Plouédern
Histoire de Plouédern
Plouédern est une commune de Finistère, en Bretagne, qui compte 3 046 habitants. Le nom de la localité est attesté sous les formes Ploe Edern vers 1330, Plebs Ederni en 1337 et Guic Edern en 1467, Ploedern en 1481. Plouédern vient du breton ploe (paroisse) et de Edern.
Le nom de la commune signifie donc « La paroisse de Saint Edern ».
Des tumuli se trouvent à Coat-Lespel, à Vezendoul et trois à l’est de Kerliléoch. Un habitat daté du début de l’Âge du Bronze moyen (vers 1600 ) a été fouillé en 2008 à Leslouc’h par Stéphane Blanchet; on y a découvert, en rasant la motte féodale édifiée postérieurement sur le site, les vestiges d’une salle de sur, aux murs d’argile de 75 à d’épaisseur, qui était la demeure d’un machtiern (un chef local de la société celtique); formé de grandes parcelles délimitées par des fossés profonds de, le site contenait de nombreux débris de comblement, notamment des meules brisées et des molettes pour le broyage des céréales, ainsi que des céramiques, attestant la présence de maisons au sein de ces parcelles, mais il n’en subsiste presque aucune trace. De nombreux débris d’époque gallo-romaine ont été trouvés à Plouédern, notamment à Vezen-Doul, Kerviléoc, Pénanrun, Kerdilès et au haut de la côte du Moulin-Neuf.
La paroisse de Plouédern faisait partie de l’archidiaconé de Kemenet-Ily relevant de l’évêché de Léon. La partie de Landerneau située en Léon (la rive droite de l’Élorn) relevait de Plouédern. Pendant les Guerres de la Ligue, le 1 août 1594, Yves du Liscouët, après avoir pris et pillé le manoir de Mézarnou, s’empara « des croix, calices et patènes d’or massif, enrichis de pierreries, des églises de Plounéventer, Lanneuffret, Plouédern et Trémaouézan » qui avaient été confiés à la garde du sieur de Mézarnou, le seigneur de Parcevaux.
L’activité toilière du lin et du chanvre, comme dans les paroisses voisines, était répandue à Plouédern: 29 kanndi y ont été recensés et 63,8 % des inventaires après décès de la paroisse à l’époque font état de la présence de métiers à tisser, certains foyers en possédant même plusieurs comme le couple Thénénan Kerlann et Marguerite Le Daré, qui vivait au manoir du Quinquis Marrec, qui en possédait trois en 1738-1739 lors de leurs décès respectifs. Jean Derien, du manoir de Berregard (Beauregard), décédé en 1776, disposait de biens estimés à dont de nombreux « tonneaux de fil blanc » lors d’un premier inventaire partiel (leur poids a été estimé, en mesures actuelles, à dix tonnes au moins).