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Montfort-l’Amaury

Yvelines · Île-de-France

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La commune et son patrimoine religieux

Histoire de Montfort-l'Amaury

Attestée sous les formes Mons Fortis en 999, Montfortis, Moriacum, Montifors, Montfort-en-Iveline, puis Montfort-le-Brutus en 1793, la localité s'établit sur un site défensif. Une demeure fortifiée désignée Mons fortis en latin médiéval, c'est-à-dire Monfort, se dressait au XIe siècle sur une colline ; ses possesseurs portaient souvent le nom d'Amaury, et c'est en souvenir d'Amaury, deuxième seigneur de Montfort, que l'endroit fut appelé par la suite Montfort-l'Amaury.

C'est le roi Robert II (972-1031) qui fit construire le château fort en 996 sur « la butte de Montfort », appelée alors Montfortis. Montfort-l'Amaury fut le fief de la famille des Montfort depuis le début du XIe siècle avec Guillaume de Hainaut. Son fils (1028-1053) fit construire les remparts dont on peut voir encore des vestiges. En 1224, Amaury VI de Montfort cède ses droits sur l'Occitanie au roi de France ; en échange, la seigneurie est érigée en comté.

Au cours de la guerre de Cent Ans (1337-1453), le château fort fut détruit par les Anglais. Le comté de Montfort fut lié au duché de Bretagne à la suite du mariage de Yolande de Montfort avec Arthur II de Bretagne en 1292. À partir de 1365 et pendant deux siècles, la ville devient une dépendance de la Bretagne. La duchesse Anne de Bretagne (1477-1514), qui possédait également le titre de comtesse de Montfort, séjourna cinq ans à Montfort-l'Amaury et embellit la capitale de son comté. Le comté revient à la couronne de France en 1547 lors de la réunion définitive de la Bretagne à la France, conformément au traité de 1532. En 1591, c'est à Montfort-l'Amaury qu'Henri IV, roi de Navarre, négocia son abjuration avant d'être accepté en tant que roi.

Toponymie de Montfort-l'Amaury

La localité ne s'est jamais appelée Pinson, Pincionemonte : déjà en 1873, l'historien A. de Dion avait relevé cette ancienne erreur, certains ayant pris Pinciomons pour Montfort, qui est en réalité Montpinçon, fief de la châtellenie de Gambais. Un lieu élevé a vocation de site défensif, et les féodaux ont bâti sur des monts : la demeure fortifiée du XIe siècle, désignée Mons fortis en latin médiéval, donna son nom à la commune.

Patrimoine religieux à Montfort-l'Amaury

L'église Saint-Pierre, des XVe-XVIe siècles, d'une taille impressionnante et rare pour une petite cité, fut reconstruite par Anne de Bretagne en 1491, en lieu et place d'une église médiévale du XIe siècle. André de Foix, seigneur de Montfort de 1524 à 1540, amplifia les aménagements entrepris sous le dernier règne breton. L'édifice est en pierre de Bazemont et grès de Rambouillet. Il est particulièrement intéressant par ses nombreuses gargouilles extérieures, ses clefs de voûte pendantes et sculptées dans les bas-côtés et surtout sa collection de vitraux Renaissance qui ornent les baies des bas-côtés et les fenêtres hautes du chœur. Quatre d'entre eux sont datés mais aucun n'est signé. Classée Monument historique depuis 1840, l'église présente un ensemble de 37 verrières datant de la deuxième partie du XVIe siècle, unique en Île-de-France.

Anne de Bretagne fit également transférer le cimetière qui était au sud de l'église hors les murs, dans le quartier de la Brosse, et construire la tour qui porte son nom en briques et en pierres. Le cimetière des XVe-XVIe siècles, entouré de galeries semblables à celles d'un cloître, servit de charnier pour l'inhumation des corps retirés de l'ancien cimetière à l'emplacement de l'église ; le cloître et la porte sont classés Monument historique. Du château fort, construit au XIIe siècle et détruit au cours de la guerre de Cent Ans, ne subsistent que les ruines du donjon, appelé tour Anne-de-Bretagne, dont les vestiges sont classés Monument historique depuis 1862.

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