Ormoy (91)
Histoire d’Ormoy
Ormoy est une commune de Essonne, en Île-de-France, qui compte 2 568 habitants. Anciennement, Ulmaya en 1352, Ormeyo. La commune fut créée en 1793 sous le nom d’Ormoy-lès-Essonnes, le Bulletin des lois de 1801 introduisit l’orthographe actuelle.
Des témoignages écrits attestent que village d’Ormoy s’est développé à l’époque carolingienne, au cours du Haut Moyen Âge. Il s’établit définitivement autour de son église, qui date du, et devient un village fortifié pendant le Moyen Âge central. Au début du, Germain de Valenciennes, écuyer et essayeur général de la Chambre des monnaies, est seigneur des fiefs d’Ormoy, de Villabé et de Coupeau (un fief de Villabé, écrit aussi Coupeaux ou Couppau). Il avait acheté au roi la justice de ces lieux. Mais, à la même époque, sous François, le seigneur engagiste de Corbeil fait des poursuites pour la lui reprendre. Germain de Valenciennes est mort en 1520.
Il a été inhumé dans l’ancienne église Saint-Thomas-du-Louvre, située à proximité de l’hôtel de la Petite-Bretagne, aux côtés du corps de sa première femme, Antoinette Budé, petite fille de Dreux Budé. Près du porche de l’église, on pouvait lire l’épitaphe de Germain de Valenciennes Cy-gist noble homme Germain de Valenciennes, en son vivant escuyer, (Sr) d’Ormoy, Coupeaulx et Villabé, et général essayeur du Roi, nostre sire, en sa chambre des monnoyes à Paris; qui trespassa l’an 1520, le mardi 15 mars. Et aussy gist noble damoiselle Anthoinette Budé, jadis sa première femme, laquelle décéda le mardy 21 d’avril 15., après Pasques. À la mort de Germain de Valenciennes, l’hôtel de la Petite-Bretagne devient la possession de son fils Jean, de 1530 à 1565, puis d’Anne, Claude et Germain II de Valenciennes, les enfants de Jean de Valenciennes. L’hôtel de Petite-Bretagne est alors nommé hôtel de Coupeau car Germain II de Valenciennes est aussi seigneur d’Ormoy et de Coupeau.
En 1551, Anne de Valenciennes, fille de Pierre de Valenciennes, un descendant de Germain de Valenciennces, notaire et Secrétaire du roi et seigneur d’Ormoy, épouse Louis Budé, écuyer, seigneur de Montgeron et descendant lui aussi de Dreux Budé. Le contrat de mariage indique que Pierre donne à sa fille des terres du terroir d’Ormoy, près de Corbeil, et aux environs. Plus tard, dans un acte du daté du, Germain II de Valenciennes, écuyer, seigneur d’Ormoy et des Copeaux en partie, fait une donation à Claude de Troye, écuyer d’écurie du Roi et du duc de Nemours, son cousin issu de germain et à ses enfants des terres et seigneuries d’Ormoy (près de Corbeil), des Copeaux (près de Villabé), de Villoison (près de Villabé), d’Écharcon et de Montceaux (près de Corbeil), avec les droits qui y sont attachés. Ainsi, à la fin du, les terres d’Ormoy sont la propriété de différents descendants de Germain de Valenciennes et de Dreux Budé., duc de Villeroy, possesseur de la terre d’Ormoy. La seigneurie de Villeroy, dont les terres se situaient sur la rive droite de l’Essonne entre Fontenay-le-Vicomte et Mennecy, est devenue la possession de Nicolas III de Neufville de Villeroy, Secrétaire d’État, vers.
Villeroy était au Moyen Âge une cure issue d’un démembrement de celle de Villabé détenue par les abbesses de l’abbaye de Yerres. Nicolas III de Neufville détient les trois hautes justices des villages de Villeroy, Fontenay-le-Vicomte et Mennecy. Vers, il étend sa possession sur toutes les terres de la cure de Villeroy qui cesse d’être une paroisse. La seigneurie Villeroy est érigée en châtellenie en en faveur de Nicolas IV de Neufville de Villeroy; le fief d’Ormoy Puis, en, la seigneurie et châtellenie de Villeroy est érigée en marquisat. Le roi Louis XIV érige le marquisat de Villeroy en duché-pairie en faveur du maréchal de France Nicolas V de Neufville de Villeroy, en récompense des services rendus au roi et à sa mère Anne d’Autriche, notamment lorsqu’il était gouverneur du jeune Louis.
Les fiefs et paroisses environnants de Ballancourt, Chevannes et Villabé sont rattachés au duché de Villeroy en. Ormoy devient ainsi une possession des ducs de Villeroy jusqu’à la Révolution. Le dernier duc, Gabriel Louis François de Neufville de Villeroy, est guillotiné le. Jusqu’au milieu, les villages d’Ormoy et de Villabé ne forment qu’une seule et même paroisse nommée Ormoy-Villabé. Ces deux villages sont séparés en deux paroisses distinctes par l’arrêt du Conseil du roi du pour la perception de la taille. Les deux paroisses appartenant ensemble à la subdélégation de Corbeil dans la généralité de Paris.