Vay
Histoire de Vay
Vay est une commune de Loire-Atlantique, en Pays de la Loire, qui compte 2 052 habitants. Le nom de la localité est attesté sous les formes Eveum en 1287, Vaio en 1330, Vayum. Le prieuré de Saint-Germain est à l’origine de la paroisse de Vay.
Selon les différents pouillés relevés notamment dans les cartulaires de l’Yonne et des abbayes de Saint-Germain d’Auxerre, de Redon, de Saint-Gildas des Bois, nous trouvons les formes: Sancti Germani d’Aveio (Bulle papale de 1187) ou encore Saint-Germain de Vaio (pouillé du diocèse de Nantes fin ). Il est à noter que certains locuteurs de gallo de la fin du prononcent encore Vay: « vaille » [vaj].
Le territoire de la commune est habité dès la période Néolithique, comme le montre la présence du menhir de la Pierre qui Tourne à la Drouetterie. Pendant l’Antiquité, ce territoire est traversé par la voie romaine reliant Nantes (Condevincum) à Rennes (Condate) par Blain, localité notable, mais dont le nom ancien n’est pas connu. Comme toute la région, Vay est dans une zone de peuplement celte (cité des Namnètes), intégrée à l’Empire romain à partir de la conquête de Jules César (la cité des Namnètes fait partie de la province de Lyonnaise à partir du règne d’Auguste).
Au cours du haut Moyen Âge, les Bretons atteignent la partie occidentale de l’évêché de Nantes, marquant la toponymie jusqu’à Guémené-Penfao et même à Marsac. Jean-Yves Le Moing estime à 8.5 % le taux de toponymes d’origine bretonne sur le territoire de Vay, est à l’origine de la paroisse (puis commune) de Vay. Dans le Cartulaire général de l’Yonne, on trouve attestations de ce prieuré: une bulle pontificale datant de 1188, par laquelle le pape Clément III confirme une liste de possessions de l’abbaye d’Auxerre.
Il écrit notamment (en latin dans l’original): « au diocèse de Nantes, le monastère de Saint-Germain de Vay » (monasterium Sancti Germani de Aveio). Ce monastère est évidemment antérieur à 1188, mais la date précise de son installation n’est pas connue.
Patrimoine religieux
L’église Saint-Pierre est construite à la fin du par l’architecte Bougoin. Elle est inspirée par l’architecture gothique. L’église devait à l’origine recevoir un clocher, mais au cours de la construction, l’idée est abandonnée et ce n’est qu’un clocheton qui surplombe la façade de l’édifice.
La chapelle Saint-Germain dépendait du prieuré Saint-Germain adjacent, fondé au par les moines bénédictins de l’abbaye de Saint-Gildas-des-Bois. Elle est vendue comme bien national pendant la Révolution française.