Histoire de Sare

Sare est une commune de Pyrénées-Atlantiques, en Nouvelle-Aquitaine, qui compte 2 720 habitants. Le toponyme Sare apparaît sous la graphie Sares en 1152 dans le cartulaire de Bayonne; sans doute par analogie avec Serres, paroisse toute proche en direction de Saint-Jean-de-Luz, le texte latin a introduit une marque romane de pluriel au toponyme basque Sara, également romanisé. Selon Jean-Baptiste Orpustan, le basque Xara est à l’origine du toponyme actuel. La graphie moderne Sare est trouvée en 1289 et il faut attendre le pour voir évoquer la localité à nouveau dans les textes sous la forme Sarre en 1650 sur la carte du Gouvernement Général de Guienne et Guascogne et Pays circonvoisins et Sara en 1657.

Durant la Révolution, à partir de 1793, Sare fut temporairement nommée La Palomière, en référence à la tradition de chasse à la palombe pratiquée localement entre le bassin de Sare et la vallée d’Etxalar. Le dictionnaire toponymique Béarn-Pays basque de 1863 est assez disert sur les toponymes de la localité) et Haramburua. On y trouve également Helbarrun sous la graphie Helbarren, Istilarte (Istillarte), Lehenbizkai sous la forme Léhembiscay et Olhalde en tant qu’Olhade.

Le nom basque actuel de la localité est Sara et le gentilé est Saratar.

puis à nouveau au Périgordien supérieur, dit Gravettien, il y a. Les outils découverts à Lezea sont des grattoirs carénés, probablement de l’Aurignacien, des burins de Noailles et des pointes de la Gravette. Les investigations dans la grotte de Lezea ont également permis d’identifier une faune préhistorique constituée de cerf élaphe, de bovidés, grands et petits, de cheval, sanglier, chèvre des montagnes, chevreuil, isard, bouquetin des Pyrénées, renne, loup et enfin, d’ours des cavernes. De l’âge du bronze nous sont parvenus des monuments funéraires, tels des dolmens ou des coffres dolméniques de dimensions plus modestes, nombreux sur le territoire communal, mais souvent saccagés et pillés au cours des derniers siècles. On trouve également des cromlechs, évolution du rite funéraire vers l’incinération, érigés le long des pistes pastorales, à des altitudes supérieures à celles des sépultures mégalithiques déjà citées. Outre les cercles de pierres qui sont les cromlechs proprement dits (baratz), deux variantes sont assez fréquentes. Le tumulus-cromlech est un cercle de pierre, appelé également « péristalithe », entourant un tumulus de terre ou de pierres, et le tumulus simple, de terre ou de pierre, tel celui décrit sous le nom. Le territoire de Sare fournit trois exemples de cromlechs, un de tumulus-cromlech et cinq de tumulus simples.

Il faut remarquer que l’un de ces tumulus a été daté assez curieusement d’une période qui s’étend de de notre ère, c’est-à-dire appartenant au Moyen Âge. Deux menhirs se dressent sur le territoire communal. L’un, situé à d’altitude et à en contrebas du co est un exemple significatif des accords existants entre la localité et Vera de Bidassoa. La pierre que l’on peut voir aujourd’hui est une reconstitution d’une ancienne dalle qui mesurait plus de onze mètres de long sur un mètre de large, à cheval sur la frontière avec de part et d’autre douze grosses pierres également réparties (six dans chaque juridiction) et servant de siège aux mandataires. Ces enceintes accueillaient les populations agro-pastorales de ce petit territoire, dont les monuments funéraires sont parvenus jusqu’à nous.

>Aucun établissement romain n’a été à ce jour attesté sur le territoire communal, le pont piétonnier dit « romain » datant. Les documents datant du Moyen Âge et permettant de se faire une idée de la vie de la localité et des événements marquants sont rares et partiels. Les maigres témoignages existants proviennent des restes des registres paroissiaux, et d’un livre des faceries, rendant compte des accords pastoraux décennaux avec les voisins navarrais. La paroisse de Sare établit donc très tôt une communauté économique avec ses voisins espagnols de Vera de Bidassoa, Etchalar et Zugarramurdi, signant, en des lieux limitrophes des différentes paroisses, comme sur la table de Lizuñaga, des conventions. De cette période, on connaît néanmoins certaines familles, ou plutôt maisons, les premières portant le nom des secondes. La maison forte Arizmendia a été édifiée en 1289, et la famille de Lahet existe déjà en 1233, et est donnée pour noble en 1357. Hurayian Corboran de Lahet, vicomte de Navarre, suivit Saint Louis durant la septième croisade.

La maison donna également un évêque à Bayonne qui fit imprimer en 1492 le Bréviaire de Bayonne; un siècle plus tard, on trouve un Bernard de Lahet, avocat du roi au Parlement de Bordeaux. Enfin, les maisons Iratzea et Iturbidea sont mentionnées en 1451. Son unique ouvrage, Gero (ou Guero, « Après »), est écrit non seulement dans un but religieux, mais également dans un objectif patriotique:. On doit également à Axular, fin administrateur, la surélévation de l’église Saint-Martin. La frontière de avec le Pays basque espagnol a profondément marqué son histoire. En octobre de cette même année, et malgré l’opposition de la maison Lahet qui y voyait une atteinte à ses privilèges, la paroisse acheta au roi sa liberté administrative, néanmoins placée sous l’autorité directe des représentants royaux qu’étaient l’intendant et le subdélégué.

Quoiqu’éloignée de la côte, Sare mobilisa en 1636 et 1637, soit un tiers de sa population, pour se défendre alors que les cités atlantiques étaient occupées, et que Ciboure, Urrugne et Ascain subissaient des dégâts parfois importants. Cette mesure fut étendue à Biriatou, Cambo, Larressore, Louhossoa, Mendionde et M, poussés dans ce sens par le directoire d’Ustaritz:. La récupération des biens ne se fit pas sans difficulté, ceux-ci avaient été mis sous séquestre mais n’avaient pas été enregistrés et avaient été livrés au pillage.

défendues par l’armée de Soult durant octobre et novembre 1813. Le maire de Sare, Martin Dithurbide, assisté de, adressa aux autorités une pétition qui décrit les conditions de vie durant cette période de déportation de la population: Alors que l’armée impériale était engagée dans la guerre d’indépendance espagnole, les Espagnols des Cinco Villas firent un coup de main sur Sare, qui devait demeurer dans l’histoire sous le nom de guerre des chemises. Le en effet, les voisins navarrais. Les habitants furent bientôt libérés sous caution, qui resta un objet de litige entre le cautionnaire-payeur et la commune de Sare jusqu’en 1822. L’année 1813 vit les troupes anglo-hispano-portugaises battre les armées françaises à Vitoria, et remonter vers le nord pour pénétrer en France. Le maréchal Soult établit une ligne de défense entre Hendaye et Saint-Jean-Pied-de-Port, qui se traduisit localement par la construction de neuf redoutes. Le duc de Wellington installa un observatoire au sommet de la Rhune et engagea, dès le, face. Durant les combats acharnés, les ouvrages changèrent plusieurs fois de mains.

Les redoutes Alchangue et Koralhandia furent submergées dès les premières heures de la matinée, bientôt suivies de celles de Sainte-Barbe et de Granada. Alors que Sare était envahie et que l’ouvrage de la Madeleine sombrait à son tour, les redoutes Louis XIV et Zuharmendi, plus au nord, tombaient une à une. Les troupes françaises se replièrent sur Saint-Pée-sur-Nivelle dans l’après-midi. Alors que le télégraphe est déjà présent dans le village depuis 1886, l’électricité arrive à Sare en 1902, grâce à la transformation d’un moulin à eau d’Ainhoa en usine hydraulique. Le téléphone de la poste date quant à lui de 1903. Près de du village furent mobilisés en 1939. Trente jeunes Saratars furent réquisitionnés en 1942 pour construire les fortifications de Socoa. À nouveau, perdirent la vie durant les conflits de la Seconde Guerre mondiale.

Le monument aux morts, également du sculpteur Maxime Real del Sarte, rend un hommage particulier à Victor Ithurria, dont l’habileté à la pelote basque avait fait de lui un lanceur de grenades particulièrement efficace. Appelée à se prononcer par référendum en 1978, la population de Sare rejette le projet de création d’une route menant au sommet de la Rhune, permettant au chemin de fer de la Rhune de survivre, et à la région de garder son originalité.

Patrimoine religieux

Des ouvrages militaires font l’objet d’un classement par le ministère de la Culture. Il s’agit d’ouvrages situés à proximité immédiate de la frontière entre l’Espagne et la France. Ils ont été construits pour certains d’entre eux lors de la campagne de 1793 – 1795 et réutilisés par la suite pour contenir l’avancée des troupes de la coalition anglo-hispano-portugaise.

L’ensemble du dispositif se répartit sur les territoires des communes d’Ascain, de Sare et d’Urrugne et marginalement sur ceux de Saint-Pée-sur-Nivelle et de Biriatou. La maison dite Ihartzeartea fut érigée. Elle fut le siège de la Sarako Izarra, groupe musical et de danses créé en 1931; elle accueillait également le chœur Euskadiko abesbatza dont Luis Mariano fit partie jusqu’en 1938., elle fut le lieu de répétition du groupe Eresoinka formé à l’initiative du gouvernement basque. Une fresque murale de la salle principale témoigne de la présence de ce groupe de et danseurs triés sur le volet qui pendant deux ans furent les ambassadeurs de la culture basque dans les plus grandes salles d’Europe occidentale.

Cette fresque est attribuée au peintre Gaspar Montes Iturrioz. Il s’agit d’une église fortifiée, dont les murs de base sont d’une épaisseur de. Elle fut surélevée sur l’initiative et les deniers du curé Pedro de Axular en 1641. Comme partout au Pays basque, le renforcement de la pratique du catholicisme du au début du nécessita l’augmentation de la capacité d’accueil des églises. On doit à l’évêque de Bayonne l’idée de répliquer le système des galeries existant dans les trinquets, et d’ériger à partir de 1556 des balcons de bois dans les églises.

L’église Saint-Martin, avec ses trois galeries, offre environ. Elle recèle un ensemble de mobilier inventorié par le ministère de la Culture. D’autre part, une plaque signale la tombe et la place traditionnelle des benoîtes. Sur le clocher se trouve l’inscription: (« toutes les heures blessent l’homme, la dernière l’envoie au tombeau »). L’orgue de l’église, œuvre de Gaston Maille, est en place depuis 1904; il a fait l’objet d’une restauration en 2014.

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Population

2.720 habitants

Région

Nouvelle-Aquitaine

Département

Pyrénées-Atlantiques
(64)

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