Les Touches
Histoire des Touches
Les Touches est une commune de Loire-Atlantique, en Pays de la Loire, qui compte 2 577 habitants. Le nom de la localité est attesté sous la forme Tuschiae. Étymologiquement, « Les Touches » signifie « les petits bois », (plusieurs hameaux s’appellent le Bois Souchard, le Bois Geffray, le Bois Nouveau, les Hauts Bois). Le nom aurait pour origine le défrichement des bois qui entouraient Nort-sur-Erdre.
Le gentilé des habitants est « Touchois », cependant, la mairie indique que, jusqu’au, ceux-ci étaient appelés les « Tuchides ». La forme bretonne proposée par l’Office public de la langue bretonne est.
Des fouilles ont mis en évidence une présence humaine dès le Néolithique attestée par la présence de silex éclatés et taillés aux alentours du mont Juillet. De même, à talon ont été retrouvées au niveau du hameau de la Gérarderie. Les Romains ayant eu une forte présence dans l’actuelle commune voisine de Petit-Mars, des traces ont pu être retrouvées aux Touches. Ainsi, un puits fut découvert au lieu-dit de la Réauté ainsi que de la vaisselle romaine. Deux voies romaines sont également connues. Deux ans plus tard, en 1668, autorisa César de la Musse à établir une foire sur la commune.
L’exploitation minière aux Touches débute en 1746 lorsque Simon Jarry, un négociant nantais, pétitionne le roi au sujet d’une mine de charbon qu’il fait fonctionner à ses frais depuis 1738 dans la paroisse de Nort. Cette pétition vise à demander au roi de lui accorder, ainsi qu’à ses héritiers, le droit de rechercher et d’exploiter les mines de charbon dans la paroisse de Nort et à « aux environs » pour une période de à partir. Le roi, réuni en Conseil d’État le au château de Bouchoitte, donna son accord. Après une nouvelle demande, le roi a de nouveau prolongé pour une période de, à compter du, la concession faite à Jarry. Par cette décision, la concession, dite de Languin, donnée à l’origine fut étendue et inclut explicitement plusieurs nouvelles paroisses, dont celle des Touches (mais aussi celles de Trans, Mouzeil, Saffré et Héric). Joseph Gaudin fils et offrirent aux héritiers de Simon Jarry de continuer l’exploitation à leur place moyennant une indemnité.
Le conseil général de la commune de Nantes, autorité de tutelle en la matière, fut favorable à ce changement. Par la suite, le Comité de salut public fut saisi et rendit un arrêté, le, par lequel il autorisa Gaudin fils et à exploiter les mines à titre provisoire. Selon Édouard Bureau, Michaud et Saulnier restèrent concessionnaires de la mine comme l’indique un arrêté du directoire exécutif en date du les autorisant à poursuivre l’exploitation pendant à partir de cette. Une brigade a été détachée aux Touches et dans les villages de Nort et de Joué en afin de contenir les chouans. Le général François-Joseph Westermann s’empare des Touches avec la cavalerie de l’armée du Nord et tue entre qui s’y étaient réfugiés. Durant la période, le Conseil municipal décida de planter, place du Champ de Foire, un peuplier comme arbre de la Liberté.
Il exploita les mines jusqu’en 1823 puis céda la concession à Robert de Granville en 1830 qui mourut rapidement et fit mettre la concession en liquidation Elle fut rachetée par monsieur de Sartoris qui mourut en 1834. Ne laissant que des héritiers mineurs, leur tuteur voulut vendre les sociétés aux enchères en 1835. La concession des mines de houilles des Touches fut créée par décret royal de du à partir de la partie orientale de la concession de Languin. Elle couvrait dans un rectangle de de long (d’ouest en est) sur de large (du nord au sud). Lors du partage, elle fut attribuer à messieurs Frogier et Corroyer qui créèrent une société en commandite et par action qui fut constituée en. Un directeur-gérant de la mine est nommé en la personne de monsieur Cadié.
Il fut remplacé dès le par monsieur de Bourges. De Bourges nomma Hippolyte Jacquet comme directeur des travaux. Ce dernier demanda alors une suspension momentanée des travaux du fait des mauvais résultats de l’exploitation. Ainsi, un rapport du propose l’abandon du puits de la Guérinière, autorisé cinq jours plus tard. Le il fut autorisé à ouvrir un premier puits, le puits Saint-Auguste à La Guérinière (dans les Touches, mais proche de Mouzeil). Il dut toutefois fermer deux puits de recherche au niveau de La Croix-Perrine du fait d’émanation de gaz.
La société exploitante Bonnefond et Cie fut donc liquidée. Le conseil municipal des Touches s’est prononcé dans le but de faire installer l’électricité dans le village des Touches. À cette fin, il s’est adressé à la société d’électricité de Basse-Loire installée à Saint-Nazaire. Cet appel est réitéré le à la suite d’une « demande de concession par l’État d’une distribution d’énergie électrique aux services publics formés par la société nantaise d’éclairage et de force par l’électricité ». La subdivision des sapeurs pompiers des Touches est créée. C’est dans la ferme de Pierre Martin située au village de la Maison rouge qu’a été formé le le maquis de la Maison rouge qui deviendra plus tard le maquis de Saffré (premier maquis de la Loire-Atlantique homologué par Londres).