Marines
Histoire de Marines
Marines est une commune de Val-d’Oise, en Île-de-France, qui compte 3 422 habitants. Le nom de la commune provient soit de.
Le nom de la commune proviendrait du nom d’un homme nommé Marinus qui aurait donné au féminin, Marines
On trouve la commune sous le nom de Marinæ en 1164. Le nom de la ville est parfois sujet à la dérision de par sa proximité avec la ville d’Us, certains panneaux routiers indiquant « US MARINES » (en référence au Corps de Marines de l’armée Américaine)
On trouve les premières traces de l’occupation de l’homme au hameau des Hautiers. Marines n’apparait qu’au début du haut Moyen Âge, il n’est qu’un pauvre village qui vit à l’ombre de la localité voisine de Chars, dont la splendeur de l’église Saint-Sulpice reflète encore sa prospérité ancienne. En 1250, Marines ne compte que vingt feux, c’est-à-dire foyers, et le hameau des Hautiers en compte autant, alors que Chars représente trois cent quarante feux. Les premiers habitants s’étaient installés aux Hautiers, sur le plateau du Caillouet, limité au nord-est par l’antique village du Rosnel, au sud par celui des Hautiers, a été défriché vers 1050 par les moines du prieuré Saint-Nicolas du Rosnel (sur l’actuelle commune de Bréançon, prieuré dépendant de l’abbaye Saint-Martin de Pontoise et fondé par Drogon du Rosnel.
Ces moines obtinrent, à la fin du, une partie de la dîme du lieu-dit les Essarts. Les basses pentes du Caillouet sont alors mises en valeur par le captage des sources (Marguerite, Saint-Rémy…) et le drainage des marais (lieu-dit les Glaises) le long des rus de la Lévrière et du Chesnel (aujourd’hui rue des Hautiers). Ce sont ces mêmes moines qui établirent, sur la première ondulation des Hautiers, un très modeste oratoire près du ruisseau de la fontaine Sainte-Marguerite (aujourd’hui tarie) et de la source Saint-Rémy. Lors de la seconde moitié du moyen Âge central, et la première moitié du moyen Âge tardif, la seigneurie de Marines est très puissante.
En 1435, pendant la guerre de Cent Ans, les Anglais détruisent l’église prieuriale qui avait été bénie par Eudes Rigaud en 1256 et ravagent le village. La nouvelle église Saint-Rémi de Marines est érigée entre 1535 et 1562, à l’emplacement de celle brulée par les anglais. Vers 1575, devenu conseiller d’, Adrien II de Brosses (1547-1593) fait construire le château de Marines, composé d’un corps de logis central flanqué de 2 pavillons et recouvert d’ardoises. Le roi séjourne au château de Marines le 10 août et la nuit du 11 août 1589 alors qu’avec son armée, venant de Poissy il veut prendre Clermont.
Patrimoine religieux
La fontaine, place du général Leclerc, date de 1728 et se situait jusqu’en 1832 place du château. Une fontaine presque identique se trouve aujourd’hui sur la place du château (place Ernest-Peyron). Le monument dédié à Alexandre Peyron (1823-1892), place du général Leclerc, a été inauguré par Armand Fallières, président du Sénat et futur président de la République.
Le monument maintient le souvenir de l’amiral natif de Marines, également préfet maritime, ministre de la Marine et sénateur au cours de sa carrière. L’ancien couvent des oratoriens fut construit vers 1618 par Clément Métezeau, architecte des bâtiments du roi, à l’emplacement d’un ancien prieuré. La statue de Jean-Baptiste Cartry, dans la cour de l’hospice, rue de la croix des Vignes, a été érigée au en l’honneur de l’agriculture dont le legs a permis de construire un nouveau bâtiment destiné à accueillir les vieux agriculteurs habitant des fermes isolées.