Mirebeau-sur-Bèze

Histoire de Mirebeau-sur-Bèze

Mirebeau-sur-Bèze est une commune de Côte-d’Or, en Bourgogne-Franche-Comté, qui compte 1 962 habitants. Le nom de la localité est attesté sous les formes Miribellum (1031); Mirebellum (1124); Miribel (vers 1135); Mirebel, Mirabel (1163-1179); Mirabellum (1229); Mirebellum super Besuam (1236); Mirebeal (1257); Mirebel sur Bèze (1421); Myrebel (1440); Mirebeau (1573); Mirebau (1731); Mirebault (1734); Mirebeau-sur-Bèze. Par décret du, Mirebeau, en un seul mot, s’est appelée officiellement Mirebeau-sur-Bèze.

Un nemeton avait été construit à Mirebeau au Il était entouré d’une large enceinte ovale et par des édifices cultuels. On y vénérait, entre autres, Cernunnos. Au, la Legio VIII Augusta installa son camp principal à Mirebeau. Cette légion, regroupant environ, avait été installée en permanence à Mirebeau (Mirebellum) sous l’empereur Vespasien consécutivement à la révolte des Lingons dirigée par Julius Sabinus en 70. Placé sur l’importante voie romaine reliant Langres à Besançon, le cantonnement de Mirebeau occupait une excellente position pour surveiller, outre les Lingons, les Séquanes et les Éduens. La demeura à Mirebeau une vingtaine d’années puis fut transférée à Argentoratum (Strasbourg) sans doute pour soutenir les opérations de Domitien contre les peuples germaniques.

Le castrum de Mirebeau, couvrant environ 22 hectares, était entouré de fossés et ceint d’une muraille crénelée d’environ de haut comprenant plusieurs tours. Le théâtre, qui est connu par une inscription est localisé à la place du château fort. Barral démontrent l’importance de ce site archéologique, avec des lieux de culte allant de la Tène B2. Importante place forte au Moyen Âge, Mirebeau fut assiégé en 1015 par lorsque ce roi essaya—sans succès—de conquérir le Dijonnais. revint guerroyer à Mirebeau en 1031 (l’année de sa mort) pour débarrasser la région des centaines de routiers-pillards qui l’infestaient. Ils s’étaient regroupés au château fort de Mirebeau, alors en construction.

L’intervention énergique du roi permit de les éliminer. Vers 1125/1130, la famille de Montsaugeon, qui possédait la châtellenie de Mirebeau (le turbulent Pierre Mauregard, seigneur ou châtelain de Montsaugeon, de Mirebeau et d’Auvet, père d’Othon et Eudes de Montsaugeon, fondateur de Theuley), céda ses droits au duc de Bourgogne († 1143). Les seigneurs des bourgs et villages de la région (Mirebeau, Pontailler-sur-Saône, Heuilley-sur-Saône, etc.) durent alors prêter serment au duc, confirmant ainsi leur rattachement au duché de Bourgogne. Puis le duc (1166-1218), arrière-petit-fils d’ et mari d’Alix de Vergy, échangea Mirebeau contre Vergy avec son beau-frère, de Vergy (vers 1180-1240; époux de Clémence de Fouvent et Fontaine-Française). La Maison de Vergy garda Mirebeau jusqu’au: Jeanne de Vergy (1360-† 1410; fille de de Vergy, sgr. de Mirebeau et de Bourbonne († 1374), et d’Agnès dame de Jonvelle, Sexfontaines et Charny; Jeanne de Vergy fut l’héritière de Mirebeau après son frère Jean de Vergy († 1388), et des fiefs maternels après leur demi-frère cadet Jean de Bauffremont, † 1415 à Azincourt avec son père, Philibert de Bauffremont, le mari d’Agnès de Jonvelle), femme en 1383 d’Henri de Bauffremont-Scey, transmit Fontaine-Française, Charny, Bourbonne et Mirebeau à leur descendance, notamment à leur fils cadet Pierre de Bauffremont (-Scey)-Charny et à leur arrière-arrière-petite-fille Françoise de Longwy, épouse de l’amiral de Brion, alias Philippe Chabot (cf.

Neublans > Seigneurs: ♦ ♥ et toutes les branches). Le fils cadet de l’amiral de Brion, François Chabot, et sa descendance, furent marquis de Mirebeau jusque vers 1630. Enfin, on trouve de nouveau comme marquis de Mirebeau les Bauffremont-Scey-Listenois, à partir d’autre Pierre de Bauffremont (1662-1685), qui détenait cette terre du chef de sa femme Marie des Barres de Ruffey d’Echirey et de Villiers (peut-être née vers 1660, mariée en 1681, † ap. 1711), dame d’E(s)tiau(x) en Anjou (à Longué et St-Philbert, fief venu de sa grand-mère maternelle Marguerite d’Estampes de Valençay), fille de Bernard des Barres de Ruffey, président à mortier au Parlement de Dijon, et d’Antoinette de Beauclerc d’Achères de Rougemont (vers 1640-1661; marquise de Mirebeau par son père Michel de Beauclerc d’Aschères & Rougemont, qui l’avait sans doute eu par acquisition vers/après 1630). Les Bauffremont furent désormais marquis de Mirebeau jusqu’à la Révolution. En 1636, la ville fut attaquée par les Impériaux de Matthias Gallas et François Mercy.

Après un siège de trois jours et une résistance héroïque, le, les habitants de Mirebeau repoussèrent les assaillants, tuant l’un des chefs principaux de l’armée impériale, le comtois Demandres (gouverneur du bailliage de Gray; responsable, fin, de la destruction de Pontailler-sur-Saône, Maxilly-sur-Saône, Heuilley-sur-Saône, Talmay, Saint-Sauveur, etc.). Mirebeau paya très cher ce succès initial, lorsque le gros des troupes impériales arriva un peu plus tard, et rasa la ville. Au, l’industrie de la ville consistait en la production de droguets, de chapeaux, de serges et de poteries. On y trouvait également des mines de fer ainsi que des forges. De 1882 au, la commune a été traversée par la ligne de chemin de fer de Troyes à Gray, qui, venant de la gare de Bèze, contournait le village par le nord, s’arrêtait à la gare de Mirebeau-sur-Bèze, et ensuite se dirigeait vers la gare de Oisilly -Renève, commune aux deux villages de Oisilly et de Renève après avoir franchi le viaduc d’Oisilly.
La gare, dont les bâtiments sont encore présents de nos jours à l’extrémité de l’Avenue de la Gare, était située au nord du village.

L’horaire ci-dessus montre qu’en 1914, 4 trains s’arrêtaient chaque jour à la gare de Mirebeau-sur-Bèze dans le sens Troyes-Gray et 4 autres dans l’autre sens.
À une époque où le chemin de fer était le moyen de déplacement le plus pratique, cette ligne connaissait un important trafic de passagers et de marchandises. À partir de 1950, avec l’amélioration des routes et le développement du transport automobile, le trafic ferroviaire a périclité et la ligne a été fermée le au trafic voyageurs.
Depuis 2013, cette ligne est utilisée par le Vélorail de la Vingeanne, sur le trajet Mirebeau-sur-Bèze, Oisilly-Renève, Champagne-sur-Vingeanne, Autrey-lès-Gray. La commune a pris le nom de Mirebeau-sur-Bèze en 1993.

Informations Clés

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Population

1.962 habitants

Région

Bourgogne-Franche-Comté

Département

Côte-d'Or
(21)

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