Plougasnou
Histoire de Plougasnou
Plougasnou est une commune de Finistère, en Bretagne, qui compte 2 878 habitants. Le nom de la commune est un hagiotoponyme qui signifie en français « la paroisse de saint Cathnou » En français, Plougasnou se prononce *. Le s du nom de la commune est muet.
La forme bretonne se prononce. Elle se distingue de la prononciation française par un a nasalisé. Au dans les textes en latin, la paroisse était nommée Ploi Cathnou (1040), Ploicathnou ou Ploigathnou.
L’orthographe évolue progressivement: Plegano (1163, 1330), Ploegaznou (1371), Ploegasnova (1450), Guycaznou (1495, 1505, 1520), Ploegaznou (1516, 1550), Plougaznou (1550) et Plougano (1630). L’orthographe bretonne actuelle, Plouganoù, date de la fin. Elle concilie à la fois la prononciation en breton et l’étymologie en marquant par le suffixe -où la chute d’un a du suffixe originel -aou.
Elle remplace, depuis le début du, l’orthographe Plougañou en usage alors, dont la prononciation était calqué sur le français.
Datant du, sur la commune voisine de Plouezoc’h, le cairn de Barnenez est la plus ancienne preuve de présence humaine sur ce littoral. Ce tumulus situé face à Térénez est le site mégalithique le plus important des environs. Sur la commune elle-même, trois mégalithes de l’âge du fer sont classés aux monuments historiques Un autre menhir, situé dans le village de Goaz-Meur, avait trois mètres de haut; il fut fouillé par Paul du Chatellier. Un tumulus avec des fragments de dolmen se trouve à Run-ar-Vugale; au pied de ce tumulus, on a trouvé un vase, déposé entre quatre pierres forment coffre, rempli de restes incinérés. de la Pointe de Primel et la cabane des douaniers La Pointe de Primel, formée de rochers granitiques qui culminent à, et entourée d’écueils, forme une forteresse naturelle, occupée depuis le mésolithique par les hommes qui y aménagèrent un éperon barré protégé aussi par une triple ceinture de remparts. Entre le, le site a été envahi successivement par les Vikings, les Anglais, les Ligueurs, les Espagnols… Un poste de guet y a été construit dès le Moyen Âge et le site a été aménagé en place forte par Vauban, puis par les Allemands pendant la Seconde Guerre mondiale.
Une nécropole préhistorique, comprenant une douzaine de tombes dont deux sarcophages, a été découverte en 1903 au lieu-dit Park an Teven (« Le champ des dunes ») situé au pied du rocher de Primel. Les squelettes étaient couchés selon des règles précises, la face tournée vers le soleil levant. Diverses poteries se trouvaient dans les tombeaux. Quelques vestiges gallo-romains ont été découverts à proximité du bourg. En 2002 ou 2003, plusieurs parcelles du lotissement communal de l’Oratoire ont fait l’objet de fouilles archéologiques préventives qui ont révélé des vestiges de la Tène (bâtiment sur poteaux, fossés parcellaires et d’enclos, fosse); de la période gallo-romaine (constructions sur poteaux et sur solins de pierre, épandage de pierres incluant des fragments de tegulae et associé à des poteries gallo-romaines, système fossoyé, voirie, et peut-être le parement d’un talus); du Moyen Âge (construction à poteaux d’ancrage, fossés parcellaires, fosse, peut-être ). La fondation du village de Plougasnou n’a sans doute eu lieu qu’au cours du (voir section suivante). Saint Primel serait le fondateur du village de Primel aujourd’hui associé à Trégastel Le village de Plougasnou ne fut probablement fondé qu’au par des immigrants domnonéens fuyant la Bretagne insulaire.
. Jean-Baptiste Ogée cite la maison noble de Penanvern, qui appartenait en 1300 à Jean Jégou; le Cosquer, qui appartenait en 1360 à Alain du Cosquer et qui appartenait toujours à des membres de la même famille en 1672; Kergroas, qui appartenait en 1400 à Guillaume de Kergroas, sieur de Kermorvan; le Rosland, qui appartenait en 1649 à Yves de Goësbriand. Par exemple, la généalogie de la famille de Trogoff, seigneurs de Kerprigent (actuellement en Saint-Jean-du-Doigt) est connue; la chapelle dédiée à sainte Anne dans l’église de Plougasnou était aussi dénommée chapelle de la seigneurie de Kerprigent; les membres de la famille y avaient prééminences et tombes; les membres d’une autre branche de la famille étaient seigneurs de Kerlessy. Vers 1543, la paroisse de Plougasnou compte 16 frairies (Guicaznou, Trégastel, Tréménec, Kermofézen, Perros, Térennez, Kerbabu, Kermadeza, Kersaint, Kerdenoy, Kermouster), dont certaines situées dans la trève de Saint-Jean-du-Doigt (Mériadec, Kervron, Donnant, Quenquizou, Tréhenvel). Pendant les guerres de religion, en 1590, le rocher de Primel fut fortifié par Duplessix-Kerangloff, qui possédait aussi le château du Taureau, ce qui lui permettait de bloquer à son profit la rade de Morlaix et de rançonner ou piller les bateaux.En 1616, « des mécontents s’y étant retirés, la milice de Morlaix, sous les ordres de Poiséon-Coetinizan, bloqua le château [de Primel] et le détruisit de fond en comble ». Entre 1743 et 1787, la juridiction dépendant du prieuré de Saint-Georges à Plougasnou siégeait à Lanmeur. Les registres d’audiences de la juridiction de Plougasnou entre 1761 et 1783, ainsi que les procédures de cette juridiction entre 1763 et 1785 ont été conservés. Ce n’est qu’en 1756 qu’un arrêt du Conseil d’État mis fin au droit de bris et naufrage dont bénéficiaient les moines de l’abbaye Saint-Georges de Rennes dans toute l’étendue de leur fief de Plougasnou depuis une donation de la duchesse Berthe datant de l’an 1040. de la paroisse de Plougasnou, y compris sa trève de Saint-Jean-du-Doigt (1783). François de Trogoff, né en décembre 1686 dans la maison noble de Kerlessy en Plougasnou, fils de Marc de Trogoff et de Marie de Kerlée du Châtel, frère prêcheur (il reçut l’habit le 21), prédicateur, enseigna la théologie dans différents couvents, fut prieur de Morlaix en 1725, décédé en 1734 à Morlaix, mourut en odeur de sainteté; une lettre du Père Joseph Thébaut, un religieux du même Ordre, raconte « le concours énorme et continuel du peuple au tombeau du saint religieux, où la dévotion des pèlerins entretient de nombreux cierges allumés ». En 1759, une ordonnance de Louis XV ordonne à la paroisse de Ploufganou [Plougasnou] de fournir 75 hommes et de payer 492 livres pour « la dépense annuelle de la garde-côte de Bretagne ». François Clech, de Plougasnou, participa comme novice à la guerre d’indépendance américaine dans l’escadre du comte de Ternay.
L’épidémie de choléra survenue dans le Finistère en 1832-1833 fit 60 morts à Plougasnou. Marteville et Pierre Varin, continuateurs d’Ogée, indiquent que la commune de Plougasnou, pour une superficie totale de hectares, possède alors ha de terres labourables, 245 ha de prés et pâtures, 60 ha de bois, 3 ha de vergers et 575 ha de landes et incultes. La commune comptait alors 14 moulins (de Roz-Lann, du Pont, Cosquer, Névez, Arstang, Pontplaincoët, Pontglos, Mesquéau, à eau). En décembre 1853 une grande quantité de débris fut trouvée sur la côte, entre Plougasnou et Locquirec, laissant supposer qu’un navire s’était perdu corps et biens. Aucun des débris retrouvés n’a pu faire identifier le nom du bateau et aucun cadavre ne fut trouvé; seule une boîte contenait de lettres adressées au capitaine Lemingre, de l’Île d’Arz. Le pourcentage de conscrits illettrés à Plougasnou entre 1858 et 1867 est de 69 %. Fin la construction de 67 écoles de hameaux a été autorisée dans le Finistère par deux décretsLe 29, Ludovic de Kersauson du Vieux-Châtel, conseiller général, parti du château de Trobidon en Plouezoc’h dans une voiture dite charrette américaine fut tué dans un accident survenu dans une descente de la route menant à Plougasnou et son domestique fut grièvement blessé à la tête. En 1880 est achevée la construction du chemin de grande communication allant de Morlaix à Plougasnou dont le tracé avait été adopté en octobre 1866; ce tracé passe par Le Dourduff-en-Terre, tout près de Melin Vor (Moulin à mer), commune de Plouezoc’h, où s’arrête la navigation sur le petit fleuve côtier le Dourduff et où d’engrais marins (destinés pour partie à Plougasnou) étaient alors débarqués chaque année; son prolongement jusqu’aux grèves de Primel et Trégastel est alors demandé. En 1888, un matelot mécanicien originaire de Plougasnou, Kervoasou, âgé de 34 ans, fit partie des victimes de l’explosion du vapeur Ville-de-Calais survenue dans un bassin du port de Calais. En 1899, Plougasnou fait partie des dix-huit seules communes du département du Finistère à déjà posséder une société d’assurance mutuelle, forte de 159 adhérents (c’est la deuxième commune du département en nombre d’adhérents après Ploujean), contre la mortalité des animaux de ferme, qui assure les chevaux et les bêtes à cornes. En 1889, on joua encore à Plougasnou, ainsi qu’à Lanmeur, Guerlesquin et d’autres paroisses voisines, un mystère: Le mystère de Jacob ou de Joseph vendu par ses frères. Des patronages catholiques parisiens (Le Bon Conseil, puis Saint-Marcel et Saint-Pierre de Montrouge) organisaient des colonies de vacances, alternativement de garçons et de filles, à Plougasnou à la fin du et au début du dans une villa de Kerlevenez. En 1907, un rapport indique que, depuis 1903, le patronage de Montrouge a organisé depuis 1903 5 colonies de vacances à Plougasnou et décrit comment les colons contribuent à animer la localité. La Congrégation des Filles de la Sainte Vierge de la Retraite de Vannes, vouée à la prière et à l’enseignement, avait à la fin du une « maison » à Plougasnou.
Plougasnou reste à la fin du perçu par les intellectuels parisiens comme un endroit insolite comme en témoigne cet écrit de Firmin Maillard: « J’étais à Plougasnou, une bourgade du Finistère découverte depuis peu, et je jouissais du parfait bonheur qu’on éprouve à vivre loin des gens qui vous ressemblent., au milieu de bons paysans voisins de l’état primitif (.) ». L’endroit attire aussi à partir de 1896 des artistes russes comme le peintre Alexandre Benois, le dessinateur Evgueny Nikolaévitch Lanceray et le sculpteur animalier Artémi Lavrentiévitch Ober (1843-1917): « Benois et Lanceray commencent alors à chercher l’endroit le mieux adapté pour leur première découverte de la Bretagne, vierge et non encore exploré par les artistes (.). L’accompagnateur breton leur conseilla alors le village de Primel-Trégastel, un endroit, selon Benois « si breton qu’il serait insensé de chercher quelque chose de plus breton ailleurs ». La vue qui s’offrait à leurs yeux était d’une beauté indescriptible (.), un petit golfe encadré de rochers en granit rose et de formes étonnantes ». En 1901, l’abbé Lafuye crée un « Orphelinat de la mer » à Plougasnou, destiné à accueillir les enfants des péris en mer: une maison est construite à cet effet sur Plougasnou à environ 500 mètres de l’église paroissiale pour recevoir une quinzaine d’orphelins de 6 à 12 ans. Le nom symbolique de Ker Job fut donné à cette maison, ce qui veut dire en breton « maison de Joseph » (qui fut le père nourricier et protecteur de Jésus). Une autre est prévue entre Saint-Samson et le port de Térénez pour les adolescents destinée à leur apprendre la pêche côtière. La congrégation des Sœurs de l’Immaculée Conception de Saint-Méen tint un hôpital à Plougasnou qui dut fermer en vertu de la loi Combes du 7.
Jegou, de Plougasnou, fut l’un des cinq marins du voilier Frasquita (qui appartenait à l’aventurier Jacques Lebaudy, lequel se proclama « empereur du Sahara ») faits prisonniers par une tribu maure; il revint vivre à Térénez en Plougasnou en 1903 après sa libération. Gustave Geffroy décrit ainsi le fonctionnement de l’école de Plougasnou, citant l’instituteur Camille Pelletan, ministre de la Marine, s’arrêta à Plougasnou et au port de Primel le 17 dans le cadre d’une visite qu’il effectua en Bretagne. Le 18, les Frères de Ploërmel se voient refuser l’autorisation de poursuivre leur activité d’enseignement à Plougasnou. Un marin originaire de Plougasnou, J. Bourdiec, ainsi qu’un autre originaire de Plouezoc’h, Ch. Jegou, et deux autres marins, furent faits prisonniers par des pillards, alors qu’ils participaient à une expédition organisée par Jacques Lebaudy, qui s’était lui-même proclamé Empereur du Sahara, dans la région du Rio de Oro. Albert de Mun, qui assiste à une bénédiction de la mer à Primel en 1912 rapporte en ces termes des propos du curé de Plougasnou
En 1913 s’écroula l’ancienne chapelle Saint-Maudez, dite aussi de Kerbabu, qui datait. Entre 1913 et 1925, Adolphe Willette séjourne à Ker Maria en Plougasnou, chez l’abbé Clair, dans une petite maison connue désormais sous le nom de Ker Willette. Il en profite pour peindre un vitrail honorant saint Joseph dans l’église de Plougasnou et effectue plusieurs dessins représentant Plougasnou; il peint aussi le plafond de la chapelle Saint-Yves. La concession pour la construction de la ligne ferroviaire Morlaix- Plestin et de l’embranchement de Plougasnou est accordée à MM. Favre et Chalumeau par le Préfet du Finistère le 1. Officiellement ouverte le, les chemins de fer armoricains exploite la ligne Morlaix-Primel. Un sabotage se produisit en 1911 sur cette ligne alors en construction (des éclisses furent enlevées), mais ce fut sans conséquences en raison de la vigilance du mécanicien du train de service. La gare de Plougasnou existe toujours et se trouve face au stade de football en contrebas du bourg côté ouest.
Le monument aux morts de Plougasnou porte les noms de 150 soldats morts pour la France pendant la Première Guerre mondiale, ainsi que ceux de 9 autres morts entre 1919 et 1925 des suites de blessures reçues pendant ce conflit. Parmi eux, 11 sont morts en Belgique (dont 9 lors de la Course à la mer en 1914-1915), 10 sont décédés dans les Balkans lors de l’expédition française d’Orient, dont 5 en Grèce, à Salonique pour quatre d’entre eux et à Moudros dans l’île de Lemnos pour l’autre, quatre en Turquie lors de la bataille de Sedd-Ul-Bahr pendant l’expédition des Dardanelles, 1 en Serbie; 12 sont des marins décédés en mer (parmi eux, Jean Cudennec, décoré de la Croix de guerre et de la Légion d’honneur); la plupart des autres sont décédés sur le sol français, si l’on excepte un décès survenu en 1918 à Dakar (Sénégal) et un autre décès survenu en Allemagne. Plusieurs ont été décorés, par exemple Armand Mahéas et François Marie Spagnol, décorés de la Médaille militaire et Pierre Marie Joseph Barazer de Lannurien, décoré de la Croix de guerre et chevalier de la Légion d’Honneur. Neuf soldats n’ayant pas de liens particuliers avec Plougasnou, mais hospitalisés à l’hôpital complémentaire, installé à Ker Job en Plougasnou, y sont décédés et inhumés dans une tombe collective au sein du cimetière communal. Jeanne Redon, de Térénez, reçut en 1920 le prix Monthyon car, outre la fait qu’elle ait aider son père à pêcher pendant les quatre années de la guerre, en 1916, alors âgée de 16 ans, et aînée de treize enfants, elle prit seule la mer à bord du sloop Marie-Joseph pour aider un navire anglais en difficulté à entrer dans la Rivière de Morlaix. En 1925, une société de mareyeurs se crée dans le syndicat de Plougasnou pour le commerce et la vente des langoustes, homards et autres produits de la mer. « Paris et les grands villes de France, et même de l’étranger, demandent de la marchandise et payent bien ». Un préventorium est créé à Plougasnou, à deux kilomètres de la mer, à Pontplaincoët, dans un parc boisé, avant 1924, par Ernest May.
Il comprend 36 lits réservés aux enfants indigents du département appartenant à des familles dont l’un des membres est tuberculeux. Les colonies de vacances des patronages parisiens existaient encore en 1933, visitées cette année-là par le cardinal Verdier, venu aussi rencontrer les directeurs et élèves du séminaire de Saint-Sulpice qui venaient passer leurs vacances à Kermaria en Plougasnou. D’autres colonies de vacances, accueillant près de 300 enfants, étaient organisées à Plougasnou chaque été par la ville de Morlaix. Le 9, un hydravion de la base de Cherbourg, en difficulté, capota en tentant d’amerrir près du lieu-dit « Lediben »; les deux aviateurs blessés s’accrochèrent à l’épave et furent secourus par un bateau de pêche, le La-Maria. En tout, le monument aux morts de Plougasnou porte les noms de 62 personnes mortes pour la France pendant la Seconde Guerre mondiale, Jean Guyader et Hervé Albert tous trois disparus à bord du Surcouf le 18 février 1942) et trois autres marins sont décédés l’un à Glasgow (Royaume-Uni), un autre à Alexandrie (Égypte) et le troisième, Étienne Colléter, à Margate (Royaume-Uni); 3 sont décédés en déportation (Marcel Aubertin à Dachau, Jean Guillaume Féat à Siegburg, Marcel Clech au camp de concentration de Mauthausen en Autriche). Plougasnou fait partie des premières communes bretonnes à avoir répondu à l’appel du 18-Juin du général de Gaulle. Dès le 19, le jour même de l’arrivée des troupes allemandes dans la région de Morlaix, l’Oiseau des tempêtes, un bateau de pêche, quitte le port de Primel avec huit hommes à bord. Ce ne fut que le premier des nombreux bateaux qui assurèrent par la suite le passage en Angleterre de plus de 350 patriotes (par exemple Jacques Jouniaux), certains d’entre eux à plusieurs reprises, en particulier le Primel, qui transporta à lui seul 230 personnes.
Le 5 par exemple, le sloop Yolande quitte la baie de Térénez avec trois hommes à bord, dont A. Saladin, âgé de 15 ans et demi, de Plouezoc’h, et Tudel, 16 ans, de Plougasnou. Pendant la Seconde Guerre mondiale, Plougasnou est utilisée comme base du réseau « Var » animé par Peter Deman du SOE qui assure des liaisons avec la Cornouailles. Ce réseau permet le retour de François Mitterrand, alors chef du mouvement de résistance RNPRG, qui débarque près de Plougasnou en. La commune a été décorée de la médaille de la Résistance. Un monument à la mémoire des Bretons des Forces françaises libres est dressé sur un îlot dans le port du Diben. Il a été inauguré en 1955 et comporte 288 noms de morts ou disparus. La commune de Plougasnou a vu partir 50 de ses enfants dont 20 ne devaient pas revenir.
Quatre résistants (Marcel Aubertin, Louis Guilloux, J.A. Loyen, Albert Vom-Hoevel) sont dénoncés par Hervé Botros, de Lanmeur, membre du kommando de Landerneau. D’autres résistants seront également dénoncés par Hervé Botros: Isidore Masson (de Morlaix), Charles Bescond, Yves, Emile et Yvonne Jegaden (tous cinq de Plougasnou) sont arrêtés le 3 juillet 1944. Isidore Masson, Charles Bescond, Yves et Yvonne Jegaden furent exécutés par les Allemands le 4 juillet 1944 et leurs corps enterrés dans une fosse à Ruffélic où ils sont exhumés le 12 août 1944. Une stèle est érigée à leur mémoire à Ruffélic, face à la mer. Émile Jegaden fut déporté au camp de Natzweiler-Struthof, puis dans le commando de Shomberg en Allemagne. Il reviendra vivant dans le courant du mois de mai 1945 après avoir réussi à s’évader lors de la « marche de la mort », mais garda de nombreuses séquelles physiques et psychiques jusqu’à sa mort survenue en 2014. Le soir du 3 juillet 1944, la feldgendarmerie envahit divers quartiers et hameaux de Plougasnou: de nombreux habitants sont arrêtés, certains étant retenus plusieurs jours.
Le 20, un charnier est trouvé derrière un talus près de la ferme de Merdy-Bras, contenant les corps de quatre résistants exécutés le 6 juillet 1944 par des hommes du kommando de Landerneau: Claude Kerguiduff, Alexis Moal, Pierre Moal et Jean Scour; leur souvenir est commémoré par une stèle qui se trouve à Pontplaincoat, à proximité du manoir qui avait été réquisitionné pendant l’Occupation par les troupes allemandes. Deux marins canadiens de l’, destroyer coulé le 29 avril 1944 lors d’un combat naval contre des navires de guerre allemands près de l’Île Vierge, sont inhumés dans le cimetière de Plougasnou. Six autres soldats du Commonwealth sont enterrés dans le carré militaire du cimetière de Plougasnou. Le 5, un groupe FFI d’environ 80 hommes libère Plougasnou alors qu’une trentaine de soldats ennemis (dont une vingtaine de Russes) se trouvent encore retranchés dans un blockhaus de la côte. Une colonne allemande forte de 200 hommes se porte à leur secours et prend 30 otages dans la population civile, menaçant en plus de détruire le bourg en cas de résistance; les otages réussirent à s’échapper près de Lanmeur, mais deux résistants furent alors abattus, Vincent Le Noan et Jean Tanguy. Trois soldats originaires de Plougasnou (H. Réguer), ont été tués pendant la guerre d’Indochine et deux pendant la guerre d’Algérie (Guillaume Guéguen et S. Un petit gisement alluvionnaire de cassitérite, un minerai stannifère a été exploité entre 1971 et 1973 à Plougasnou par la COMIREN (Compagnie des Mines de Saint-Renan).
Patrimoine religieux
Un projet de port de la zone portuaire du Diben a été porté par la municipalité actuelle dès son premier mandat. Ce projet fut l’un des thèmes centraux du dernier suffrage municipal de 2008 qui a vu le maire sortant, Yvon Tanguy, reconduit, emportant 21 sièges sur 23. Passé sous compétence communautaire, le projet est actuellement porté par Morlaix-Communauté. Le projet d’aménagement du port du Diben a été présenté le lundi 27 février 2012 et soumis au vote de 79 élus communautaires. 54 élus ont voté pour le projet, 8 ont voté contre, 17 se sont abstenus.
Après onze années d’études, le dossier va être prochainement déposé en préfecture. Un autre petit port de plaisance existe à Térénez. Plougasnou possède neuf monuments historiques