Paimbœuf
Histoire de Paimbœuf
Paimbœuf est une commune de Loire-Atlantique, en Pays de la Loire, qui compte 3 015 habitants. Le nom de la localité est attesté sous les formes Penbo, Pencebos et Pencebochi au, Penboef en 1216. Paimbœuf pourrait être un toponyme composé de deux termes d’origine bretonne, c’est-à-dire brittonique.
La forme la plus ancienne suggère le vieux breton pen bu (« la pointe du bovin ») ou encore pen buch (« la pointe de la vache »). Le nom actuel résulterait de la traduction en français de l’élément bu, par phénomène d’attraction paronymique.
On retrouve des traces préhistoriques à Paimbœuf, notamment par la présence d’un menhir. En l’an 851, la cité comme le reste du pays de Retz, le Pays nantais et le pays rennais sont définitivement intégrés au royaume de Bretagne, après le traité d’Angers signé entre Charles le Chauve, roi de Francie occidentale, et Erispoé, roi de Bretagne. Pendant le Moyen Âge, Paimbœuf était un village-îlot de la Loire peuplé par des pêcheurs.
« Pimbeuf » est cité comme port au par Amans-Alexis Monteil dans son « Histoire des Français », livre publié en 1843. En février 1682 le roi Louis XIV érigea en marquisat au profit de René de Bruc, seigneur de Montplaisir, sa terre de La Guerche [en Saint-Brévin] « considérable par sa châtellenie, son étendue, son ancienneté » et dont dépendaient les paroisses de Saint-Brevin, Corsept, Saint-Père, Sainte-Opportune [une ancienne paroisse qui fait désormais partie de Saint-Père-en-Retz], Saint-Michel et Paimbœuf. L’acte d’érection précise: « À laquelle grâce nous ajoutons la permission de faire tenir audience de la jurisdiction de ladite châtellenie de la Guerche dans le bourg ou île de Paimbœuf qui en fait partie, à l’endroit qu’il jugera le plus propre, et qu’au lieu du lundi que ladite audience se tenait à Saint-Père, elle se tienne dorénavant tous les samedis de chaque semaine au bourg de Paimbœuf peuplé du plus grand nombre d’habitants et plus commode pour eux et pour l’abord de tous les vaisseaux qui entrent sans la rivière de la Loire et qui s’y arrêtent ».
C’est peu après que le marquis de Bruc de Montplaisir commença à édifier le château de la Verrie (en Saint-Père-en-Retz), mais il mourut peu après. René de Bruc de Montplaisir, puis son fils Charles-François de Bruc, puis son petit-fils Louis-François de Bruc, eux aussi possesseurs des droits d’entrée en Loire et des droits féodaux du marquisat de la Guerche, contribuèrent à développer le port et la ville de Paimbœuf comme succursale du commerce colonial de Nantes.