Hédé-Bazouges

Histoire d’Hédé-Bazouges

Hédé-Bazouges est une commune de Ille-et-Vilaine, en Bretagne, qui compte 2 278 habitants. Hédé: le nom est attesté sous les formes Hatduei (1085), de Castello Hadoico (1087), Castellum Hadoicum au, Hede (1265). Hédé peut venir du vieux-breton Hadoe, hadoi signifiant brèche, passage; il faut y voir un passage entre les massifs forestiers de Dingé et Romillé. La forme castellum Hatduei attestée en 1085 porte le nom du constructeur du château, nom connu aussi sous les formes Atoeu ou Atoui.

On peut aussi penser à un nom d’homme d’origine germanique Heddo accompagné du suffixe latin -i-acum. Le gentilé moderne est Hédéen. Le toponyme Bazouges est dérivé du latin basilica, lieu de rencontre (marché, le plus souvent entre deux civitates ou deux pagi)

La forme bretonne normalisée donnée par l’Office public de la langue bretonne est Hazhoù-Bazeleg. Dans une étude publiée en 1990, Jean-Yves Le Moing indique que 3,5 % des toponymes de la commune sont bretons.

Hédé était très certainement peuplé, au nord et à l’est de la commune, à l’époque préhistorique. Les vestiges de cette époque sont À l’est de la commune, comme le confirment les dernières découvertes archéologiques de la Ville-Allée, se trouvait le village à l’époque romaine. Après la mise à sac de la Gaule et de l’Armorique par les Saxons au de notre ère, le siècle suivant fut celui du repeuplement de la Bretagne par les personnes fuyant l’invasion des Angles et des Saxons en Grande-Bretagne. Le clan des Haduc s’installa à cette période à Hédé, vers le lieu-dit de la Ville-Allée. Il contribua à enraciner définitivement une population, sur la commune.

Le nom de Hédé vient donc de Haduc, du nom de ces Bretons. Au Moyen Âge, Hédé fut une place de guerre, le siège d’une cour ducale, puis royale. Treize paroisses relevaient de sa juridiction. Chef-lieu d’une subdélégation de l’intendance, Hédé possédait une communauté de ville et avait l’honneur de figurer parmi les quarante-deux villes de Bretagne qui avaient le droit d’envoyer des députés aux États de Bretagne pour prendre part, avec les deux ordres du clergé et de la noblesse, à la gestion des affaires de la province. Hédé eut donc sous l’Ancien Régime son heure d’importance et une situation prédominante sur les paroisses qui l’entouraient, jusqu’à la Révolution. À la Révolution, Hédé devint alors un chef-lieu de canton, et ne conserva que son important marché local.

La commune accueille cependant favorablement, comme le reste du pays, la Révolution et ses avancées. L’organisation des fêtes révolutionnaires témoigne du maintien d’un sentiment favorable au nouveau régime, surtout après la fin de la Terreur Le Journal officiel publie le un décret attribuant au bureau de bienfaisance de Hédé les biens placés sous séquestre et ayant appartenu à la fabrique de l’église. En 1973, la commune, qui ne disposait pas de « campagne », s’est réunie avec les communes de Saint-Symphorien et Bazouges-sous-Hédé en fusion-association. En 2008, Saint-Symphorien est redevenue commune à part entière, et en 2009, les communes de Bazouges-sous-Hédé et Hédé ont été supprimées pour former la commune de Hédé-Bazouges.

Patrimoine religieux

Le duc, ordonna en 1464, d’enclore la ville de remparts mais on se contenta de l’entourer de douves au sud et à l’est, l’escarpement du rocher et le château la protégeant suffisamment des deux autres côtés. Ces douves partaient du donjon, traversaient la Grande-Rue à environ au sud de la place centrale, longeaient l’ancienne rue de la Fonderie, près de l’emplacement de la Maison Rouge et de l’ancien couvent des Ursulines, passaient à l’est de la rue du Chaussix, et atteignaient, au nord de l’église et de la ville les vallons des Guibarets. Ces douves furent ensuite abandonnées… Les ducs et exemptèrent la ville de l’impôt des fouages. Hédé était une des de Bretagne députant aux États de Bretagne.

le manoir de Téhel est un bon exemple de manoir à salle basse sous charpente. Une haute baie à meneau traverse et éclaire la grande salle du rez-de-chaussée. À Bazouges-sous-Hédé, se situe l’impressionnant alignement des onze écluses successives, séparées de seulement entre elles, assurant la transition du canal d’Ille-et-Rance de chaque côté des bassins versants de la Rance et de la Vilaine. Ces écluses sont alimentées en eau par différents ouvrages comme des rigoles (dont une canalisée) provenant de plusieurs étangs environnants (dont le plus important est situé aussi dans la commune) dans lesquels se déversent tout un réseau de fossés et de petites rivières.

Ces ouvrages sont complétés d’un patrimoine architectural typique, anciennement construit pour les éclusiers et les constructeurs de l’ouvrage, ainsi que pour le soin des chevaux qui tiraient des challants sur les chemins de halage, avant l’arrivée des péniches motorisées. Une association locale promeut les héritages naturels, architecturaux et culturels historiques relatifs au canal, à sa construction et aux divers travaux nécessaires à son entretien, ainsi qu’à la vie des mariniers et éclusiers qui ont vécu autour d’un canal aujourd’hui destiné à la navigation de plaisance (principalement au printemps et en été, hors des périodes d’entretien et de reconstitution des réserves en eau des étangs, qui alimentent les biefs) et au loisir des randonneurs et pêcheurs d’anguilles qui viennent profiter d’un environnement naturel unique et préservé, également inscrit au patrimoine national des forêts. Le théâtre de Poche est l’ancien bâtiment des halles. Elles furent construites en 1455 et démolies en 1752.

Elles se trouvaient autrefois dans la partie nord de la place actuelle. Il y avait également à Hédé-Bazouges un marché au blé et un marché au fil. La fontaine se trouve dans les sous-bois couvrant les hauteurs de Saint-Symphorien, appelées Les Tertres.

Informations Clés

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Population

2.278 habitants

Région

Bretagne

Département

Ille-et-Vilaine
(35)

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