Gréoux-les-Bains
Histoire de Gréoux-les-Bains
Gréoux-les-Bains est une commune de Alpes-de-Haute-Provence, en Provence-Alpes-Côte d’Azur, qui compte 2 939 habitants. La localité apparaît pour la première fois dans les textes sous l’Empire romain (Nymphis Griselicis), nom qui devient Criseldis (963), de Gresols (1018). Il s’agirait du pluriel d’un nom romain, Chrysellus, selon Ernest Nègre suivi par le couple Fénié. Selon Charles Rostaing, le toponyme est probablement antérieur aux Gaulois.
La forme Greols est apparue. La commune se nomme Greols /ɡre’u(s)/ en occitan provençal. La forme /grews/ es une refection erronée, une mauvaise lecture, la tonique étant à la fin comme le confirment les attestations ci-dessus.
Cela est conforme à la prononciation locale. Le nom de la commune devient Gréoux-les-Bains en 1923.
De nombreuses traces d’occupation néolithique ont été retrouvées aux grottes de Saint-Sébastien, dont des fibules de culture de Hallstatt. La localité est connue dès l’Antiquité, sous le nom de Nymphis Griselius, en rapport avec les sources thermales (les nymphes sont les divinités des sources), aménagées en thermes par les Romains. Une motte castrale est élevée au (site d’Aurabelle). Comme de nombreuses communes du département, Gréoux se dote d’une école bien avant les lois Jules Ferry: en 1863, elle en possède déjà une qui dispense une instruction primaire aux garçons, au chef-lieu. La même instruction est donnée aux filles: c’est la loi Falloux (1851) qui impose l’ouverture d’une école de filles aux communes de plus de. La commune profite des subventions de la deuxième loi Duruy (1877) pour rénover son école.
Pendant la Seconde Guerre mondiale, un centre d’internement est ouvert à Gréoux pour les étrangers indésirables. Les Polonais de l’armée polonaise de l’Ouest démobilisés et incapables de réaliser des travaux de force (dans les groupements de travailleurs étrangers) y sont dirigés. Il ouvre en, par réquisition du Grand Hôtel et de l’hôtel des Bains, pour 170 personnes au départ, qui sont 200 en septembre. Une quarantaine de personnes étaient également assignées à résidence à Gréoux et sont, pendant l’occupation italienne, protégées par les autorités. Le maire s’était d’ailleurs plaint de devoir accueillir ces indésirables dans sa commune Parmi ces assignés, deux Lettons, réfugiés en France depuis 1940 et assignés à résidence à Gréoux, sont raflés et déportés en. sont arrêtés à Gréoux avant d’être déportés.
Le camp est géré par la Croix-Rouge polonaise, puis sous Vichy, par le Service social des étrangers, avant sa fermeture fin 1942. Le château dit des Templiers (mais ne leur ayant jamais appartenu), avec des parties allant du, est classé monument historique en 1840 et restauré. Il appartient aux comtes de Provence à partir de 1248, puis aux Hospitaliers de l’ordre de Saint-Jean de Jérusalem. Il est acheté par la commune au début des années 1980. De très nombreux auteurs (y compris l’abbé Féraud), à partir de 1705, font état de la présence de l’ordre du Temple à Gréoux (soit possesseurs de l’hospice et soignant par les eaux, soit seigneurs du lieu, ou les deux). Raymond Collier dans les Annales de Haute-Provence (livraison de 1959-60), Régis Bertrand et Joseph-Antoine Durbec ont démenti ce qu’ils considèrent comme une légende, aucune pièce d’archive ne mentionnant leur présence à aucun moment à Gréoux.
Ces auteurs se contentent d’avancer la présence des Templiers en se recopiant, sans vérifications. Le château est construit autour d’une cour rectangulaire. L’enceinte est renforcée d’une tour ronde (nord-est) et d’un donjon carré (nord-ouest), qui peut dater. Ses défenses sont encore améliorées au, avant qu’il soit modifié pour apporter plus de confort à ses habitants. Outre la légende des Templiers, une autre concerne l’existence d’un souterrain partant de la citerne pour rejoindre les caves du village, tout aussi infondée. Gréoux a été protégée par deux murailles successives, qui subsistent toutes deux à l’état de vestiges.
Celle du est visible près du château, au portail du Vieil-Horloge (dit aussi porte de la Vière ou de la vieille horloge), dans une tour d’angle, et des murs qui ont été percés de fenêtres gothiques. De la muraille de 1554, qui était longue de, subsistent principalement des pans de mur, jardin des Remparts, et une grosse tour ronde.
Patrimoine religieux
Le barrage de Gréoux est haut de. Les maisons anciennes sont rectangulaires, plus profondes que la largeur de la façade, ce qui a contraint à aménager des pièces noires, dites « alcôves ». Le relais du Rousset est composé de l’ancienne auberge, des écuries, de la fontaine. La ferme, dite « château d’Aurabelle », était habitée par des familles nobles, qui tenaient un fief.
Elle est constituée d’un corps de logis flanqué de deux tours rondes, et percé de portes cochères. Le château de Rousset, qui datait du, mais surtout du, a été reconstruit à partir de 1890, et les parties visibles datent de cette époque. Il a néanmoins conservé une pietà du ou du, classée. La chapelle Saint-Sébastien est ouverte aux protestants l’été.
La maison de Pauline fonctionne en réseau avec les musées des gorges du Verdon, le musée de la Préhistoire des gorges du Verdon de Quinson, l’écomusée de la Vie d’antan à Esparron-de-Verdon, la maison des gorges du Verdon à La Palud-sur-Verdon et les musées des Sirènes et fossiles et du Moyen Verdon de Castellane.