Descartes
Histoire de Descartes
Descartes est une commune de Indre-et-Loire, en Centre-Val de Loire, qui compte 3 294 habitants. Le village, attesté sous la forme latinisée Haiam vers 1155 (désignant un bois ou un champ entouré d’une haie), La Haye puis La Haye en Touraine en hommage au philosophe René Descartes, né dans le village le. Elle est surnommée localement « la ville aux Trois René » (René Descartes, René de Buxeuil, René Boylesve).
Occupé depuis l’époque paléolithique, le territoire de la commune livre régulièrement des silex taillés provenant de la commune voisine du Grand-Pressigny. À la fin du premier millénaire, un château y est construit, dont il ne reste que les soubassements (dans l’actuel jardin public. On ignore s’il s’agissait effectivement d’un château en pierres ou d’une simple motte castrale. Selon l’érudit Jean-Louis Chalmel, sous réserve de confirmation, les premiers sires de La Haye seraient issus d’Adalaud/Adalard et de son fils Garnier de Loches (lui-même père de Roscille, la femme de Foulques le Roux d’Anjou, au ). On trouverait ensuite Sanson (fl. vers l’an mil), mari d’Hameline et père de Renaud , Ascelin et Hervé; André, fl.
vers 1105, serait le fils de Renaud. Apparaît ensuite Cassinotte, aussi vicomtesse de Tours, qui épouse Gosselin/Josselin (ou plutôt Hugues?) de Ste-Maure, puis Jean de Montbazon, fl. 1126: d’où leur fils Hugues, père de Renaud (II) de Montbazon-La Haye et de Barthélemy. Selon cette construction, les sires de La Haye seraient désormais une branche des Montbazon, mais cela reste à étayer. Renaud (II) épouse Hersende de Colombier(s), fl. 1159, d’où Hamelin, père de Geoffroi qui soutient les fils d’Henri II Plantagenêt révoltés contre leur père.
Après Geoffroy, on trouve Hugues, sans doute son fils, puis le probable rejeton de ce dernier, Philippe/Philibert (de Montbazon) (est-ce un parent de Pierre (II) Savary qui continue les sires de Montbazon et de Co(u)lombiers/Villandry vers 1206-1238, et qui avait pour père ou grand-père un Philippe/Philibert de Montbazon et Colombiers?) dont la femme Isabelle de Passavant est veuve en 1255. Leurs enfants sont Geoffroy archevêque de Tours en 1314-1323 et son frère Barthélemy de La Haye, époux d’Elise/Helvise de Lusignan, fille de Guillaume de Lusignan de Vouvant: père de Guillaume, lui-même père de Geoffroi II de La Haye marié à Marie fille d’Hardouin V de Maillé, fl. 1370: leur fille héritière Isabelle de La Haye-Passavant épouse Pierre de Marmande et St-Michel-sur-Loire. La seigneurie est alors continuée par la fille de ces derniers, Marguerite de Marmande, dame de La Haye, Passavant, Azay, Marmande (cf. à Vellèches et Marigny), St-Michel-sur-Loire, Cravant-les-Côteaux, La Roche-Clermault, Chezelles-Savary, Faye-la-Vineuse., femme de Jean III comte de Sancerre, † 1402/1403: leur fille héritière Marguerite comtesse de Sancerre, † 1418, transmet ces fiefs à son époux Béraud II dauphin d’Auvergne, † 1399. Leur illustre postérité — les Orléans-Longueville, les Bueil, les Chaumont d’Amboise — n’aura pas La Haye, passée avec Azay-le-Rideau au quatrième et dernier mari de la comtesse Marguerite: Jacques de Montbron-Maulévrier, maréchal de France, † 1422.
Durant, la guerre de Cent Ans, le, lors de la chevauchée du Prince noir, les Anglais passent la nuit à La Haye. Jacques de Montbron cède La Haye à Jean de Torsay sire de Lezay et de La Mothe-Saint-Héray, chambellan du roi (Charles VI) et maître des Arbalétriers, dont la fille Jeanne de Torsay épouse 1° André de Beaumont-Bressuire, 2° Jean de Rochechouart-Mortemart, 3° Philippe de Melun de La Borde, frère aîné du Grand-maître Charles (postérité des trois unions). Son fils Jacques de Beaumont, † 1492, chambellan de Louis XI, mari de Jeanne fille de Jean de Rochechouart-Mortemart et de sa première femme Jeanne Turpin de Crissé, transmet La Haye, Lezay, La Mothe-St-Héray et Bressuire à sa fille Philippe (prénom alors épicène), † 1525, mariée à Pierre de Laval-Montmorency, † 1528, seigneur de Loué et Montsabert. La Haye est alors vendue à Guillaume de Morenne puis à Louis de Rohan prince de Guéméné (Louis IV, Louis V ou Louis VI? des descendants des anciens Montbazon): Les Rohan-Guéméné l’intègrent, avec Ste-Maure et Nouâtre, à leur duché de Montbazon érigé en 1588/1594. Pendant la Seconde Guerre mondiale, la ligne de démarcation passe à la Haye Descartes.
Déjà dynamitée en par le Génie afin de retarder l’avancée de l’armée allemande, l’arche centrale du pont sur la Creuse s’effondre à nouveau en, sabotée par les FFI.
Patrimoine religieux
Deux musées se situent au sein de la ville, le Musée Descartes, situé dans la maison natale du philosophe et mathématicien éponyme, et la Maison du Patrimoine. La ville abrite le Dolmen du Chillou-du-Feuillet, classé monument historique. La table est basculée mais repose encore sur ses supports; les pierres sont de couleur rouge. Outre sa maison natale du inscrite aux monuments historiques, René Descartes est honoré par une statue érigée en 1849, par Émilien de Nieuwerkerke et coulée à la fonderie d’Abilly.
La célèbre papeterie de La Haye-Descartes se trouve également dans la commune. Lors de la Seconde Guerre mondiale, la commune qui s’appelait encore La Haye-Descartes était traversée par la ligne de démarcation entre les zones occupée et non occupée. Une barrière commémorative y est installée en mémoire de ces événements. La commune abrite de nombreux bâtiments religieux, l’église Saint-Georges, datant du, remaniée au et inscrite aux monuments historiques, mais également l’ancienne église Notre-Dame, classée monument historique ou encore l’église Saint-Pierre de Balesmes, monument historique des, et enfin l’ancienne chapelle Saint-Marc.
Depuis 2005, le duo d’humoristes Les Bodin’s, jouent chaque année leur spectacle Les Bodin’s Grandeur nature à guichets fermés devant 20 000 personnes.