Luzy
Histoire de Luzy
. Selon les linguistes Albert Dauzat et Charles Rostaing, le nom de Luzy dériverait du nom d’homme latin Lausius auquel se serait ajouté le suffixe -acum. Les explications qui ont été présentées jusqu’ici ne font pas l’unanimité.Divers vestiges préhistoriques ont été trouvés dans le canton de Luzy: deux bifaces de Neandertal à Fléty même, et divers outils à Fléty, Millay, Poil et Savigny-Poil-Fol. Pour le néolithique, un menhir datant d’en. De multiples vestiges de l’époque gallo-romaine (monnaies, restes d’habitations, poteries) sont retrouvés à Luzy au début du ainsi que des clefs et une statuette à Plamont. En bronze coulé et de de haut, elle représente un homme habillé avec un oiseau et une couronne dans ses bras.
. Durant le Bas Moyen Âge, des fortifications sont élevées autour de Luzy.Plusieurs si. La charte interdit aux seigneurs qui n’ont pas payé leurs créanciers dans le temps imparti d’en prendre un nouveau sans avoir remboursé la somme due, et aux agents du seigneur de saisir les animaux des bourgeois. Le cens de la Saint-Martin est abaissé pour les plus pauvres. La justice est réorganisée, les obligations militaires sont réduites et la protection des habitants est améliorée.
Il est cependant à noter que cette charte ne concerne pas les Luzycois logés en dehors de la muraille, ainsi que plusieurs impôts. Éloïse est la première Dame de Luzy après la fin de la branche des de Semur en 1257. Un de ses successeurs, Jean II ou de Châteauvillain-Luzy, seigneur dès 1340 et † vers 1361/1367, fils et petit-fils des seigneurs luzycois Jean -Ii et Guyot de Châteauvillain (son arrière-grand-père Jean de Châteauvillain, père de Guyot, avait épousé Jeanne, dame de Semur-en-Brionnais, Luzy, Uchon et Bourbon-Lancy), est fait prisonnier par les Anglais à la bataille de Poitiers (1356). Il met alors en gage sa seigneurie pour auprès de son beau-frère Guy d’Autun de Dracy-le-Loup, en 1356. Il la rachète trois ans plus tard mais la vend en 1361 à Marguerite, fille de Louis Ier de Poitiers. Le fils de cette dernière, Édouard II de Beaujeu, endetté, vend en 1394 Luzy à Guy de la Trémouille, son oncle, avant de la racheter un an après. Il l’échange en septembre 1397 avec Louis de Sancerre qui l’offre à son beau-frère Guichard Dauphin de Jaligny. À la mort de Guichard en 1415 à Azincourt, le territoire luzycois est vendu à Bonne d’Artois († 1425; par ses deux alliances, successivement comtesse de Nevers puis duchesse de Bourgogne).
. Luzy est mentionné dans le livre Le Dimanche de Bouvines de Georges Duby: il indique que des tournois y étaient organisés entre les, rassemblant de jeunes chevaliers en provenance de tout le royaume de France, et même d’Angleterre (où les tournois étaient alors interdits). La popularité de ces tournois situés hors des grandes villes s’explique par le regard alors très défavorable de l’Église à propos de ces pratiques qui réduisaient le nombre de croisés potentiels et allaient à l’encontre du principe de la. Après la Révolution française, en 1790-1791, deux communes sont créées sur le territoire de Luzy: Luzy-Ville et Luzy-Foraint. Elles sont rassemblées peu après, entre 1795 et 1800.À la fin des années 1840, alors que la France est de nouveau sous la République, les républicains sont peu nombreux à Luzy, comparé aux monarchistes et bonapartistes. Lors de l’élection présidentielle de 1848, Louis-Napoléon Bonaparte obtient la majo. Le jour de l’élection, se retrouvent au Café français (rue du Commerce) l’instituteur et homme de lettres Antony Duvivier et le taillandier Gilbert Chandioux avec d’autres républicains. Ils y critiquent alors ouvertement le nouveau président de la République et le gouvernement au place. Leportier, maréchal des logis de la gendarmerie locale, en tient un rapport le soir même: il parle de de Duvivier, qui aurait traité Bonaparte de. Duvivier est condamné devant le juge d’instruction de Château-Chinon (Ville) le à un mois de prison et d’amende.
. Après le coup d’État du 2 décembre 1851 proclamant le Second Empire, le maire Antoine Perrin, déjà élu en 1847, est désigné par l’Empire.Aux élections législatives de 1857, un candidat est désigné par l’Empire pour Château-Chinon (Ville): le comte Honoré-Joseph-Octave Le Peletier d’Aunay. Il fit face au républicain modéré de la Bédolière. Le commissaire Simon Dudragne, arrivé à Luzy l’année d’avant, est chargé de faire en sorte que Le Peletier d’Aunay obtienne le meilleur résultat possible et que l’opposition ne. Selon la loi de sûreté générale de février 1858, qui permet aux autorités (par simple décision administrative) d’emprisonner et de déporter un ancien prisonnier politique pour.
. Il est de nouveau déporté en Algérie puis revient fin octobre de l’année suivante. Antony Duvi. Malgré cette victoire, Dudragne n’en a pas fini avec les républicains: il fait arrêter quelques jours après pour des treize Luzycois dont le cousin de Gilbert Chandioux, Wandelle, un boulanger. Mais le tribunal de Château-Chinon (Ville), comme pour Duvivier, relaxe les inculpés. mais également conseiller général du canton de Luzy, puis député de l’arrondissement de Château-Chinon (Ville). Ainsi, le canton s’améliore, avec la création de bureaux de poste, d’écoles, de routes, de réseaux de chemins de fer La même année, les noms des rues, avenues et places de Luzy changent de noms, et perdent pour certains leurs con. À Luzy, dès les années 1880, la laïcité est mise en place. On enlève les crucifix des différents hôpitaux et des tribunaux, et les sœurs hospitalières du Sacré-Cœur de Jésus doivent quitter la ville dès 1891. Le curé en fonction, Isidore Alexandre, supporte mal les transformations qui posent un problème à la pratique chrétienne: 14 % des Luzycois vont à la messe du dimanche, dont 80 % de femmes. Lors de l’inventaire de l’église Saint-Pierre, le 19 janvier 1906, le curé n’est pas présent. L’intervention est donc reportée au 26.Ce jour-là, après sa déclaration de protestation, Alexandre laisse les hommes d’État rentrer, sans plus d’opposition. Mais dans le reste du canton, la tension est beaucoup plus forte: à Fléty, Sémelay, Poil, Rémilly, Lanty, Larochemillay (où on use de violence) et Millay les religieux refusent d’ouvrir les portes des bâtiments religieux. La mairie luzycoise, responsable du projet, doit faire venir de Nevers un serrurier et un commissaire de police, accompagnés de gendarme de la brigade de Luzy. [.] Gardien responsable des biens ecclésiastiques qui m’ont été confiés par mon évêque, j’ai le devoir et je le fais avec toute l’énergie dont je suis capable de protester contre votre présence en cette église et contre l’oppération à laquelle vous allez procéder.
Je déclare que ma présence, que j’ai crue nécessaire pour sauvegarder dans les limites du possible les droits de la Sainte-Église, ne doit en aucune manière être considérée comme une acceptation de la loi du 9 décembre 1905. Le Saint-Père s’est réservé le jugement à porter cette loi.
Souscrivant d’avance à sa décision, je fais, de la façon la plus formelle, tout en mon nom qu’en celui de la fabrique et des bienfaiteurs de cette église, mes réserves nécessaires pour l’avenir.
Luzy, le 19 janvier 1906, Alexandre, curé de Luzy.
Lors des élections législatives françaises de 1906, Jean Chandioux remporte la majorité absolue dans les cinq cantons. Pour compenser des pertes financières, l’Église luzycoise met en place le: une requête auprès des paroissiens.
. Dans les années 1910, les foires et les marches font la prospérité de la ville et des sources indispensables. En mai 1932, le projet de budget pour l’année suivante est rejeté par onze voix contre neuf.. Un mois après, le 6 octobre, dix conseillers démissionnent en reprochant au maire une et un. Ainsi, des élections complémentaires sont organisés les 20 et 27 novembre 1932 pour désigner qui seront les onze nouveaux conseillers remplaçant les dix démissionnaires et un mort. Le premier tour amène à la victoire de l’UR, qui remporte dix places. Elles sont reprises par les démissionnaires. Au second tour, c’est Lazare Pagnier, candidat socialiste, qui est élu, amenant la majorité à Bramard..Patrimoine religieux
. Le du château est utilisé jusqu’en 1954 et l’installation du réseau d’eau potable. Une tour carrée est également disposée dans l’enceinte du château et servait à l’administration judiciaire de la.. La tour carrée, érigée dans les années 1870 par Auguste Coujard de Lacheize, est une tour horloge située dans le centre-vil.Les horloges ne marchent plus dès 1887, et l.