Arbois
Jura · Bourgogne-Franche-Comté
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La commune et son patrimoine religieux
Histoire d'Arbois
Arbois, commune du Jura en Bourgogne-Franche-Comté, compte 3 193 habitants. Les fouilles de la ZAC de l'Ethole attestent une occupation humaine dès le Paléolithique final, entre 12300 et 9700 av. J.-C., poursuivie au Mésolithique avec des campements de chasseurs-cueilleurs dans la vallée de la Cuisance. Le Néolithique voit l'émergence des premières pratiques agricoles, tandis que l'Âge du Bronze laisse des tumulus dans la forêt des Moidons. La présence romaine est attestée par des monnaies, des fragments de céramique sigillée et des amphores liées au commerce du vin.
Jusqu'en 1260, Arbois n'est qu'une villa, bourg sans défense, avant de s'entourer de remparts percés de cinq portes, témoignage de son importance au sein du Comté de Bourgogne. Entre 1364 et 1674, la ville subit sept sièges, marqués par la guerre de Cent Ans et les conflits opposant la France au Saint-Empire romain germanique. En 1479, les troupes de Louis XI, conduites par Charles d'Amboise, échouent à deux reprises devant la résistance des habitants. En août 1595, la ville est prise par le maréchal de Biron ; Henri IV, arrivé sur place le 9 août, exige le versement d'une rançon. En 1638, lors de la guerre de Dix Ans, le duc de Longueville pille et incendie la cité. Après le siège de 1674, les fortifications sont démantelées, et le traité de Nimègue de 1678 rattache la Franche-Comté au royaume de France.
Toponymie d'Arbois
Dans certaines régions comme les Vosges, le terme arbois est utilisé pour désigner le cytise, plante commune des zones montagneuses. Les différentes interprétations du toponyme convergent autour de la terre et de la végétation de la région.
Patrimoine religieux à Arbois
L'ancienne collégiale Notre-Dame, située rue Notre-Dame, a été construite à partir de 1384 grâce aux legs de Philippe d'Arbois, évêque de Tournai, et plusieurs fois restaurée par la suite. À la suite de la Révolution, elle est transformée en halle aux grains en 1802, puis devient de nos jours une salle des fêtes appelée Espace Pasteur. La chapelle Notre-Dame Libératrice se dresse à l'Ermitage, avenue Louis-Pasteur. L'église Saint-Just, rue du Souvenir, est classée au titre des monuments historiques depuis 1913. Les bâtiments du couvent des Ursulines, édifiés de 1764 à 1768, sont vendus comme bien national à la suite de la Révolution ; acquis par la municipalité, ils abritent l'hôtel de ville et un tribunal à partir de 1802. La façade et la toiture de l'ancienne chapelle du couvent sont classées au titre des monuments historiques depuis 1995. Durant la Révolution, le curé d'Arbois Ignace-François-Xavier Bruet participe aux États généraux de 1789.
Saints liés à Arbois
Philippe d'Arbois, évêque de Tournai, est à l'origine, par ses legs, de la construction de l'ancienne collégiale Notre-Dame à partir de 1384. Jean-Luc Bouilleret, né en 1953, est évêque de Besançon. Jean Badré (1913-2001), officier de l'armée française devenu prêtre puis évêque, fut décoré de la Croix de guerre, de la médaille de la Résistance et de la Légion d'honneur. Ernest Caroillon (1861-1945) est mentionné comme religieux et historien lié à la commune.
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