Rosières-en-Santerre

Histoire de Rosières-en-Santerre

Rosières-en-Santerre est une commune de Somme, en Hauts-de-France, qui compte 2 962 habitants. On rencontre, dans les textes anciens, plusieurs formes pour désigner Rosières: Roseria in Sana terra (.); Roserias (877); Roseriæ (1140); Rosieres (1159); Roseres (1205); Rousieres (1244), Rouziere (1507), Rouziers (1567), Rosier (1638), Rozières (1728), Rozière (1773), Rosières-en-Santerre (1838); Rosières de Picardie. Le nom Rosières serait de formation médiévale (période féodale) et désignerait un « lieu planté de roseaux ».

Des sarcophages, fers de lance, couteaux, scramasaxes, épées, tuiles, poteries, monnaies trouvés dans la commune attestent d’une occupation gallo-romaine et mérovingienne. En 1143, Rosières était une possession de l’abbaye de Prémontré. Il est fait mention d’un château fort à Rosières en 1177. En 1199, Rosières était un fief des comtes de Boves et de l’abbaye de Corbie. Thomas de Rozières fut l’un des premiers seigneurs du lieu connu. Des moines de l’abbaye d’Avesne dépendant de l’abbaye de Cluny habitaient Rosières.

Vers 1300, des templiers auraient séjourné à Rosières. Au, Rousseville, village situé entre Lihons et Rosières, fut complètement brûlé. Les habitants se seraient réfugiés à Rosières dans le secteur de la rue Grelespois. En 1579, Jacques de Pas obtient du l’autorisation d’organiser trois foires franches par an et un marché hebdomadaire à Rosières. En 1600, Rosières dispose d’une école de filles. En 1601, la seigneurie de Rosières est saisie et attribuée à Daniel d’Hardoncourt, elle échoit ensuite à Charlotte d’Hardoncourt, marquise de La Châtre.

Le bourg fut libéré par l’armée française le. Jusqu’en, Rosières est située à l’arrière immédiat du front. La voie ferrée sert à l’implantation de pièces de l’artillerie lourde sur voie ferrée. Au cours de la bataille du Kaiser, l’armée allemande occuppe à nouveau Rosières, qui est reconquis définitivement par les armées alliées à la fin. À la fin de la guerre, le bourg a subi la destruction d’une quarantaine de maisons, et la commune est décorée de la croix de guerre 1914-1918 le. Pendant quelques années après la fin de la guerre, la commune est desservie par un chemin de fer du système Péchot initialement construit par l’armée française dans le cadre de la bataille de la Somme, afin de desservir le front.

Au début de la Seconde Guerre mondiale, le, au cours de la Bataille de France, Rosières-en-Santerre est le théâtre de violents combats entre des « cavaliers » (de l’arme blindée et cavalerie) du de reconnaissance de corps d’armée (de la française) et un détachement allemand. À la suite de bombardements aériens début, un incendie se déclare le soir du et détruit entièrement sur 850, dont la mairie, la gendarmerie et le presbytère; au total, 60 % des bâtiments de la commune sont atteints. En 1942, la colonie du Niger devient marraine de guerre de Rosières et lui accord une subvention de pour aider à sa reconstruction. De 1942 à 1943, l’aviation militaire allemande utilise un aérodrome sous le nom de « Flugplatz Rosières En Santerre », bien que situé sur le territoire des communes de Lihons, Maucourt et Méharicourt.

Cet aérodrome, créé pendant la Première Guerre mondiale par les Français puis utilisé par l’armée britannique, est transformé pendant la Seconde Guerre mondiale et doté de À la Libération, cet aéroport est utilisé en 1945 par la Royal Air Force sous la dénomination alliée B-87 Trois Juifs de Rosières, le médecin Benjamin Wajnberg, son épouse Assias et leur fils Jean-Louis, âgé de, sont arrêtés puis incarcérés à la citadelle d’Amiens. Internés ensuite au camp de Drancy, ils sont déportés, avec d’autres Juifs de la Somme, le à Auschwitz-Birkenau par le convoi. Assias et son fils Jean-Louis sont exterminés à leur arrivée le. Benjamin Wanjberg est sélectionné pour le travail, sa présence est attestée au dispensaire de Birkenau (section B II a) puis le à l’infirmerie du camp (secteur B II f) où il est mort.

La commune est décorée de la Croix de guerre 1939-1945, avec étoile d’argent le. Après la Seconde Guerre mondiale, la reconstruction du bourg est dirigée par l’architecte Émile Brunet.

Informations Clés

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Population

2.962 habitants

Région

Hauts-de-France

Département

Somme
(80)

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