Saint-Jeoire

Histoire de Saint-Jeoire

Saint-Jeoire est une commune de Haute-Savoie, en Auvergne-Rhône-Alpes, qui compte 3 431 habitants. Le toponyme de la commune est Saint-Jeoire selon le Code officiel géographique français. Jeoire provient d’une traduction du nom du saint Georges de Lydda, Georgius. Le nom latin est attesté en 1185, puis dans des documents du on trouve Sancto Georio et Sancto Jorio.

La graphie Saint-Joyre apparaît dans un recensement de 1561. La graphie de la commune jusqu’en 1860 est Saint-Jeoire-en-Faucigny. Le nom de la commune était associé au syntagme « -Faucigny », du nom de la province de localisation pour la distinguer de Saint-Jeoire-Prieuré, en Savoie Propre, au sein du duché de Savoie.

En francoprovençal, le nom de la commune s’écrit San Zhro, selon la graphie de Conflans.

Le village mitoyen d’Onnion comporte les traces les plus anciennes d’occupation humaine des deux Savoie, avec des outils datant de -70000 retrouvés dans le massif des Brasses. L’occupation humaine a ensuite cessé du fait de la glaciation, pour ne reprendre que vers -3000: on a pu trouver à Saint-Jeoire des vestiges d’occupation d’hommes de Cro-Magnon, et d’autres objets ultérieurs, notamment de l’âge du fer. Plus tard, aux alentours de l’an mil, des bénédictins s’installeront à l’emplacement du village, où ils élèveront une petite chapelle placée sous le vocable de Saint-Georges, qui donnera son nom au village. Les documents les plus anciens mentionnant l’existence du village datent de 1185, et il y est déjà question d’un seigneur, Ponce de Saint-Jeoire. En 1269, le village est une mitralie (centre de recouvrement des impôts). Noble Vullierme de Saint-Jeoire teste le.

Dans ce document, il est fait mention de la maison forte de la Ravoire, propriété du testateur. Il en est de même en 1349, quand Pierre de Saint-Jeoire teste à son tour dans la cour de sa maison forte: en la grand cour de sa maison forte de la Ravoire. En 1339, un recensement établit sa population à quelque habitants, ce qui en fait l’un des villages les plus peuplés de la région. L’église paroissiale de l’époque est assez ancienne pour qu’on envisage sa réfection en 1318. Durant le, les seigneurs de Saint-Jeoire sont partisans de l’évêque de Genève, et mènent la guerre contre les comtes de Savoie. En 1366, Pierre de Saint-Jeoire et son voisin Hugues de La Fléchère (dont le château de Beauregard domine Saint-Jeoire) participent à la croisade lancée par le comte Vert.

La vie du village est alors essentiellement agricole, et la plupart des familles citées dans les documents de l’époque avaient toujours des représentants vivant dans le village en 2001. Est signée la première lettre patente établissant une franchise pour Saint-Jeoire, permettant la tenue d’un marché le vendredi, et de deux foires annuelles, libérant les transactions entre habitants de toute taxation, et fixant l’élection chaque année de deux syndics et de douze conseillers. La commune a désormais un sceau et peut recevoir de nouveaux bourgeois. Lors de l’occupation du Faucigny par les Bernois, alliés aux Genevois et aux Français vers 1590, la maison forte de la Ravoire est détruite ainsi que celle de Saint-Jeoire et du Turchon, Beauregard étant incendié. À l’été 1618, on rapporte un miracle effectué par saint François de Sales à Saint-Jeoire: alors qu’on ne pouvait offrir à l’évêque assoiffé qu’un vin tourné en vinaigre, celui-ci le transforme en bon vin. En 1651 a lieu au lieu-dit le Turchon un important, c’est-à-dire un glissement de terrain, qui ne cause aucun décès mais occasionne d’importants dégâts matériels.

La Chapelle Notre-Dame-du-Bon-Secours du Turchon y est élevée en 1659. En 1772, le roi Charles-Emmanuel III de Sardaigne octroie aux communes la possibilité de racheter les droits seigneuriaux, ce qui est fait à Saint-Jeoire en 1785: les habitants ne paient donc plus d’impôts aux seigneurs. Pendant la période révolutionnaire, l’année 1795, la municipalité dépendant du département du Mont-Blanc, dans le district de Cluses, est rebaptisée « Ambion ». Pendant l’Empire, elle redevient Saint-Jeoire, au sein du canton de Viuz-en-Sallaz, dans le nouveau département du Léman.

Patrimoine religieux

Le territoire de la commune accueille ou a accueilli plusieurs édifices médiévaux

Informations Clés

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Population

3.431 habitants

Région

Auvergne-Rhône-Alpes

Département

Haute-Savoie
(74)

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