Saint-Lumine-de-Coutais

Histoire de Saint-Lumine-de-Coutais

Saint-Lumine-de-Coutais est une commune de Loire-Atlantique, en Pays de la Loire, qui compte 2 357 habitants. Le nom de la localité est attesté sous les formes Sancti Liminii en 1119, Cotex en 1150, Sanctus Leobinius en 1287, Coustays en 1409, Courtaye. Le nom de Saint-Lumine-de-Coutais vient de saint Lumine, c’est-à-dire Lubin de Chartres (ou Lupin, Léobin), l’un des évangélisateurs du pays de Retz. « Coutais » viendrait du latin castris: « château », en référence à la présence d’un camp militaire en ces lieux, bien que certains étymologistes y ont décelé le mot latin costa: « coteau », « côte », ou encore du breton couët: « bois ».

Saint-Lumine-de-Coutais se trouve dans la zone de transition linguistique entre gallo et poitevin. En gallo comme en poitevin et en français, le nom est Saint-Lumine ou encore Sint Luminn selon l’écriture MOGA du gallo. En breton, elle a été dénommée à la fin du vingtième siècle Sant-Leven-Ar-C’hoad par l’Office de la Langue Bretonne.

Cette ville date de l’Empire romain. Bien que proche, le lac de Grand-lieu est alors difficilement accessible. Au Moyen Âge, un canal (« la Douve du Grand Port »), a pu remédier à ce problème, la côte ouest du lac étant encombrée de levis (îlots flottants de végétation se déplaçant suivant le vent). Premier édifice religieux de la paroisse, la chapelle Notre-Dame du Châtellier abrite aujourd’hui un musée d’art sacré, regroupant une collection d’objets antérieurs à la Révolution française. En 1790, au début de la Révolution française, la paroisse devient une commune du département de la Loire-Inférieure et du district de Machecoul. Pendant la guerre de Vendée, notamment en 1794, au début de la Première République, Saint-Lumine-de-Coutais subit la répression des colonnes infernales contre les insurgés.

À la sortie du bourg, un moulin transformé en mémorial conserve les noms des victimes de la Terreur. Une fête folklorique d’origine médiévale portant le nom de a été organisée dans la paroisse pendant une longue période., comme ceux-ci, était abattu. Cette fête est attestée dès 1644 où elle était mise en scène par neuf personnes, plus le sergent de la juridiction. Elle est mentionnée une nouvelle fois en 1678 avec huit acteurs, puis en 1723 avec sept. Elle est ensuite mentionnée régulièrement tout au long.

Une notice sur la cérémonie du cheval Mallet est lue à l’académie celtique par de Saint Mars, qui en détailla le déroulement, notamment l’utilisation d’un chêne érigé en mât, d’un bâton fleuri, et d’un chevalet, ou chibalet. En 1846, Alfred de Nore a également décrit le déroulement de la fête du cheval Mallet en détail. Certains habitants de la commune cherchent à faire revivre cette ancienne coutume depuis 1988. Il s’agissait apparemment un jeu annuel (« mistère »), lié à un ancien droit seigneurial féodal dont l’origine est toujours inconnue, on sait simplement qu’elle demandait de nombreux préparatifs et nécessitait neuf acteurs.

Informations Clés

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Population

2.357 habitants

Région

Pays de la Loire

Département

Loire-Atlantique
(44)

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