Carignan
Histoire de Carignan
Carignan est une commune de Ardennes, en Grand Est, qui compte 2 810 habitants. Le bourg est attesté sous le nom Epoisso au, Epossium selon Grégoire de Tours, des mots gaulois *epo (cheval) et *epotsos (« guerrier à cheval, cavalier ») pour un dérivé toponymique « Domaine du chevalier ». Puis le nom d’Evosio est mentionné vers 540, pour donner Ivoy. La prévôté d’Yvoy, aussi orthographié Yvoi, Ivois, Ivoi, Ivoix, en Luxembourgeois Ipsch, change de nom lorsque Louis XIV l’érige en duché en faveur d’Eugène-Maurice de Savoie, fils du prince de Carignan en Piémont.
Pendant la Révolution, la municipalité reprend le toponyme Ivoy. Jusqu’au milieu des années 1950, sa langue véhiculaire a été le lorrain et non plus le champenois contrairement à la majorité du reste des Ardennes. Les habitants de Carignan ont conservé l’ancien gentilé d’Yvoisiens.
Le nom Eposio ou Epoisso, d’origine celtique (Epo=cheval), permet d’envisager une occupation humaine antérieure à la période romaine. Le site de Carignan est occupé au moins depuis l’époque romaine. Il est connu des Romains sous le nom d’Epoisso Vicus. C’est aussi une étape sur la voie romaine Reims-Trèves et il figure comme telle dans L’Itinéraire d’Antonin. Pendant la reconstruction en 1949, après la Seconde Guerre mondiale, des vestiges architecturaux gallo-romains ont été mis au jour parmi lesquels une sculpture de Mercure tenant Bacchus et deux grands chapiteaux corinthiens. S’y ajoute la vaste villa de Maugré, au nord-est de la cité, le long du ruisseau de Matton, fouillée de 1976 à 1986 avant d’appartenir aux ducs de Bourgogne.
La prévôté d’Yvois fait ensuite partie intégrante des Pays-Bas espagnols et Yvois est l’une des plus importantes places fortes du sud-Luxembourg. La France s’en empare après le siège de 1542 et en 1552 (le 23 juin, après un siège de six jours). Mais elle fait retour à l’Espagne en 1559 (traité du Cateau-Cambrésis). Ses fortifications sont alors démantelées puis reconstruites, sans doute au début. Au cours de la guerre de Trente Ans, après avoir été assiégée deux fois en 1637 et 1639, par les troupes françaises du maréchal de Châtillon, la ville est rasée sur ordre de Richelieu et le site reste longtemps quasi-abandonné. Yvois est annexée par la France en 1659 (article du traité des Pyrénées).
En 1662, le territoire d’Yvois, correspondant approximativement à l’actuel canton de Carignan, est érigé en duché de Carignan par Louis au profit d’Eugène-Maurice de Savoie, comte de Soissons, fils du prince de Carignan en Piémont et la ville perd son nom pour devenir Carignan. Ces tirs touchent en particulier Carignan où les Allemands essayent de réparer le pont Alix. Une habitante a par ailleurs été admise parmi les 4281 Justes parmi les nations de France pour avoir sauvé des personnes juives persécutées par le régime nazi et le gouvernement de Vichy: Odette Chauveau.
Patrimoine religieux
Parmi les monuments de la ville de Carignan peuvent être évoqués Un Cercle historique et artistique yvoisien a été créé en 1982. C’est une association loi de 1901. Un centre culturel est aménagé dans un ancien supermarché, à l’initiative de la municipalité, pour regrouper un pôle pour la petite enfance, un relais d’assistance maternelle, le club de maquette de Carignan, et une médiathèque.
Monument aux morts et carré militaire.