Lanmeur

Histoire de Lanmeur

Lanmeur est une commune de Finistère, en Bretagne, qui compte 2 362 habitants. Le nom de la localité est attesté sous les formes Lanmur en 1163, Lanmeur vers 1330 et Lanmur Melar en 1235 et 1405. Lanmeur vient du vieux breton lann (ermitage, monastère) et meur (grand). Le nom en breton actuel est devenu Lanneur.

Selon Charles Nodier, Justin Taylor et Alphonse de Cailleux, Lanmeur aurait porté autrefois le nom de Kerfeunteun.

de Tosenn-ar-C’honifled (« Tertre des lapins »). Le tumulus de Tosenn-ar-C’honifled (« Tertre aux lapins »), situé près de Kérugou, date de l’époque du bronze moyen (environ ans); c’était une tombe individuelle ou, au plus, pour quelques individus seulement; socialement importants. On y a retrouvé quelques haches creuses en bronze, dites haches à douille. Dans le voisinage se trouvaient d’autres tombes semblables et un peu plus loin, de l’autre côté de la route, un cromlech dont il ne reste rien. La paroisse de Lanmeur, enclavée dans l’évêché de Tréguier, faisait partie du doyenné de Lanmeur relevant de l’évêché de Dol et était sous les vocables de saint Mélar et saint Samson, lequel, alors qu’il vivait dans l’actuel hameau de Saint-Samson en Plougasnou, aurait fondé un monastère à Lanmeur, dénommé Kerfeunteun (« village de la fontaine » en breton), nom que porta par la suite pendant un temps la paroisse de Lanmeur. Saint Samson alla par la suite s’établir à Dol (aujourd’hui Dol-de-Bretagne en Ille-et-Vilaine), ce qui explique pourquoi Lanmeur et des paroisses avoisinantes dépendaient sous l’Ancien Régime de l’évêché de Dol. Le monastère de saint Samson aurait été détruit par les Normands dans le courant du et c’est ensuite que l’église paroissiale actuelle aurait été construite. La paroisse de Lanmeur avait comme trève Locquirec.

La crypte de Saint-Mélar a été reconstruite à l’époque romane. Ce martyrium à trois nefs se trouve à l’emplacement d’une source sacrée. Lanmeur fut certainement un centre important de la Domnonée. et de la frairie de Lézingar séparées du reste de cette paroisse par la partie orientale de la paroisse de Guimaëc. Lanmeur fut un temps un évêché, fondu par la suite dans l’évêché de Dol dont Lanmeur resta un archidiaconé, enclavé au sein de l’évêché de Tréguier, jusqu’à la Révolution française. Les tombeaux des évêques de Lanmeur étaient à Rupeulven semble-t-il, mais Albert Le Grand dans son livre publié en 1637 les place à l’Hospital-Pell, ces deux hameaux faisant partie de l’actuelle commune de Lanmeur. La châtellenie de Lanmeur, qui avait appartenu au comté du Tréguer, apanage de la maison de Penthièvre, puis entre 1035 et 1179 aux comtes du Léon, dépendit ensuite directement du domaine ducal de Bretagne: elle comprenait les seigneuries du Bodister en Plourin, du Ponthou, du Guérand (en Plouégat-Guérand), de Trogoff (en Plouégat-Moysan) et de Boiséon (en Lanmeur). Les seigneurs des châtellenies de Morlaix et Lanmeur étaient propriétaires de pêcheries et sécheries dans les paroisses de Ploujean, Saint-Jean-du-Doigt, Guimaëc et Locquirec.

Les limites traditionnelles de la paroisse de Lanmeur incluaient la trève de Locquirec, pourtant séparée du reste de Lanmeur par la partie orientale de Guimaëc, ainsi que la frairie de Lézingar, une étroite bande de terre au bord de la grève de Milin-an-Aod et elle aussi séparée du reste du territoire paroissial. Ceci s’explique par la fait que Lanmeur, vaste établissement monastique, s’est constitué au détriment des paroisses voisines, en accaparant progressivement des morceaux de la paroisse de Guimaëc dont les restes sont restés dépendants de l’évêché de Tréguier alors que Lanmeur et ses dépendances restaient sous l’autorité de l’évêché de Dol; le bourg même de Guimaëc est à la limite du territoire paroissial de Lanmeur; Plouégat-Guérand aurait aussi perdu une partie de son territoire au profit de Lanmeur. Une femme de Lanmeur, qui faisait le pèlerinage aux Sept-Saints de Bretagne avec une amie, aurait rencontré saint Yves et fait route avec lui de Tréguier à Kermartin (en Pléguien) le lundi de la Pentecôte 1299 ou 1300. Ce témoignage, produit lors du procès de canonisation de saint Yves en 1330, est le plus ancien connu évoquant l’existence du pèlerinage aux Sept Saints de Bretagne. La châtellenie de Boiséon disposait des droits de haute et basse justice. Pierre de Lanmeur, né vers 1265 (calendrier julien) et décédé après 1330 (calendrier julien), qui exerçait une fonction judiciaire au siège de la châtellenie de Lanmeur, fut témoin en 1330 lors du procès de canonisation de saint Yves. Il épousa à Lanmeur en 1280 Renée, dame de Bois-Éon. Leur fils Even de Lanmeur se maria en 1320 à Lanmeur avec Constance de Ponthou.

Leur fille Margilie de Lanmeur se maria aveant 1369 avec Hervé de Coetedrez: leurs enfants prirent le nom de Boiséon, leur principal fief; l’aîné, Guillaume de Boiséon, fut chambellan à la cour du duc de Bretagne; ses frères commandaient le ban, l’arrière-ban et la côte de la vicomté de Léon. Alain de Boiséon, frère de Guillaume de Boiséon, fut chevalier de Rhodes, commandeur du Palacret, de La Feuillée, de Pont-Melven et de Saint-Jean et de Sainte-Catherine de Nantes, toutes ces commanderies étant situées en Bretagne. François de Boiséon, fils de Guillaume de Boiséon, marié le 26 août 1474 à Lanmeur ave Marguerite de Rosmadec, fut tué à la bataille de Saint-Aubin-du-Cormier en 1488. Un de leurs descendants Pierre de Boiséon, fut gentilhomme à la Chambre du roi Henri III et se maria en 1587 avec Jeanne de Rieux. Un autre château avait existé, celui de la Bouexière [Boissière]. Jean-Baptiste Ogée en parle en ces termes en 1779: « On ne connaît plus du château de la Bouexière que l’endroit où il était situé. Il y a plus de cent-quatre-vingts ans qu’il est démoli. Plusieurs manoirs se trouvaient à Lanmeur: Coatanfrotter (à la famille Lollivier de Lochrist); Kerandulven (famille de Guicaznou); Kerbourand (la légende, douteuse, dit que sainte Triphine se serait échappée par une fenêtre du manoir pour échapper à son frère seigneur de Kerbourand); Lescorre; Botdon.

Jean-Baptiste Ogée décrit ainsi Lanmeur en 1779 La sénéchaussée de Lanmeur comprenait, outre Lanmeur (et sa trève de Locquirec), les paroisses de Garlan (en partie), Plouégat-Guerrand, Guimaëc, Plougasnou (et sa trève de Saint-Jean-du-Doigt) et Plouezoch. Charles-Marie de Trogoff, baptisé le 8 juin 1753 à Lanmeur, après avoir été vicaire général de l’évêché de Dol, fut nommé recteur de Lanmeur le 27 février 1789; prêtre réfractaire, il émigra en avril ou mai 1791 à Jersey, puis en Angleterre. Il revint en France en 1802 et fut renommé curé de Lanmeur le 22 germinal an XI (12 avril 1803); il mourut à Lanmeur le 3 janvier 1821. Son frère aîné, Jean-Honoré de Trogoff de Kerlessy, né en 1751 à Lanmeur, officier de marine, participa notamment à la Guerre d’indépendance des États-Unis dans l’escadre de l’amiral d’Estaing, combattit vaillamment à la bataille des Saintes; promu contre-amiral il prit en avril 1793 à Toulon le commandement de toutes les forces navales dans la Méditerranée, mais livre la ville, le port et la flotte aux Anglais lors du siège de Toulon (1793); déclaré hors-la-loi par la Convention il émigre et meurt d’une épidémie en février 1794 à bord du Commerce de Marseille, en rade de Porto-Ferraro. Jacques Cambry a fait une sévère description de Lanmeur vers 1794: « Ce chef-lieu [de canton] n’est qu’un bourg peuplé de personnes. Rien de ce qui peut embellir la demeure des hommes ne s’y trouve. On n’y voit ni fontaines, ni halle, ni manufacture; le cimetière est au milieu des habitations; point de secours contre les incendies; une insupportable malpropreté corrompt l’air qu’on y respire; la municipalité grimpe par une échelle dans un galetas qui lui sert de salle d’audience: le peuple, au milieu de ces désordres, vit cependant sans maladie, sans médecins; il est même plus gai que triste, et danse volontiers au son des tambourins, des musettes et du hautbois.

Les chemins vicinaux sont détestables (.). Le commerce le plus important du canton est celui des bestiaux: la foire de Saint-Mélar, où l’on vend les poulains d’un an, est une des principales de Bretagne. On cultive dans le canton de l’orge, du froment, du bled noir, des avoines; les pâturages sont bons. Ce pays donne peu de légumes, point de cidre, très peu de bois. On y file beaucoup de lin; les moutons y sont en très petit nombre, les abeilles en petite quantité ». L’ouverture de la station de haras de Langonnet entraîne dans l’arrondissement de Morlaix la fermeture en 1838 des stations de Lannéanou, Plouénan et Lanmeur. Varin, continuateurs d’Ogée, décrivent ainsi Lanmeur en 1843 La deuxième compagnie (Lanmeur) du bataillon de mobiles du Finistère participa le 29 novembre 1870 au combat de l’Haÿ lors du Siège de Paris pendant la Guerre de 1870.

La voûte du porche méridional de l’église paroissiale de Lanmeur s’effondra sous l’effet de la tempête du 1 janvier 1877. Jacquette Cras (Craz), de Lanmeur, fut pèlerine par procuration (c’est-à-dire qu’elle effectuait des pèlerinages pour le compte d’autres personnes) à plus de soixante reprises. Le maire de Lanmeur, Pierre-Marie Barazer, fut suspendu de ses fonctions en avril 1879 par le préfet du Finistère pour avoir refusé d’afficher un ordre du jour de flétrissure voté par les députés à l’encontre des anciens ministres de l’Ordre moral. En 1883 l’autorisation d’ouvrir un bureau télégraphique municipal est accordé à la commune de Lanmeur. Jean-Marie Clech, maire de Lanmeur et alors député, déclare en 1890 à la Chambre des députés que dans sa commune qui a alors habitants « trente familles comptent entre sept et quinze enfants ». La section des « Vétérans des armées de terre et de mer » de Lanmeur était très active et influente, comme en témoigne l’article du journal L’Ouest-Éclair du 9 décembre 1899); elle était présidée en 1899 par le baron de Pol Aurélien de Courcy (1848-1900), ancien officier, qui résidait à Garlan et était le fils de Pol Potier de Courcy. Un monument aux morts, offert par Louis de Kersauson du Vieux-Châtel à la mémoire des morts de la guerre de 1870, fut inauguré en janvier 1902 dans le cimetière de Kernitron. La foire de la Saint-Médard était très fréquentée: celle de 1899 fut excellente: « les transactions étaient très nombreuses, et portaient surtout sur les porcs, les chevaux et les vaches pleines.

Le commerce local n’a pas eu à se plaindre grâce à l’affluence des cultivateurs, marchands et acquéreurs » écrit le journal L’Ouest-Éclair. En janvier 1903, l’abbé Billant, vicaire à Lanmeur, fut condamné à 20 francs de dommages et intérêts par le juge de paix de Lanmeur pour avoir, en chaire, interdit à ses paroissiens la lecture d’un almanach publié par un pasteur protestant et vendu par un colporteur. La cérémonie du couronnement de Notre-Dame-de-Kernitron eût lieu le 15 août 1909; 8 archevêques ou évêques, 600 prêtres, plus de pèlerins et plusieurs députés et sénateurs y assistèrent; la cérémonie se déroula dans un champ où un autel avait été élevé. En 1910 un scandale électoral éclate à Lanmeur: lors des élections législatives françaises de 1910 qui vit la réélection d’Émile Cloarec comme député de la circonscription, les cartes d’électeur seraient à Lanmeur restées anonymes à la disposition du président du bureau de vote et permettaient à ceux à qui elles étaient distribuées d’aller boire gratuitement un verre chez un marchand de vin. Un décret du président de la République en date du 13 janvier 1914 attribue à l’hospice de Lanmeur tous les biens qui avaient appartenu à la fabrique de Lanmeur et qui étaient placés sous séquestre. Le monument aux morts de Lanmeur porte les noms de 105 soldats et marins morts pour la France pendant la Première Guerre mondiale: parmi eux 9 au moins sont morts sur le front belge dont 7 dès août 1914 (Jean Barazer à Namur; Pierre Bellour, Pierre Guillou et Yves Marie Hervé à Rossignol; Jacques Huon, François Louedec et Claude Le Scour à Maissin) et Hervé Le Guern en novembre 1914 à Dixmude; René Barazer est mort de ses blessures à Roesbrugge (Belgique) le 8 novembre 1918, donc trois jours avant l’armistice); Jean Lavalou, marsouin au 3e régiment d’infanterie coloniale, est mort de maladie le 15 octobre 1916 à Salonique (Grèce) dans le cadre de l’expédition de Salonique; 5 au moins sont des marins disparus en mer (Jean Clech lors du naufrage du cuirassé Bouvet le 18 mars 1915 lors de la bataille des Dardanelles; Yves Le Lay lors du naufrage du croiseur-cuirassé Léon Gambetta le 27 avril 1915 en mer Adriatique; Pierre Querrec lors du naufrage du croiseur cuirassé Kléber le 27 juin 1917 dans le goulet de Brest; Pierre Callarec lors du naufrage du patrouilleur auxiliaire Blanc-Nez le 27 octobre 1916 et Jean Verclaye lors du naufrage du patrouilleur Cérisoles le 24 novembre 1918 sur le Lac Supérieur aux États-Unis); Jean Bévout est décédé après l’armistice de 1918 le 5 décembre 1918 alors qu’il était prisonnier en Allemagne; la plupart des autres sont décédés sur le sol français. comme conseiller général du canton de Lanmeur (journal Le Populaire du 22 octobre 1934). Le patronage des « Gars de Kernitron » possédait en particulier une société de gymnastique et un club de football pendant l’Entre-deux-guerres.

En octobre 1934, François Tanguy-Prigent fut élu conseiller général du canton de Lanmeur, battant le docteur Guillemot, maire de Lanmeur et conseiller général sortant et sénateur. Âgé de seulement 25 ans, il fut alors le plus jeune conseiller général de France. Le monument aux morts de Lanmeur porte les noms de 25 personnes mortes pour la France pendant la Seconde Guerre mondiale: parmi elles quatre marins au moins (François Boubennec, mort lors du naufrage du paquebot Meknès le 24 juillet 1940 torpillé par les Allemands au large de Dieppe; Louis Desrosiers, mort lors du naufrage du sous-marin Monge le 8 mai 1942 au large de Madagascar; Hyacinthe Thomas mort lors du naufrage du sous-marin Sidi-Ferruch le 9 novembre 1942 dans le port de Casablanca (Maroc) attaqué par les Américains lors de l’opération Torch et Jean L’Hermitte, mort lors du naufrage du sous-marin Protée coulé au canon par un chalutier allemand le 19 décembre 1943 près de Marseille); Lucien Bévout, résistant, est mort en déportation à Amberg (Allemagne) le 28 avril 1945. François Périou, résistant, a été tué le 6 août 1944 à Lanmeur et Vincent Le Noan et Jean Tanguy, résistants, ont été tués le 8 août 1944 à Lanmeur. La station de radio-guidage de Saint-Fiacre, située à Lanmeur, fut bombardée plusieurs fois par l’aviation alliée, en particulier les 19 et 23. Une bombe endommagea le chemin de roulement du « radar », un émetteur Knickebein puis See-Elefant à partir de 1944. Pierre Hervé, né le 23 août 1913 à Lanmeur, fut l’un des organisateurs de la manifestation des étudiants et des lycéens du 11 novembre 1940 à la place de l’Étoile à Paris et s’engagea dans la résistance dès 1941 dans laquelle il exerça d’importantes responsabilités au sein des Mouvements unis de la Résistance, notamment à Toulouse et à Lyon; il fut député communiste à trois reprises après la Libération (Assemblée constituante de 1945, Assemblée constituante de 1946 et lors des Élections législatives françaises de novembre 1946), puis journaliste, notamment au journal L’humanité. Jean Le Roux, né à Lanmeur le 15, devança l’appel lors de la déclaration de la Seconde Guerre mondiale, devenant élève radio-navigant.

Il s’engagea dans la France libre dès décembre 1940. Il partit clandestinement de Camaret le 15, embarquant sur l’Émigrant et fut chargé par le MI6 britannique de mettre en place des liaisons radios clandestines entre la Bretagne et Londres.Il débarqua dans la nuit du 18 au 19 près de Lampaul-Ploudalmézeau, en compagnie de Robert Alaterre et de deux autres hommes pour créer le réseau de renseignements Johnny, chargé principalement de surveiller les mouvements de la Kriegsmarine autour du port de Brest; il fit la première émission de radio clandestine de la résistance vers la Grande-Bretagne depuis Quimper le 22; il est décédé en octobre 2009. Deux de ses frères ont aussi été résistants combattant aussi dans les Forces françaises libres: René Le Roux et Louis Le Roux (ce dernier fut tué le 5 mars 1951 pendant la Guerre de Corée). Un arrêté ministériel en date du 23 janvier 1943 déclare démissionnaire d’office de ses fonctions de conseiller général du canton de Lanmeur de François Tanguy-Prigent qui « manifeste de l’hostilité à l’œuvre de rénovation nationale ». François Marie Periou, cultivateur, âgé de 19 ans, fut assassiné par les Allemands dans le bourg de Lanmeur le 6 août 1944. Hervé Botros, de Lanmeur, membre du kommando de Landerneau, fit partie des neuf personnes fusillées à Rennes lors de la Libération pour faits de collaboration après avoir été condamnées à mort par la Cour de justice de Rennes. Yves Marie Disez et René Roudaut (ce dernier mort en Tunisie le 23 juillet 1961) sont morts pour la France pendant la guerre d’Algérie. D’après l’hagiographie bretonne, un couvent est fondé à Lanmeur au par saint Samson.

Saint Magloire en est le premier abbé. Le couvent est ravagé par les Vikings en 877. Une nouvelle église est reconstruite au début du dixième siècle, sur les bases de la crypte restaurée. Après la victoire d’Alain Barbe-Torte sur les Vikings, les bénédictins de Saint Jacut de la Mer relèvent le prieuré de Lanmeur. Ils y restent jusqu’au, quand leur abbaye passe en commande. Jusqu’à la Révolution française, le prieuré dépend des évêques de Dol qui en nomment les prieurs. La chapelle est un lieu de pèlerinage important dans le Trégor depuis des siècles: on vient y vénérer Notre-Dame de Kernitron.

Patrimoine religieux

L’église Saint-Mélar a été reconstruite en 1903-1904 et dédiée à saint Mélar. Elle est connue pour sa crypte pré-romane, construite au en réemployant des éléments plus anciens, probablement. L’édifice est classé au titre des monuments historiques en 1862. Selon la tradition populaire, la crypte aurait abrité le tombeau de saint Mélar. Ancienne église priorale, dite chapelle Notre-Dame de Kernitron, romane et gothique.

Elle est classée au titre des monuments historiques par arrêté du 29 décembre 1983 L’église, ancienne église priorale du, a été modifiée au douzième, puis. Elle est en forme de croix latine, marquée à la croisée par une tour romane massive percée de petites fenêtres sur chaque face et flanquée d’une tourelle d’escalier ronde. Les murs latéraux de la nef romane sont épaulés par des contreforts maçonnés peu saillants plus décoratifs que structurels et percés de longues fenêtres au tracé légèrement brisé. On note la présence d’une porte de plein cintre murée sur le mur sud; ce qui prouve un remaniement sur l’édifice roman primitif.

Le pignon du transept sud, également roman, flanqué de deux contreforts plats, est percé d’une porte à voussures multiples de plein cintre surmontée d’un massif maçonné en avancée formant galbe. Le tympan sculpté (rare en Bretagne), non taillé dans le calcaire de Caen mais dans un tuf volcanique blanchâtre proximal, représente un Christ tétramorphe, presque effacé par l’usure. Deux fenêtres à double rouleau et colonnettes engagées encadrent le galbe et une mince ouverture en forme de meurtrière le surplombe dans l’axe. Les chapiteaux et les voussures sont sculptées. Elle présente un petit porche en avancée, surplombée d’une fenêtre à rose flamboyante.

À l’intérieur, la nef à vaisseau unique de sept travées. Lanmeur a un collège « Aux quatre vents » qui compte actuellement 362 élèves. La commune a ouvert un pôle de santé en mars 2013. Il réunit 25 praticiens, médecins, dentistes, sages-femmes, infirmiers, orthophonistes, podologue, ostéopathe et psychologues.

Informations Clés

Eglises sur ce site

Population

2.362 habitants

Région

Bretagne

Département

Finistère
(29)

Trouver une église à Lanmeur

Recherche
No data was found