Souillac
Histoire de Souillac
Souillac est une commune du Lot, en Occitanie, comptant 3 198 habitants. Le toponyme Souillac, en occitan Solhac, est d’origine gallo-romaine et repose sur l’anthroponyme Solius: la terminaison -ac est issue du suffixe gaulois -acon, souvent latinisé en -acum dans les textes; il s’agit donc du « domaine de Solius ». Durant la Révolution, la commune porte le nom de Trente-un-Mai. Ses habitants sont appelés les Souillagais.
L’Igue du Lion, ou aven du Lion, fut découvert en 1997 lors de travaux sur l’autoroute. Il a livré le squelette d’une lionne des cavernes de moins de deux ans, morte à cet endroit peu avant que la cavité ne devienne inaccessible, ce qui a préservé les vestiges sans interférence extérieure, pas même celle d’animaux fouisseurs. En partie détruit depuis sa découverte, ce site est une fissure remplie d’une sédimentation détritique dont la faune est dominée par les grands herbivores: cheval, boviné.
La communauté monastique de Souillac fut fondée par Saint Éloi: les moines assèchent sans relâche les terres et transforment le marécage en un riche domaine. Plusieurs fois ruinée et saccagée par les Anglais au cours de la guerre de Cent Ans, Souillac se relève grâce à la ténacité des abbés, mais les guerres de religion lui causent des désastres encore plus graves. En 1562, des bandes protestantes pillent le monastère; dix ans plus tard, les bâtiments conventuels sont la proie des flammes. Seule l’église abbatiale, protégée par ses coupoles, échappe à l’incendie. Entre 1795 et 1800, la commune absorbe celle, voisine, de Saint-Étienne-Lacombe; entre 1801 et 1806, elle absorbe Bourzoles; en 1819, la commune de Beaurepos, qui faisait partie du département de la Dordogne, est rattachée au Lot et fusionne avec Souillac.