Saint-Palais (64)
Histoire de Saint-Palais
Saint-Palais est une commune de Pyrénées-Atlantiques, en Nouvelle-Aquitaine, qui compte 2 052 habitants. Le toponyme Saint-Palais apparaît sous les formes Sanctus Pelagius (1160), Sant Peray (1249, notaires de Navarrenx), Sent-Palays (1474), Sant-Pelay (1513), Donapalaio (1643). Agotéta, hameau de Saint-Palais, provient, selon Paul Raymond, des Agots ou cagots. Les habitants de Saint-Palais s’appellent Donapaleutar en basque et Saint-Palaisins en français.
Saint-Palais est une fondation royale navarraise, une ville neuve ou iriberri, vraisemblablement du début. Elle est dotée d’un for mentionné dans des documents. L’ancien village avec un manoir seigneurial appelé la salle de Sent Palay se dote de murailles, portes et fossés. Jean d’Albret la dota en 1472 de foires qui demeurent: marché du vendredi, marché aux agneaux les mercredis d’hiver, foire aux chevaux le lundi de Pâques. Leur création se fait aux dépens de celles de Garris met un point final aux particularités institutionnelles et aux privilèges locaux. Elle aboutit à la mise en place du département des Basses-Pyrénées, qui regroupe le Béarn, la Soule, la Basse-Navarre, le Labourd et les terres gasconnes de Bayonne et de Bidache.
Les trois provinces basques furent réorganisées en trois districts: Mauléon, Saint-Palais et Ustaritz Le Directoire du nouveau département incita un grand nombre de municipalités à adopter de nouveaux noms conformes à l’esprit de la Révolution. Ainsi Saint-Palais s’appela Mont-Bidouze. Le district de Saint-Palais comprenait les cantons de Bidache, Came, Garris, Iholdy, Larceveau, Ossès, Saint-Étienne-de-Baïgorry, Saint-Jean-Pied-de-Port, Saint-Martin-d’Arberoue et Saint-Palais. Le canton de Saint-Palais était alors composé des communes d’Aïcirits, Amendeuix-Oneix, Arbérats-Sillègue, Arbouet-Sussaute, Béhasque-Lapiste, Camou-Mixe-Suhast, Gabat, Ilharre, Larribar-Sorhapuru, Orsanco, Saint-Palais et Uhart-Mixe. La commune de Garris a été rattachée à Saint-Palais du 1er janvier 1967 au 1er janvier 1997.
Patrimoine religieux
Construite au Moyen Âge, elle abrita les premiers États généraux de Navarre en 1523. Elle devient un temple de la religion réformée sous Jeanne d’Albret et Henri IV. En 1524 elle abrite le chancelier de Navarre qui fait régner la justice dans le royaume jusqu’en 1624. Le tribunal de justice qui échut à Saint Palais s’y installe en 1790.
À partir de 1993 elle héberge la communauté de communes d’Amikuze, laquelle est incluse en 2017 dans la communauté d’agglomération du Pays Basque. L’église Sainte-Marie-Madeleine L’église néo-gothique est construite entre 1869 et 1874 à partir d’un projet de 1866, grâce à un don du banquier Théodore d’Arthez-Lassalle. Les 35 verrières du verrier bayonnais Gustave-Pierre Dagrand sont mises en place entre 1872 et 1879.
L’édifice conserve trois pièces de l’ancienne Saint-Paul: un tableau de l’apôtre, une Vierge dorée et un sarcophage. En 1888, Théodore d’Arthez Lassalle offre à la paroisse un orgue de facture Cavaillé-Coll. Classé monument historique en 1980 et restauré en 1986, il est toujours en fonctionnement. Les Franciscains s’installent à Saint Palais.
Le monastère a été désacralisé pour être transformé en centre culturel. thumb|L’ancien couvent des Franciscains, transformé en gîte, accueille les pèlerins du chemin de Saint-Jacques. Une partie des bâtiments est devenue Espace Culturel Bideak de la ville.