Mauléon-Licharre

Histoire de Mauléon-Licharre

Mauléon-Licharre est une commune de Pyrénées-Atlantiques, en Nouvelle-Aquitaine, qui compte 2 954 habitants. Le toponyme Mauléon est mentionné au milieu du (cartulaire de Bayonne), et apparaît sous les formes Malleon (1276), Malus-Leo (1454), Mauleo et Mauleon de Sole (1460) et Mauleon (1650 ou an II). Le toponyme Licharre apparaît sous les formes lo noguer de Lixarre, qui désignait le lieu d’assemblée judiciaire sous un noyer (1385), Sent-Johan de Lixare et la font de Sent-Johan de Lixare (respectivement 1470 et 1481, contrats d’Ohix), Lixarra (1508, chapitre de Bayonne) et Lixarre (1650).

Son nom basque actuel est Maule-Lextarre.

La chapelle de Saint-Jean-de-Berraute est attestée dès 1220. Elle faisait partie de la commanderie hospitalière gérée par les Hospitaliers de l’ordre de Saint-Jean de Jérusalem. Cette commanderie hébergeait les pèlerins de Saint-Jacques venant d’Oloron par l’Hôpital Saint-Blaise et se dirigeant par Ordiarp vers Ostabat. En 1261, le prince Édouard d’Angleterre fait une démonstration de force sur le site, ce qui incite les vicomtes de Soule à se soumettre. Il décide alors, pour asseoir son pouvoir, la fortification de certaines villes dont, en Soule, Villeneuve-lès-Tardets (aujourd’hui Tardets-Sorholus) et Mauléon qui deviennent des bastides. Une enceinte médiévale, depuis détruite, protégeait alors la Haute-ville.

Cette dernière était organisée autour d’une grande place de forme rectangulaire que bordaient de nombreuses maisons à arceaux abritant le marché. Paul Raymond, est élu député du tiers état aux États généraux de 1789 pour le pays de Soule. Il siège du au à l’Assemblée constituante. La commune actuelle a été créée le par la réunion des communes de Mauléon et de Licharre.
Actuellement Mauléon-Licharre, est chef-lieu de canton dans l’arrondissement d’Oloron-Sainte-Marie Licharre était le siège d’une juridiction, appelée cour de Licharre, ayant pour ressort tout le pays de Soule indique en 1520 que: « au pays de Sole son dets potestats, es assaver: lo senhor deu Domec de Lacarri, lo senhor de Bimeinh de Domasanh, lo senhor deu Domec de Sibas, lo senhor de Olhaibi, lo senhor deu Domec d’Ossas, lo senhor d’Amichalgun de Charri, lo senhor de Genteynh, lo senhor de la Sala de Charrite, lo senhor d’Espes et lo senhor deu Domec de Cheraute.

Los quoaus son tenguts de venir a tout le menhs de oeitene a oeitene a la Cort de Lixare tenir cort ab lo Capitaine Castellan ». Bernard Goyheneche, alias Matalas, est né et a vécu dans la ville souletine de Moncayolle (Mithikile en basque) au, où il a été prêtre de sa paroisse après son passage par un séminaire de Bordeaux. Matalas, devant la foule qui a assisté à son exécution, a laissé un message, qui est arrivé jusqu’à nos jours Dolü gabe hiltzen niz, Je meurs sans remords, bizia Xiberoarentako emaiten baitüt. parce que je donne ma vie pour la Soule.

Agian, agian, egün batez
Peut-être un jour jeikiko dira egiazko Xiberotarrak,
se lèveront les vrais Souletins, egiazko eüskaldünak tirano arrotzen ohiltzeko
les vrais Basques, pour expulser les tyrans étrangers eta gure aiten aitek ützi deiküen
et pour que les terres que nos pères nous ont laissées lurraren popüliari erremetitzeko. Source:
Répondant au déclin démographique de la Soule, 45 villages sur les 71 villages souletins procédèrent à des regroupements entre 1831 et 1859.

Par exemple Camou-Cihigue en 1831, Espès-Undurein en 1842, Tardets-Sorholus en 1859. Le regroupement de Mauléon et Licharre fut plus laborieux en raison de la nature différentes des deux communes et de l’opposition des populations. Chaque communauté disposait d’une église: celle de la Haute-Ville pour Mauléon et celle de Licharre démolie lors de la construction de l’église Saint-Jean Baptiste actuelle. La chapelle de Berraute, plus grande que dans son état actuel, était aussi commune. Le marché se situant à la Haute-Ville de Mauléon, les Licharrois devaient emprunter la rude rue du fort pour aller vendre leurs produits et étaient favorable à un regroupement, avec l’idée de créer un marché commun dans la basse ville, plus accessible et mieux reliée à l’extérieur, ce que les habitants de Mauléon ne voulaient pas pour garder leur hégémonie. Une première tentative lors de la séance municipale du échoua en raison de positions irréconciliables.

Quelques semaines plus tard, les gardes des milices de volontaires de la Haute-Ville et de Licharre refusèrent de prêter ensemble serment à la Nation. Elles prêtèrent serment de façon séparée en mai pour la Haute-Ville et en juillet pour Licharre. En 1822, Mauléon proposa la fusion mais Licharre s’y opposa. À l’inverse en 1838, c’est Mauléon qui s’opposa à un nouveau projet selon l’argumentation que l’antipathie des habitants des deux communautés conduiraient à des rixes. Finalement c’est une ordonnance royale du qui imposa l’union. Aux élections du, Jean-Dominique Dalgalarrondo de Mauléon fut élu maire et Pierre Castege de Licharre maire adjoint.

La mairie s’installa dans la salle Etxahun de la Haute-Ville, puis dans la basse ville dans l’actuelle maison du patrimoine en 1860 et enfin en 1980 dans son emplacement actuel de l’hôtel Montréal. Mauléon-Licharre est la seule commune des Pyrénées-Atlantiques décorée de la croix de guerre 1939-1945 pour les actions de résistance du maquis de la Soule.

Informations Clés

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Population

2.954 habitants

Région

Nouvelle-Aquitaine

Département

Pyrénées-Atlantiques
(64)

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