Montfort-l'Amaury

Histoire de Montfort-l’Amaury

Montfort-l’Amaury est une commune de Yvelines, en Île-de-France, qui compte 2 870 habitants. La localité ne s’est jamais appelée Pinson, Pincionemonte, certains ont repris cette ancienne erreur que, déjà en 1873, le grand historien A. de Dion avait relevée: quelques-uns ont pris Pinciomons pour Montfort et qui est Montpinçon, fief de la chatellenie de Gambais. “La Butte du Pinçon” ou “La Butte de Montpinçon” est située à Condé-sur-Vesgres, près de Gambais.

Attestée sous les formes Mons Fortis en 999, Montfortis, Moriacum, Montifors

Montfort-l’Amaury a pris le nom d’Amaury, deuxième seigneur Montfort. C’est le roi Robert II (972-1031) qui fit construire le château fort en 996 sur « la butte de Montfort », appelée alors Montfortis. Montfort-l’Amaury fut le fief de la famille des Montfort depuis le début du avec Guillaume de Hainaut. Son fils, (1028-1053), fit construire les remparts dont on peut voir encore des vestiges. En 1224, Amaury VI de Montfort cède ses droits sur l’Occitanie au roi de France; en échange, la seigneurie de Montfort-l’Amaury est érigée en comté. Au cours de la guerre de Cent Ans (1337-1453), le château fort fut détruit par les Anglais.

Le comté de Montfort fut lié au duché de Bretagne à la suite du mariage de Yolande de Montfort avec Arthur II de Bretagne en 1292. Lors de la guerre de succession de Bretagne (1341-1364), les Monfort font valoir leurs droits à la couronne ducale et l’emportent finalement, avec l’aide anglaise, à la bataille d’Auray (1364). À partir de 1365 et pendant deux siècles, la ville devient une dépendance de la Bretagne grâce au mariage de la dernière descendante des comtes de Montfort avec Arthur, duc de Bretagne. Le duc nomme Tugdual de Kermoysan gouverneur de son comté de Montfort l’Amaury en 1447. Les Monfort, devenus ducs de Bretagne, n’en restent pas moins comtes de Montfort et le comté est une de leurs possessions. La duchesse Anne de Bretagne (1477-1514), qui possédait également le titre de comtesse de Montfort, séjourne cinq ans à Montfort-Lamaury et embellit la capitale de son comté; on lui doit l’évolution de l’église Saint-Pierre, qu’elle entreprit de remodeler pour lui offrir une architecture plus moderne et une meilleure distribution.

L’église est en pierre de Bazemont et grès de Rambouillet. Elle fait transférer le cimetière qui était au sud de l’église hors les murs, dans le quartier de la Brosse et construire la tour qui porte son nom en briques et en pierres. Le comté revient à la couronne de France en 1547 lors de la réunion définitive de la Bretagne à la France, conformément au traité de 1532. Henri II, fils de François et de Claude de France, elle-même fille de la duchesse Anne de Bretagne, reine de France par son mariage avec Charles VIII puis Louis XII, devient roi de France à la mort de son père François, en même temps que duc de Bretagne et comte de Montfort. Plus tard, en 1591, c’est à Montfort-l’Amaury qu’Henri IV, roi de Navarre, négocia son abjuration avant d’être accepté en tant que roi. Elle fut chef-lieu de district de 1790 à 1795.

Au cours de la Révolution française, la commune porte provisoirement le nom de « Montfort-le-Brutus ». Pendant l’Occupation allemande des années 1940, Montfort connut la présence d’une kommandantur. Il y eut des résistants, notamment communistes, dont certains furent arrêtés. À la Libération , le maire, d’origine alsacienne, fut arrêté et mourut en prison. La commune a indirectement transmis son nom à l’université De Montfort à Leicester en Angleterre, ainsi dénommée en hommage à Simon V de Montfort, de Leicester au, issu de la Maison de Montfort-l’Amaury. Au, la commune est le théâtre deux intrigues policières dans la forêt de Rambouillet, l’affaire du double meurtre dans les années 1950 et l’affaire Robert Boulin dans les années 1970.

La Ville de Montfort-l’Amaury a organisé plusieurs événements pour commémorer le de naissance du compositeur de musique classique Maurice Ravel, qui vécut dans la commune de 1921 à 1937: tout d’abord, au musée Maurice-Ravel, le double lancement, d’une part d’un nouveau timbre Maurice Ravel par Philaposte, du groupe La Poste, dans un bureau de poste éphémère, d’autre part de la nouvelle édition de la correspondance de Maurice Ravel aux éditions Gallimard, avec signature du livre par son éditeur scientifique, Manuel Cornejo; par ailleurs un concert de piano de Tiffany Poon au Centre Boléro, nouveau nom du Centre municipal des loisirs (CML).

Patrimoine religieux

La commune compte six monuments historiques D’autres monuments, non classés, sillonnent la ville Par ailleurs, sept jardins ont fait l’objet d’un pré-inventaire dont ceux du Belvédère et du château de Groussay.

Informations Clés

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Population

2.870 habitants

Région

Île-de-France

Département

Yvelines
(78)

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