Lusignan
Histoire de Lusignan
Lusignan est une commune de Vienne, en Nouvelle-Aquitaine, qui compte 2 589 habitants. Le nom de Lusignan pourrait dériver du nom d’un propriétaire foncier gallo-romain: Licinius.
De 1568 à 1570, la guerre de Religion reprend après une période d’accalmie. La ville de Poitiers est tenue par le parti catholique représenté par le comte de Lude. Poitiers ne peut plus être la capitale du protestantisme: La Rochelle prend sa place. En 1569, Coligny qui commande les troupes protestantes manœuvre dans le Limousin puis revient occuper Châtellerault et Lusignan, obligeant ainsi le comte de Lude à lever le siège de Niort.L’amiral de Coligny s’empara de la forteresse mais fut forcé de la rendre en septembre de la même année. dans le centre historique de Lusignan|alt= Durant la cinquième guerre de religion, le duc de Montpensier attaqua les faubourgs de Lusignan et, après les avoir conquis, mit le siège du château et de la ville. Dans une seule sortie, les assiégés tuèrent cinq capitaines. L’assaut du fut encore très-meurtrier. Commandée par le vicomte de Rohan, la garnison réduite à, demande enfin à capituler le.
Le régiment de Sarrieu prit alors possession de la ville, y demeura quelque temps en garnison puis démolit le château.
Lusignan accueille favorablement les avancées de la Révolution française. Elle plante ainsi son arbre de la liberté, symbole de la Révolution. Un autel de la Liberté est ajouté à son pied. Il devient le lieu de ralliement de toutes les fêtes et des principaux événements révolutionnaires, comme la célébration de l’anniversaire de la fin de la Terreur (9 thermidor). Elle est chef-lieu du district de Lusignan de 1790 à 1795. De 1920 à 1933, une ligne de chemin de fer reliait Lusignan à Lencloître.
Sur le trajet, de nombreuses stations avaient été installées: Jazeneuil, les Chaumes de Curzay, Sanxay, Nèdes-Lilairière, Benassay, Lavausseau, Latillé, Chiré, Vouillé, Cissé, Yversay, Neuville, Bellefois, Vendeuvre, Signy, Ouzilly, l’Epinette, Lencloître. Au début de la Seconde Guerre mondiale, la Vienne accueille réfugiés de Moselle dont de nombreux habitants de L’Hôpital (Moselle), qui sont logés souvent chez l’habitant et répartis dans toutes les communes. Lusignan accueille ainsi des réfugiés, qui s’intègrent, notamment dans les équipes sportives. Le club de football de l’Union sportive mélusine compte ainsi six équipiers mosellans sur onze en 1940. Une partie de la population mosellane est autorisée à réintégrer la « zone interdite » après l’armistice de juin 1940. Après la drôle de guerre, c’est la bataille de France et l’effondrement de l’armée française.
Les combats se rapprochent, et la Luftwaffe bombarde la gare le: une maison est endommagée, sans faire de victime. Un camp de prisonniers de l’armée d’Afrique est établi par les Allemands à Lusignan: ils sont utilisés pour les travaux agricoles. Progressivement, ils sont renvoyés en Afrique par l’occupant; un certain nombre d’entre eux ont disparu.
Patrimoine religieux
), érigée en 2007 sur la promenade de Blossac, à l’emplacement de l’ancien château de Lusignan. Le château de Lusignan était sans doute l’un. La légende dit qu’il a été construit par la fée Mélusine pour son mari Raymondin. Il fut le berceau de la maison de Lusignan dont des membres furent rois de Chypre et de Jérusalem.
Le château est démantelé sur ordre du roi Henri III en 1586; seule la tour Mélusine subsiste jusqu’en 1622. La promenade de Blossac sera emménagée sur le site du château au sur les ordres du comte de Blossac, alors intendant royal en Poitou. L’église Notre-Dame-et-Saint-Junien est de style roman. Elle est classée monument historique depuis 1862.
Elle a été fondée par Hugues IV de Lusignan en en l’honneur de Notre-Dame. À la demande du comte de Poitou, Guillaume le Grand, le roi de France, Robert le Pieux, permet à cette église de recevoir des donations qui ne seront sujettes à aucun seigneur. Le pape, à la requête de Hugues IV, appuyé par l’évêque de Poitiers, place l’église sous sa protection. Il y eut deux campagnes de construction: l’une au début du concerne les murs Nord et Sud de la nef, le croisillon Nord et son absidiole; l’autre durant la seconde moitié du concerne le reste de l’édifice à l’exception du porche d’entrée.
Cette seconde campagne de 1110 à 1130 a été impulsée par Hugues VI de Lusignan en remerciement d’avoir échappé à la mort au cours d’une croisade. Au long des siècles, elle connut beaucoup de revers. Le conflit qui opposa le roi Henri II Plantagenet au seigneur de Lusignan et qui aboutit en 1168 à de graves dommages au château, a, sans doute, également été à l’origine de destructions dans l’église.