Sainte-Florine

Histoire de Sainte-Florine

Sainte-Florine est une commune de Haute-Loire, en Auvergne-Rhône-Alpes, qui compte 3 253 habitants. Anciennes mentions: In cultura de Sancta Florina, in vicaria de Alson, in villa de Seveirag , Ecclesia de S. Fludina (vers 1110), Villa de S. Flurina (1220), Conventus monacharum S.

Florinæ (1293), Priorat del Saynta Florina (1341), Sainte-Flourine (1401), Prieuré de S. Fleurine (1516), Sainte-Florine , Florine-le-Charbon (1793).

Aucun historien de métier n’a fait d’expertise de l’histoire de Sainte-Florine. L’abbé Cubizolles a donné quelques indications précises et quelques articles d’amateurs font allusion à Sainte-Florine dans l’Almanach de Brioude. Enfin, le mémoire d’Huguette Redon a le mérite d’exister mais il ajoute de la « légende » avec quelques caricatures historiques regrettables et ne donne malheureusement pas les sources. Un travail sérieux reste donc à conduire. La villa de Seiverag semble issue de l’Antiquité. Des structures gallo-romaines ainsi que des monnaies datées du Ie siècle ont été mises au jour lors du chantier de construction du chemin de fer.

Nous ne possédons pas d' »Actes » du martyre de la vierge Florine. Le premier texte mentionnant le sanctuaire de Florine est le cartulaire du monastère de Sauxillanges. La ville a porté différents noms à travers les âges. D’abord nommé Seveirag dans les sources, il semble qu’une forteresse était située sur les hauteurs de l’actuel Sainte-Florine (?). On ne connait que mal la forme de ce bâtiment. Le nom vient de Sever Ager dont la traduction signifie « région administrative de Sévère » (gouverneur romain).

Puis le nom de Florine apparaît. La légende fait remonter l’histoire de Florine au temps de Brandulus (Ive s.) mais rien n’est certain. Plus tard, Sainte-Florine a été dénommée « Florine-Les-Charbons »: les fougues révolutionnaires avaient voulu supprimer le nom trop « chrétien » de la ville. Mais en 1798, le nom « Sainte-Florine » revient non sans mal. Du à l’an mil, nous ne savons absolument rien pour l’instant, faute de fouilles. Le vieux bourg de Seiverag fut supplanté par celui de Sancta-Florina.

Brandulus étant gouverneur d’Auvergne, (?) Florina martyrisée devint un exemple pour les habitants de Seiverag. Florine fut alors considérée comme sainte et le culte débuta. Le nom Florine dérive de « fleur » et peut également évoquer « Flore » déesse italienne de la végétation mais aussi Flora de Cordoue, vierge et martyre (+851). La connaissance des sources n’est pas encore claire: les écrits érudits et les articles mélanges parfois plusieurs lieux: où était situé le château? On peut penser que le quartier de la corne était le lieu du dit « château ». Dès le début de la féodalité, les seigneurs d’Auzon tiennent ce domaine en fief (cultura de Sainctae Florinae, vicaria d’Also).

Cette villa est également mentionnée dans une charte du où, Bompar d’Auzon, donne au chapitre de Saint-Julien de Brioude, un manse appartenant à cette villa. Un sanctuaire chrétien est édifié et les d’Auzon ainsi que la famille de Laroche se partagent ses revenus. Le fondateur, un propriétaire terrien, ancêtre de Bompar d’Auzon, parent de Guillaume de la Roche, qui avait donné sainte Florine comme titulaire au sanctuaire avait édifié un sanctuaire à ses frais sur ses terres. Ainsi vers l’an mil un terroir porte déjà le nom de Florine. Seveirag, la villa romaine du lieu était donc devenu un petit village entourant la chapelle Sainte-Florine. Dès le début du, le village de Sainte-Florine porte le nom de la sainte: il est souvent appelé à l’époque « villa de Sainte-Florine ».

On connait également deux clercs de l’église de Sainte-Florine: en 1112, un certain Robert est prêtre de Sainte-Florine et en 1122, un certain Julien est nommé comme chapelain de Sainte-Florine. Si l’on en croit le rapport d’Huguette Redon, le dit « château » est au véritablement une forteresse appartenant au seigneur de La Roche. Vers 1700, le seigneur du lieu est le chevalier Jean-Baptiste de Pons, comte de Collanges et de Sainte-Florine. En 1070 (?), le seigneur de la Roche aurait fait don de l’église de Sainte-Florine (à quoi ressemble-t-elle?) aux moines de Cluny par le truchement de Sauxillanges. Le monastère est situé à côté de l’église Saint-Jacques. Il est composé de logis aménagés autour d’une cour rectangulaire.

. On peut penser que le dit cloître correspond à l’actuelle cour carrée située à côté de l’église.

L’entrée des moniales se faisait par la chapelle accolée encore à l’église. Les moniales devaient assister à l’office dans la chapelle. Au, on connait le nom des prieures Catherine de Lespinasse et Catherine de Trizei. On décide visiblement de faire fortifier le couvent. La tour carrée était-elle de cet élément fortifié? On peut le penser, mais la formule reste étrange pour un couvent.

L’ensemble des années 1440 est aujourd’hui visible – fondu dans des constructions. En 1635 des moniales de Sainte-Florine fondent le prieuré fontevriste de Brioude. Le prieuré et les biens de la communauté ont été vendus en 1791. Au cours de la période révolutionnaire de la Convention nationale (1792-1795), la commune a porté le nom de Florine-le-Charbon. Elle est issue d’un vieux prieuré fontevriste. En 1070 l’église est confiée à Sauxillanges.

Puis en 1201 une église est construite vers le couvent. L’église actuelle reconstruite sur les murs de l’ancienne église (on remarque des reprises du mur du chevet plat), a été réparée vers 1743. L’autel et les boiseries (malheureusement à restaurer) sont de 1755: il est représenté la prieure du côté de l’épître et Sainte-florine du côté de l’évangile: deux médaillons. L’artisan a signé le maitre-autel: « amiral fecit ». Remise en état en 1936 générale de l’édifice. Le tracé du cloître du couvent reste visible.

La chapelle latérale conserve la trace de ce couvent. La nef couverte en plein cintre possède un seul bas côté nord. Le chœur assez étroit se présente sous la forme d’un chevet plat. Le clocher carré est percé de deux baies à arc brisé sur chaque face. Ce clocher est-il le vestige « gothique » des églises postérieures: on peut le penser, il présente les caractéristiques. En façade une rose étroite surmonte le portail, tandis qu’à l’est la rose ouvrant sur le chœur a été obturée sûrement lors du montage du retable de bois montant jusqu’à la voûte.

La chaire démontée se trouve être coupée en plusieurs morceaux. Le corps de la chaire se situe dans le chœur tandis que son parapluie se trouve entreposé au-dessus de la porte latérale. Un escalier dans œuvre est ménagé dans le mur et permet d’accéder au balcon de bois surplombant l’espace d’avant-nef. L’église paroissiale est dédiée à saint Jacques. d’après d’anciennes photographies le banc de communion était également surmonté d’un arc de nef en fer forgé délimitant l’espace du clergé cloitré? La chaire était située à droite.

Au, la chapelle (datant de 1740) dédiée à sainte Florine a été reconstruite près du cimetière. Elle possède une nef unique voûtée en plein cintre et un chevet plat. Les parements sont réalisés en appareil irrégulier. Un simple clocheton termine le pignon de façade. Un auvent réalisé en béton et en bois, fait office d’avant-nef, séparé de la nef par une simple grille. L’autel, surmonté de colonnes torsadées polychromes, a été modifié récemment par des fresques contemporaines avec un tableau moderne représentant la sainte.

En 1739, il y eut la bénédiction de la chapelle. Puis en 1780, il y eut la construction d’une nouvelle chapelle. Elle fut restaurée en 1808, en 1873, 1903, 1936. Gilbert Belin a réalisé des peintures murales sur l’ensemble de la chapelle en 2013. Les fresques représentent la sainte et des passages de la vie du Christ dans des paysages imaginaires rappelant tant les décors médiévaux que contemporains. On retrouve les thèmes de la nativité du Christ, de la passion du Christ, de sainte Véronique, des rois mages et même de saint Jean.

Les décors baroques ont été intégrés partiellement à cette nouvelle décoration. L’iconographie riche en détails redonne une nouvelle vie à cette chapelle. Le tableau baroque de la sainte a été déplacé pour l’instant dans l’église paroissiale pour laisser la place à une représentation contemporaine de Florine. Dans un style décomplexé, reprenant la tradition iconographique des grands thèmes de la peinture chrétienne, le peintre a fait jouer les couleurs vives. Les éléments végétaux, les branches, les montagnes rappellent l’iconographie médiévale. Les personnages eux ne sont pas sans rappeler Buffet ou peut-être même Cocteau.

Les scènes tragiques de la passion prennent un caractère attendrissant et aimable. C’est toute la synthèse d’un héritage chrétien merveilleux qui se joue sur un fond bleu représentant le ciel éternel. Ce ciel rappelle encore la tradition des voûtes étoilées médiévales et de la Renaissance. Il est difficile de faire l’histoire de la liturgie de Sainte-Florine. Assurément, et d’après les études récentes, la liturgie brivadoise rayonnait dans l’ensemble du Brivadois et même au-delà. Les bréviaires du Puy et de Clermont n’en parlent pas.

Les missels de Brioude ne parlent pas de Florine avant le: la réputation de la sainte était peut-être plus locale. On fête Florine par une liturgie de 3 leçons à Brioude dès 1420. Au Florine est toujours fêtée à Brioude par un office de « commémoraison ». Cette fête était célébrée à Brioude le du jusqu’au. Dès le, la fête de Florine était réalisée à Brioude à la. On ne peut effacer non plus de la mémoire le passé viticole de la région.

La récolte de 1792-93 avait été abondante en Auvergne alors qu’elle été déficitaire dans les autres provinces. Les marchands de l’Allier vendaient du vin ou du charbon: il fut un temps ou le vin était plus porteur que le charbon.

Informations Clés

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Population

3.253 habitants

Région

Auvergne-Rhône-Alpes

Département

Haute-Loire
(43)

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