Le Chambon-sur-Lignon
Histoire du Chambon-sur-Lignon
Le Chambon-sur-Lignon est une commune de Haute-Loire, en Auvergne-Rhône-Alpes, qui compte 2 400 habitants. Chambon est un toponyme d’origine celtique (gaulois) signifiant « courbe, méandre ». Elle s’est d’abord appelée Le Chambon puis Le Chambon-de-Tence avant de prendre son nom actuel en 1923.
Située dans le Massif central, ville huguenote depuis la Réforme du, la commune et sa région sont depuis le début du une station de « tourisme de pauvres pour les pauvres ». Les bonnes œuvres protestantes, notamment l’Œuvre des enfants à la montagne du pasteur Louis Comte, envoient les enfants pauvres de Lyon et Saint-Étienne respirer le bon air dans les fermes que les paysans hébergent. Puis dans les années 1930 la ville accueille réfugiés espagnols, allemands et autrichiens antinazis et juifs étrangers, grâce à certaines personnes comme de Félice, le pasteur André Trocmé et le maire Charles Guillon, notion reprise par d’autres historiens.
Arrivés en 1934, le pasteur en titre de la paroisse André Trocmé et sa femme Magda, fondent en 1938 l’École nouvelle cévenole qui deviendra le Collège Cévenol. L’action généreuse des époux Trocmé en 1940-1945 est évoquée dans le livre de Pierre Bayard comme exemple de résistance non violente et de courage personnel malgré le danger qu’elle fait courir à ceux qui la pratiquent. Romain Gary dans le dernier roman publié de son vivant, Les Cerfs-volants, évoque également Chambon-sur-Lignon et André Trocmé.
Au-delà de l’accueil, les habitants de cette région ont fourni de faux papiers d’identité, des cartes de rationnement et aidé au passage de la frontière avec la Suisse. Ce fut notamment le cas de Pierre Piton, passeur et résistant, ou d’Aimé Malécot, architecte protestant stéphanois, qui faisait de faux papiers dans son cabinet d’architecture, récupérait des tampons de différentes mairies qu’il faisait passer au Chambon à Mireille Philip, l’épouse d’André Philip.
Patrimoine religieux
Le temple protestant: en 1604, les protestants du Chambon édifièrent un premier temple au lieu-dit le Creux, en bas du village. Ce temple fut incendié et détruit en 1679, sur ordre de l’intendant D’Aguesseau (1638-1716). En 1810, après la publication des Articles organiques de 1802, les fidèles demandent l’édification d’un nouveau lieu de culte.
Le château du Pont de Mars: construits au Moyen Âge, le château et sa tour médiévale dominaient l’entrée du Velay en provenance du Vivarais via le Pont de Mars qui enjambe le Lignon. Le château est d’une importance locale car à proximité d’un chemin de muletiers.