Retournac
Histoire de Retournac
Retournac est une commune de Haute-Loire, en Auvergne-Rhône-Alpes, qui compte 2 977 habitants. Au sens étymologique, le nom de la commune « Retournac » proviendrait de deux éléments celtiques Le nom a évolué au fil de l’histoire: Parrochia Sancti Johannos de Retornaco (vers 1025), Castrum de Retornac (1271), Ecclésia Sancti Johannis Baptistae de Retornaco (1319), Retornatius (1472), Retornacius (1482), Retournat (1486), paroisse Saint-Jehan de Retornat (1490), Retournac (1641), puis Retornac (Révolution) et enfin Retournac depuis 1793.
Les populations s’installent quasi exclusivement dans les zones basses comme la grotte de Cottier. La proximité des gués semble particulièrement appréciée. Ces installations légères aménagées dans les abris rocheux constituent de rares et précieux témoignage d’un mode de vie fondé sur la cueillette, la pêche, la chasse aux chevaux, aux rennes mais aussi aux marmottes.Les populations demeurent itinérantes, et leurs implantations varient sur de longues distances, au gré des déplacements de la faune sauvage. Des fouilles entreprises au milieu du dans la grotte de Cottier (à au nord-ouest du centre-bourg de la commune) révèlent de nombreux objets vieux de à ans, attestant ainsi de l’existence d’une présence humaine au magdalénien inférieur et/ou Badegoulien.
Son église romane date du, mais elle est connue (paroisse de Saint-Jean-Baptiste) depuis les années 990, inscrite sur le cartulaire de Chamalières (à la fin du et au, de nombreuses donations dans le village de Retournac sont faites à l’abbaye de Chamalières). Le bourg va rester jusqu’à la Révolution une co-seigneurie entre l’évêque du Puy et la baronnie de Roche-en-Régnier. Le château d’Artias, connu au, est l’un des plus anciens du Velay. Il est propriété de l’évêque du Puy en 1165 (confirmation faite par le pape Alexandre III), puis des seigneurs de Roche-en-Régnier à partir de 1267, des Lévis-Lautrec de 1344 à 1463, de la Maison de Bourbon (1453 – 1582), des Lévis-Ventadour (1582 – 1661), de la Famille de Nerestang (1673 – 1730), de la famille Jourda de Vaux (1730 – 1789).
Patrimoine religieux
Située au centre de Retournac, l’église Saint-Jean-Baptiste de Retournac, date de la fin. Elle est classée aux monuments historiques depuis 1907. Les ruines de la chapelle castrale (bâtie au ) sont inscrites au titre des monuments historiques depuis 1949.
Retournac héberge sur son territoire plusieurs maisons fortes: à la Bourange, à Mercuret, à Chabanolles (dans le sud de la commune), ainsi qu’à Ribes et à Jussac (dans le nord de la commune). Ces maisons fortes, construites aux, souvent le long de routes principales, près des gués, des moulins et des centres de production artisanale ou encore à la frontière d’une grande seigneurie, étaient, à la différence des châteaux à proprement parler, occupées par les représentants des branches cadettes de grandes familles seigneuriales ou des lignages de rang moins élevé, et bénéficiaient de droits moins étendus.