Gosné

Histoire de Gosné

Gosné est une commune de Ille-et-Vilaine, en Bretagne, qui compte 2 051 habitants. Le nom de la localité est attesté sous les formes Gosneyum en 1516, Gousné en 1608. Le nom proviendrait d’un mot celtique signifiant « colline ». En gallo, le nom de la commune est Gônë prononcé [gɔ̃nə] ou [gonə].

Gooneio est la forme latine du nom Gosné et est mentionné pour la première fois dans une charte des années 1155 à 1161 ä propos d’un accord de paix entre Hervé III de Vitré et Robert III de Sérigné passé devant Henri II Plantagenet. Entouré de forêts (forêt de Sévailles et forêt de Saint-Pierre [forêt de Liffré] au sud, forêt de Haute-Sève au nord) et de landes, Gosné a été très probablement à l’origine un village de défrichement; de nombreux villages de Gosné portent le nom d’un individu ou d’une famille se terminent en « –erie » ou « -ière » et correspondent à des défrichements des ou, par exemple la Rousselière, Bouterie, etc.); ceux terminés par « –ais » seraient plus récents, abandonnée au, remplacée par le village actuel du Dezerseul. Les seigneurs de Sérigné (Sérigné est à cheval sur Liffré et La Bouëxière; famille de Montbourcher) disposaient des droits de supériorité et de fondation dans l’église; ils y avaient leurs pierres tombales, leurs écussons et leurs cep et collier étaient armoriés dans le cimetière où se trouvait aussi leur litre funéraire. Le seigneur du Deserzeul avait aussi son enfeu dans le chœur de l’église. Gosné faisait partie de la châtellenie de Saint-Aubin-du-Cormier.

Jean-Baptiste Ogée décrit ainsi Gosné en 1778 Juste avant la Révolution française, les 4 autels de l’église paroissiale étaient dédiés à Notre-Dame du Rosaire (une confrérie du Rosaire y avait son siège), saint Michel, saint Jean et sainte Anne. La prée de la Plousais, qui appartenait au seigneur du Bordage, alors émigré, fut vendue comme bien national le. Au début du le bourg s’organisait uniquement autour de l’église paroissiale et de la route d’Ercé-près-Liffré, avec en tout une trentaine de bâtiments, comme montre le plan cadastral de 1833. L’école primaire de Gosné est construite en 1849. Varin, continuateurs d’Ogée, décrivent ainsi Gosné en 1843

Une ligne des Tramways d’Ille-et-Vilaine ouvrit en 1897 entre Rennes et Fougères; elle suivait le tracé de la Route nationale 177 (future Route nationale 12) entre ces deux villes, desservant notamment Gosné; la ligne ferma en 1948. L’ancienne église de Gosné est démolie en 1901 et remplacée par une nouvelle qui est bénie en 1903. L’école de Gosné est laïcisée en 1902 en dépit de l’avis favorable donné à l’unanimité par le conseil municipal le en faveur des Frères de l’instruction chrétienne de Ploërmel. Des pressions étaient exercées sur les parents pour leur faire choisir pour leurs enfants entre l’école laïque de Gosné et l’école privée de Saint-Aubin-du-Cormier, comme en témoigne un article de presse en. La fête communale de Gosné se tenait traditionnellement le jour de l’Ascension. Dénommée traditionnellement « Assemblée de Gosné », elle était encore organisée pendant l’Entre-deux-guerres.

Gosné était alors surnommé parfois « le pays de la galette, de la saucisse et du bon cidre ». Le monument aux morts de Gosné porte les noms de 76 soldats morts pour la France pendant la Première Guerre mondiale; parmi eux 7 sont morts en Belgique (dont Pierre Barbedet à Fosses-la-Ville dès le et Alexandre Balluais le lendemain à Jemeppe-sur-Sambre, de même qu’Alphonse Repessé à Virton; Eugène Brillet est mort des suites de ses blessures le à Pervyse; trois sont morts en 4 jours en: Jean David le 22 à Langemarck, François Brillet le 23 à Boezinge et Joseph Saudubail le 24, aussi à Boezinge; enfin Louis Guyot le à Coxyde); trois sont morts de maladie hors de France (Victor Fadier le en Tunisie, Pierre Jourdan le alors qu’il était prisonnier en Allemagne et Joseph Bertel le en Bulgarie); la plupart des autres sont morts sur le sol français, une incertitude existant pour 8 personnes pour lesquelles lieux et dates de décès ne sont pas précisés. Le monument aux morts de Gosné fut inauguré le. Un fait divers survenu en 1925 concernant une fillette placée en nourrice à Gosné illustre l’existence de nombreuses nourrices à Gosné à cette époque: « Gosné, c’est la campagne, et les Fougerais comme les Rennais n’hésitent pas à confier leurs enfants nouveau-nés auprès desquels ils peuvent aisément passer la journée du dimanche » écrit le journal L’Ouest-Éclair. Dans la traversée de la commune de Gosné, la route entre Rennes et Fougères, très fréquentée et sinueuse, était le théâtre de nombreux accidents, par exemple le au double virage à angle droit (source de nombreux accidents) du pont de l’Aubouclère une automobile tomba dans l’Illet; le au virage de Tounebride; le au Pont de l’Au-Bout-Claire [Aubouclère], etc. Déjà le journal L’Ouest-Éclair écrivait le à la suite d’un autre accident: « Les usagers de la route Rennes-Fougères savent tous le danger que représente le pont de l’Aubouclère, étroit et en dos d’âne, que l’on l’aborde dans un sens ou dans l’autre »; les travaux de rectification de ce pont furent enfin envisagés en 1936 et le nouveau pont fut ouvert à la circulation le.

Le monument aux morts de Gosné porte les noms de 8 personnes mortes pour la France pendant la Seconde Guerre mondiale; parmi eux, Jules et Roger Fontaine, deux résistants (père et fils), fusillés le à Paris, au stand de tir de Balard; Armand Heudré, victime d’un bombardement aérien de la Luftwaffe près de la gare de Rennes le.

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Population

2.051 habitants

Région

Bretagne

Département

Ille-et-Vilaine
(35)

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