La Chapelle-Saint-Laurent

Histoire de La Chapelle-Saint-Laurent

La Chapelle-Saint-Laurent est une commune de Deux-Sèvres, en Nouvelle-Aquitaine, qui compte 2 071 habitants.

Des hommes ont vécu à La Chapelle-Saint-Laurent dès les temps préhistoriques comme l’atteste la découverte de nombreux outils, la plupart dans la moitié est de la commune. Datant de à deux racloirs bi-face moustériens ont été trouvés l’un près proche de la Barbère, l’autre près du moulin des Mothes. Trois haches de l’âge de la pierre polie dans les champs proches du tumulus près du château des Mottes-Coupoux et une quatrième trouvée près du Gazon. Enfin, près du Bocage une hache de bronze à douille de l’âge du bronze final. Les Chapelais, dès le, accueillirent parfois quelques pèlerins isolés. Contrairement à certaines paroisses des alentours, la Chapelle-Saint-Laurent où les huguenots, en 1561, brûlèrent le curé Barrion dans son église, ne compta jamais beaucoup de protestants.

En 1639, ayant abjuré en présence d’un moine de l’ordre de Saint-Augustin, un sieur Marchand, après avoir reçu l’extrême-onction fut inhumé dans l’église Saint-Laurent. La même faveur, un peu plus tard, fut octroyée après sa conversion à la dame Gabrielle Caffard, veuve de Jean Roy. En 1642, l’archiprêtre Gabriel Voisine bénit les fiançailles de Jeanne Mercier avec Abraham Roy, qui s’était converti en vue de son mariage prochain. Au cours des années qui suivirent, un certain nombre d’habitants de Pugny, La Chapelle-Saint-Étienne, Moncoutant, Largeasse et Coulonges-Les-Royaux, préférant ne pas abjurer dans leurs communes respectives, vinrent renier leur foi huguenote en l’église de La Chapelle. Après la révocation de l’édit de Nantes par Louis XIV, le 15 octobre 1685, les dragonnades reprirent de plus belle. La venue d’indésirables « missionnaires bottés » terrorisa les protestants.

Des paysans étaient allés combattre avec l’armée catholique et royale, les terres étaient restées à l’abandon et des maisons et des fermes avaient été incendiées en janvier 1794, par les soldats de Prévignaud et sous le Consulat, les Chapelais reconstruisent. Des réparations furent effectuées au moulin à vent de La Bardonnière et à la chaussée de l’étang de La Chenulière qui s’était rompue, rendant la route inutilisable. Après les années noires de la guerre de Vendée, les Chapelais, leur liberté retrouvée, et débarrassés des visites des décimateurs venant, une fois la moisson faite, réclamer la part du seigneur et du curé, accueillirent avec satisfaction l’avènement de Napoléon. En 1802, le maire de La Chapelle-Saint-Laurent, Jacques Grimaud, sollicita du sous-préfet Charbonneaux l’autorisation d’organiser quatre foires nouvelles, deux dans le bourg, deux à Pitié. N’ayant rien obtenu, il renouvela sa demande l’année suivante et cette fois, de sa belle plume d’instituteur, il ajoutait ce singulier post-scriptum: « Je vous ai trouvé du beurre. S’il lui en faut il ferait bien de s’y prendre dès maintenant.

Je vous assure, en tout cas que celui que je vous enverrai sera aussi bon que celui de l’an dernier ». Et le premier magistrat municipal, le beurre aidant, obtint ce qu’il demandait. La gare de La Chapelle-Saint-Laurent est mise en service le. Fermeture de la gare de La Chapelle-Saint-Laurent et de la section de la Ligne de Neuville-de-Poitou à Bressuire en 1987.

Patrimoine religieux

Construite à partir de 1891 sur une hauteur dominant le bocage bressuirais, la Basilique actuelle pris le relais de plusieurs édifices. Ce sanctuaire remonterait au et à la découverte dans un buisson par un cultivateur d’une statue de « Notre-Dame de Pitié ». Transportée dans l’église paroissiale, elle aurait regagné par trois fois l’endroit où elle avait été découverte. Il est probable que ce culte mariale ait été précédé par un culte païen.

Du temps des Gaulois, aurait ainsi existé un lieu de culte (les trois sources), christianisé à l’époque de l’Église primitive, et situé à proximité de l’actuelle fontaine de l’imposant calvaire, construit en 1865 au sud de l’esplanade de la Basilique. Les édifices se succédèrent en tout cas et les lieux attirèrent de nombreux pèlerins au point d’en faire le pèlerinage le plus fréquenté du Poitou. Victime des guerres de Religion et des guerres de Vendée, il ne subsiste de l’édifice roman construit au que la base du clocher. C’est de 1853 à 1887 que l’abbé Laurentin, curé de la paroisse, entreprit la reconstruction de l’édifice actuel.

L’ouvrage sera terminé en 1888. Le clocher au toit conique coiffé de tuiles fut surélevé et son sommet en zinc entouré de créneaux, corbelets et machicoulis lui donnant un faux air médiéval. L’accès à la cour du château se fait par une porte piétonnière et un haut portail charretier flanqué d’une petite échaugette à meurtrière. Les bâtiments de l’ancien logis subsistent en partie, à droite de la cour avec, aux angles, des tourelles accrochées à des fenêtres ayant conservé leurs grilles de fer forgé.

Quelques tours du mur de clôture sont surmontées de machicoulis y a cependant vu un poste d’observation d’un camp romain. S’appuyant pour son hypothèse sur la toponymie du lieu avec « les champs du grand et du petit Châtelet » (l’édifice se trouvant à l’Est d’un ensemble de parcelles, encore appelées le « Champ châtelet » sur le cadastre rénové de la commune) et la découverte, aux alentours, de fragments de poteries et de tuiles à rebord. Il faut aussi noter dans le sens de cette hypothèse, l’existence probable d’un camp romain à l’actuel emplacement du bois des Mothes.

Informations Clés

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Population

2.071 habitants

Région

Nouvelle-Aquitaine

Département

Deux-Sèvres
(79)

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