L’édifice actuel n’est cependant pas antérieur au XIIe siècle<. Il comprend des parties de diverses périodes avec des agrandissements et des restaurations nombreuses.
La nef date pour sa partie romane du (notamment les chapiteaux historiés). La partie gothique date globalement. Une reprise de la voûte de l’ancien chœur a été réalisée au XVIe siècle, comme l’atteste la présence de quatre blasons sculptés de dames de la famille de La Fressange. Le clocher est une tour carrée surmontée d’une flèche.
Le centre du bourg de Saint-Didier-en-Velay est composé de rues pavées et de bâtiments anciens aux façades en pierres apparentes: la maison Guilhomon , la maison Pradel (vestiges ), la maison La Fayette, la maison Montmorency, l’hôtel particulier de la Fressange et les Halles. Une halle aux grains existe à Saint-Didier au moins depuis le, elle est qualifiée de marché aux grains. C’est au milieu du qu’un nouveau marché couvert vient remplacer et agrandir l’espace jadis occupé par l’ancienne halle médiévale. Les marchés très fréquentés se tenaient sur les places et dans les rues sans abri en cas d’intempéries.
Le premier emplacement choisi est le Pré de la Foire (l’actuelle place Foch). Le projet d’une halle en fer n’a jamais été réalisé. Après les élections municipales de 1878, la nouvelle équipe plus républicaine que la précédente s’engage dans des travaux importants.