Bonneuil-Matours
Histoire de Bonneuil-Matours
Bonneuil-Matours est une commune de Vienne, en Nouvelle-Aquitaine, qui compte 2 094 habitants. Le nom de la ville proviendrait pour Bonneuil, de bonoialo. Ce mot est formé à partir du latin bonus et du suffixe gaulois ialo qui indiquent une clairière défrichée.
Matours est une corruption du latin monasterium qui signifie: monastère.
Le sous-sol en calcaire jurassique a longtemps constitué une importante source de revenus pour la population villageoise de Bonneuil-Matours. Le calcaire a été utilisé comme pierre de construction dès le sur le lieu-dit les Fonds de Masseaux. Contrairement à ce que l’on peut découvrir dans d’autres communes du pays châtelleraudais (à Senillé, à Prinçay, ou à Thuré), les carrières ne furent pas creusées dans le sous-sol, mais continuèrent, comme à l’époque gallo-romaine, à être à ciel ouvert. Les pierres extraites, dite pierres de Damasseau, étaient acheminées par charrettes vers le port et embarquées sur la Vienne jusqu’à Châtellerault.
Cette pierre dure fut ainsi utilisée pour la construction des piles du pont de Châtellerault mais aussi, au pour l’édification des soubassements de l’église de Vouneuil-sur-Vienne. Le travail des carriers était particulièrement difficile. À l’aide d’un pic à long manche, le carrier creusait dans le front de taille une saignée d’environ de hauteur pour isoler le bloc à extraire. Il insérait ensuite dans ce sillon des coins en bois dur et sec avec un maillet.
Ce coin était mouillé afin de gonfler et, ainsi, par pression, provoquer une rupture à l’arrière du bloc. Le bloc était, ensuite, débité en pierres de construction qui étaient chargées sur une charrette pour être stockées à l’air libre et séchées, avant d’être acheminée sur les bords de la Vienne. Les carriers à temps plein étaient rares. C’étaient essentiellement des paysans qui travaillaient à la carrière l’hiver pour s’assurer un complément de revenu.
Patrimoine religieux
Sa reconstruction en 1932 utilise les mêmes piles, et la technique dite des câbles à torsion alternative en fuseau, avec des câbles composés de 127 fils d’acier. C’est le deuxième pont au monde à utiliser cette technique, après celui de Vicq-sur-Gartempe. Le tablier mesure de long, et permet le passage de véhicules de.
Le fief de Crémault, ou Cramaud, est entré dans la famille de Montléon de Touffou l’an 1404, lors du mariage de Orable de Montléon avec Jean de Cramaud, seigneur de La Chapelle Bellouin. Sans postérité, il passa aux nièces d’Orable, Jeanne et Marguerite de Montléon, dames de Cramaud, puis dans la famille Chasteigner (voir Hist. de la maison des Chasteigner, par André du Chesne, 1634, p.240).