Samois-sur-Seine

Histoire de Samois-sur-Seine

Samois-sur-Seine est une commune de Seine-et-Marne, en Île-de-France, qui compte 2 010 habitants. Le nom de la localité est mentionné sous les formes Samesium en 986; Samois en 1169; Larricium Samesii en 1184; Pons de Sameis en 1189; Samesiae en 1209; Samesium en 1211; Sames en 1215; Samessium en 1220; Septmois en 1308; Samoys en 1331; Villa de Sameio, Senonensis diocesis en 1358; Sammoys en 1566; Samoy en 1656; Chamois au (Carte Boisseau). Une forme Salamoyen, rencontrée au, peut laisser penser que Samoy serait une variante du nom Salomon, souvent porté dans le Nord au Moyen Âge. Le nom de Samois-sur-Seine a été substitué à celui de Samois par décret.

Fondation de la léproserie de Courbuisson: Ayant apprécié en Palestine, dès son retour de Croisade, des services des chevaliers de Saint-Lazare, le roi Louis VII le Jeune créa au, une maladrerie ou léproserie à Samois-sur-Seine. La plus ancienne mention de cette léproserie date de décembre 1260; charte de Louis IX, qui dispense le maître de cet établissement de lui payer le cens. Les bâtiments de Saint-Lazare de Courbuisson furent démolis en 1739. Construction de Courbuisson en fief: Après la suppression de la maladrerie, le domaine de Courbuisson fut érigé en fief. Deux seigneurs, les sieurs Mesnager et un comte de Saint-Julien en furent propriétaires. Ce lieu devint à partir de 1858 une maison forestière avec pépinière.

Les bois du voisinage portent le nom de « Ventes de Courbuisson ». Située au bord de la Seine et à la lisière de la forêt de Fontainebleau, de nombreux écrivains, artistes et autres personnalités y séjournèrent. Les premiers hommes recherchaient des situations insulaires, afin de se protéger et de se défendre plus facilement. Les marécages et les nombreuses îles se trouvant sur le bas-Samois, plus nombreuses autrefois, offraient une situation privilégiée. Aujourd’hui, on peut en reconnaître trois Les relations commerciales entre les deux rives de la Seine nécessitaient la création d’un « grand pont ».

Un pont en bois fut construit entre le Bas-Samois (face à la rue du Bas-Samois) et Héricy, s’appuyant en son milieu sur l’île de la Jonchère. Ainsi fut constitué, l’un des ponts le plus long qui ait existé sur la Seine (il avait plus de ), entre Montereau-Fault-Yonne et Évry. Les Romains, maîtres du pays, ayant besoin d’un passage stratégique et colonisateur, utilisèrent et remplacèrent le pont de bois destructible, par un pont de pierre. Ce serait à l’empereur Julien que l’on voudrait en attribuer la construction, mais le long règne de Constance Chlore, de 293 à 306, paraît bien plus propice à l’exécution d’une œuvre aussi importante. Le « pont de pierre de Samois » d’une longueur de, fut reconstruit au, pour créer un grand chemin royal de Melun, Moret-sur-Loing et Montereau-Fault-Yonne. À l’époque, Samois se nommait Samosius ou Samusius.

Il a été trouvé à Héricy dans des sépultures, des monnaies aux effigies de Néron, de Marc Aurèle, de Constantin et autres; ce qui confirme que les Romains étaient installés sur les deux rives de la Seine. La présence de ce pont explique que Jeanne d’Arc soit passée par Samois lorsqu’elle a voulu traverser la Seine pour se rendre de Vaucouleurs à Chinon. En 1779, les voyageurs se rendant de Paris à Fontainebleau prennent le coche d’eau jusqu’à Valvin, pour un prix de 2 livres 10 sous. L’ancien pont romain entre Samois-sur-Seine et Héricy n’existant plus, Louis XVIII décide d’en reconstruire un, entre ces deux communes. De construction de bois fourni par les forêts environnantes, son emplacement plus en amont du village, à hauteur de Samoreau, est plus favorable grâce à un rétrécissement de la Seine. En 1811 les travaux débutent, mais c’est seulement en 1825 que le premier pont de Valvins sera inauguré.

Pour être plus solide et adapté à la vie moderne, en 1866 le pont est reconstruit en structure métallique. Après la Seconde Guerre mondiale, le pont entièrement détruit par l’armée allemande, sera entièrement reconstruit en béton armé, plus large et bitumé, pour faciliter la circulation toujours plus nombreuse.

Patrimoine religieux

Cette ancienne chapelle a été inscrite à l’inventaire des monuments historiques le. Le couvent – le prieuré – l’église – l’ancien presbytère. Fondé par le gentilhomme breton Jacques Godemel avec l’assentiment du roi Louis XIII, cet ermitage devient rapidement un lieu de pèlerinage. Louis XIV y fit construire un pavillon et un bassin pour accueillir les eaux des sources afin d’alimenter un moulin en contrebas.

Les carmes du prieuré des Basses-Loges à Avon s’y installent, puis cèdent l’ermitage, en 1750, à Louis François Thouron de Morangel. Le nouveau propriétaire construit, en avant du pavillon édifié par Louis XIV, deux bâtiments, auxquels est ajouté un autre édifice en 1752. Vendu comme bien national durant la Révolution, l’ensemble réintègre le domaine royal sous Charles X. La monarchie de Juillet l’inscrivit sur la « liste civile » du roi Louis-Philippe.

C’est de ce dernier que madame Hamelin, ancienne Merveilleuse du Directoire, espionne durant l’Empire, devenue légitimiste sous le règne de Louis-Philippe, reçoit à bail en 1830, les, et de l’Ermitage de la Madeleine, avec la maison, ses dépendances, son jardin et son parc, le tout pour la somme de l’an. Madame Hamelin y fréquentera de nombreuses années le couple Victor Hugo ses voisins et y attirera d’éminentes personnalités artistiques et politiques de l’époque dont Chateaubriand, Berryer ou encore Laure Regnaud de Saint-Jean d’Angély. Par ailleurs, elle se prit de tendresse pour la petite Antonia surnommée Tony, la fille du boulanger de Samois, dont elle s’occupa telle une réelle grand-mère de substitution jusqu’à sa mort. L’une des cloches, datée de 1789, a été classée à l’inventaire des monuments historiques le.

De même, la châsse-reliquaire, en bois peint avec six statuettes en bois doré, surmontée de pots à feu et d’un temple au sommet, a été classée à l’inventaire des monuments historiques le. À l’intérieur de cette église, on peut admirer une statue de la Vierge à l’Enfant, datée du, classée à l’inventaire des monuments historiques le. Dans le cimetière, la croix supportant une statuette de saint Hilaire, patron de la paroisse, en costume épiscopal, datée du, a également été classée à l’inventaire des monuments historiques le.

Informations Clés

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Population

2.010 habitants

Région

Île-de-France

Département

Seine-et-Marne
(77)

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