Domalain

Histoire de Domalain

Domalain est une commune de Ille-et-Vilaine, en Bretagne, qui compte 2 021 habitants. Le nom de la localité est attesté sous les formes parochia de Domno Alano en 1240, Domalanum en 1516.

La paroisse de Domalain dépendait autrefois de la châtellenie du Désert, qui appartint aux barons de Châteaubriant, puis à ceux de Vitré à partir de 1542, et disposait du droit de haute justice. Le chef-lieu de la châtellenie du Désert se trouvait au manoir de la Rivière du Désert, en Visseiche, et s’étendait sur le territoire des paroisses d’Availles, Bais, Brielles, Chancé, Domalain, Gennes, Moulins, Moutiers, Le Pertre, Saint-Germain-du-Pinel, Vergéal et Visseiche. Une représentation théâtrale d’un mystère, le « Mystère de Madame Sainte-Barbe » est jouée à Domalain et une rixe se produisit: « un gentilhomme, Amaury de Domagné, tua d’un coup d’épée un nommé Jehan Lambart, cordouanier, demeurant à Vitré ». La tour était jadis surmontée par un clocher qui passait pour un des plus beaux de Bretagne. Il y avait jadis en cette commune deux chapelles, une à Carcraon et l’autre à la Hainière; cette dernière a été érigée en annexe vicariale ». L’église est de style gothique flamboyant.

La tour construite en 1552 est en partie détruite en 1705. La flèche est reconstruite entre 1892 et 1894. Le maître-autel de Domalain est construit en 1637 par Pierre Corbineau. Le retable possède la même structure que celui de l’église de la Trinité de Laval. Vers 1778, Jean-Baptiste Ogée décrit ainsi Domalain La paroisse de Domalain est visitée et rançonnée par les gardes nationales de Bais et de Vitré, pour intimider ses habitants qui parlaient de marcher sur La Guerche afin de récupérer les cloches descendues après la fermeture de l’église et son rattachement à cette paroisse voisine.

La population de la commune est favorable aux changements apportés par la Révolution française, surtout après la fin de la Terreur. La principale fête révolutionnaire est celle célébrant l’anniversaire de l’exécution de Louis XVI, accompagnée d’un serment de haine à la royauté et à l’anarchie, fêtée à partir de 1795. Quelques jours après le combat de Toucheneau du, la division de Vitré de l’Armée catholique et royale prit ses quartiers à Domalain, les compagnies étant logées dans les divers villages. « Elle fut surprise par un bataillon républicain, fort de neuf cents hommes, sortis le matin de La Guerche ». Quatre officiers accompagnés de trois soldats, partis en reconnaissance, arrivés à la chaussée de l’étang de Carcraon, furent attaqués par les Bleus qui étaient en embuscade; Henri du Boishamon et le chevalier Payen furent blessés, mais finalement les chouans commandés par Coster de Saint-Victor mirent en déroute les Bleus qui eurent quarante-cinq tués, dont trois officiers. « Au, Domalain, la commune la plus réactionnaire d’Ille-et-Vilaine, a pour voisine Bais, l’une des plus libérales ».

Varin, continuateurs d’Ogée décrivent ainsi Domalain en 1843 En 1866, quelques cas de choléra sont observés à Domalain, ainsi que dans des communes voisines, particulièrement dans la commune d’Étrelles où, du au, 60 personnes, dont 40 femmes, ont été atteintes. 3 personnes ont succombé à cette épidémie. Lors des élections législatives de 1877 la commune de Domalain vote à 81,7 % pour le candidat légitimiste (presque un record, seul Taillis ayant voté encore plus favorablement pour celui-ci dans le département) et à 2,2 % pour le candidat républicain. Le chanoine Meignan, prêtre réputé dans la paroisse, fête son cinquantenaire. À cette occasion, les habitants, ainsi que de nombreux religieux participent aux festivités.

En souvenir du prêtre, la municipalité donne à l’une des rues de Domalain le nom du chanoine. Selon le journal La Croix de l’Aveyron, en, « il y a à Domalain deux écoles publiques, une de filles, une de garçons. Il y a un instituteur et une institutrice. Et bien, chose invraisemblable, depuis 1888 les deux écoles n’ont pas eu un seul élève ». Selon le journal Le Nouvelliste de l’Est en « dans d’Ille-et-Vilaine, les enfants désertent les écoles communales pour les écoles libres », par exemple l’école communale (école laïque) de Domalain n’a aucun élève. Le monument aux morts de Domalain porte les noms de 108 soldats morts pour la France ou disparus pendant la Première Guerre mondiale.Onze soldats sont morts en Belgique, un soldat domalinois est mort en Grèce (Eugène Houssais).

La plupart des autres sont morts sur le sol français. Parmi eux deux (Joseph Gallier et Léon Peinturier) ont été décorés de la Médaille militaire et de la Croix de guerre et deux (Emmanuel Cancouet et Jean Faucheux) ont reçu la Croix de guerre. En 1926, l’école publique de Domalain n’avait qu’un seul élève. Le monument aux morts de Domalain porte les noms de 11 personnes mortes pour la France pendant la Seconde Guerre mondiale. Jules Gastel décédé le à Varennes (Aisne). Le monument Leclerc inauguré en 1950, témoigne du passage du maréchal Leclerc à Domalain le alors qu’il était en route pour la libération de la capitale.

Les bornes de Koufra jalonnent le parcours de la division Leclerc à travers la France de Saint-Martin-de-Varreville (Manche) où ses premiers éléments débarquèrent à Utah Beach jusqu’à Strasbourg le. Il existe quatorze bornes dont une seule en Bretagne à Domalain. Lors de cette inauguration, des anciens combattants de la Deuxième Guerre mondiale étaient présents ainsi qu’un préfet.

Informations Clés

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Population

2.021 habitants

Région

Bretagne

Département

Ille-et-Vilaine
(35)

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