Morhange
Histoire de Morhange
Morhange est une commune de Moselle, en Grand Est, qui compte 3 377 habitants.
L’endroit comprend un site antique sur la hauteur puis un camp romain. Au Moyen Âge, Morhange appartient à une seigneurie puissante de la maison de Salm puis dépendant du duché de Lorraine. Ancien chef-lieu d’une seigneurie du bailliage d’Allemagne, érigée plus tard en comté. La coutume de Lorraine y était suivie. Morhange était également le chef-lieu d’un archiprêtré de l’archidiaconé de Marsal, qui comprenait 42 paroisses. Le château fort et la ville, dévastés et incendiés aux -, furent reconstruits au pied de la colline.
La bourgade a été occupée par le duc de Lorraine. Ce fut le lieu d’une bataille en 1641. La ville devient française en 1680. Elle est rendue à la Lorraine en 1747, puis confisquée par la France en 1792. Elle fut chef-lieu de district, de 1790 à 1795. À la mort de Jacques de Salm en 1474, elle passe, avec la seigneurie de Puttelange et la moitié du comté de Salm-en-Vosges, dans la famille des Rhingraves.
En 1742 ou 1743, Eléonore-Henriette de Poitiers, veuve de Maximilien Bleickard achète le comté de Morhange qui passe ainsi dans la famille de Helmstadt. Leur fils, Maximilien-Auguste Bleickard, comte d’Helmstatt (1728-1802), épouse en 1747 Henriette-Louise de Montmorency-Laval, cousine de Louis-Joseph de Montmorency-Laval, évêque de Metz de 1760 à 1801. Il est élu député de la noblesse du bailliage de Sarreguemines aux états généraux. Lorsque la Première Guerre mondiale éclate, les hommes de Morhange, sujets de l’empereur Allemand, rejoignent les rangs de l’armée impériale. Dès le début de la guerre, la ville, adossée à des collines fortifiées par des ouvrages militaires légers, acquiert le surnom de « muraille de Morhange ». Les troupes Françaises portent leurs efforts sur la Lorraine Allemande et le sud de l’Alsace.
Les 19 et s’engage la bataille de Morhange. C’est un épisode de la bataille des Frontières. Confrontées aux troupes du prince royal de Bavière, les troupes françaises connaissent un échec retentissant et sont décimées par l’artillerie allemande. Les armées françaises sont contraintes au repli. Au cours de la guerre, beaucoup de jeunes Morhangeois tombent sur le Front de l’Est, mais aussi à l’Ouest, en particulier en France et dans les Flandres. Sujets loyaux du Kaiser, les Mosellans accueillent cependant avec joie la fin des hostilités et la paix, enfin retrouvée.
Mörchingen redevient française après la signature de l’armistice de 1918. Elle est de nouveau appelée Morhange. Les casernes sont alors occupées par une importante garnison française, comptant jusqu’à trois régiments et un commandant de place ayant le grade de général. La Seconde Guerre mondiale et le drame plus tragique de la seconde annexion par le Troisième Reich marquent longtemps les esprits. Une partie de la population est alors expulsée. De plus, les bombardements américains n’épargnent pas les civils.
La commune est libérée le, six mois jour pour jour après le débarquement de Normandie, après de durs combats.