Remouillé
Histoire de Remouillé
Remouillé est une commune de Loire-Atlantique, en Pays de la Loire, qui compte 1 941 habitants. Le nom de la localité est attesté sous les formes Remouillé dès 1123, puis Remoulleyum au et Remoylé en 1406. Selon des sources anciennes et non spécialisées en toponymie, ce nom de lieu remonterait à *remoulyum à « ce qui est mouillé, humide » en ancien français. L’ancien français n’a pas de désinence latine en -um et le mot mouiller est régulièrement écrit moiller en ancien français, terme issu d’un bas latin *molliare « attendrir le pain en le trempant », puis « mouiller ».
En outre, la forme tardive du qui sert de base à cette conjecture est une mauvaise latinisation du nom roman en -ei, comme c’est souvent le cas. Selon Albert Dauzat, Remouillé remonte à un type toponymique gallo-roman *Romuliacum, basé sur le nom d’un propriétaire gallo-romain Romulus, suivi du suffixe gaulois de localisation -(i)acum; Remoulhé en écriture MOGA ou Remólhaé en écriture ELG.
La présence de l’homme à Remouillé pendant la période du Néolithique est attestée grâce à des fragments et pièces découvertes dans la commune. Pendant l’Antiquité, la région est habitée par les Ambilatres un peuple gaulois selon l’archéologue José Gomez de Soto. Plus tard, César aurait rattaché ce territoire au pays Pictons dans l’Aquitaine seconde. Des traces de fortifications situées au hameau de la Morinière pourraient dater de cette époque celtique. Dans l’ancien cimetière qui était situé à côté de l’église, on pouvait observer des pierres tombales datant des époques mérovingienne et templier, ou en échange de la paroisse bretonne de Saint-André-Treize-Voies selon d’autres. Remouillé fut touchée par les guerres de Vendée.
La Convention décide la levée en masse de trois cent mille hommes. Remouillé, comme beaucoup d’autres paroisses de la région, ne se soumet pas au recrutement. Un appel à la rébellion est lancé par quatre habitants. Ainsi au cours du même mois, les insurgés se rassemblent et coupent l’accès de la commune en bloquant le pont de la grande route (aujourd’hui D 137). Jean-Baptiste Kléber déloge de Remouillé quatre cents Vendéens. La duchesse du Berry se rendit à Nantes durant l’insurrection royaliste de 1832.
Partie du château de la Preuille à Saint-Hilaire-de-Loulay, elle fit halte au château du Mortier (aujourd’hui disparu), puis traversa la rivière et séjourna une nuit au hameau d’Écomard. Elle retrouva des légitimistes au hameau de la Fételière appartenant à Benjamin de Goyon. Ensuite, elle rallia Montbert. Ce siècle est aussi celui de Jean-Pierre Garreau, urbaniste et architecte qui après avoir fait fortune en construisant des quartiers à Nantes, s’installe à Remouillé en 1853. Il remodèle le bourg en y améliorant son accès, en transformant les ruelles étroites en rues praticables et en aménageant des places. Le est ouverte une ligne de chemin de fer Les Sorinières – Rocheservière gérée par la Compagnie française de chemins de fer à voie étroite.
Les habitants peuvent alors se rendre à Nantes. Cependant, la ligne est fermée dès 1935, en raison de la concurrence avec les nouveaux transports émergents.
Patrimoine religieux
Il y a à Remouillé plusieurs demeures bourgeoises. On peut citer le château de l’Ermitage construit au, dont le domaine avant la Révolution, appartient alors aux Kérémar. Les dépendances du château, plus anciennes que le château lui-même, comportent une fuie (un petit colombier) datant. Des écuries luxueuses sont construites par les Dufour (négociants de Nantes et du Havres) vers 1860.
Le château de l’Ardrère, est bâti. Au Moyen Âge, la terre de l’Ardrère appartient à Gilles de Rais. Le bâtiment actuel est édifié par La famille Jaillard de la Maronière. Trois édifices religieux sont à remarquer sur le territoire de Remouillé.
Tout d’abord, l’église Saint-Pierre de style néo-roman. Elle est rénovée par Jean-Pierre Garreau vers 1860. Certaines parties de l’ancienne église subsistent encore dont notamment une fenêtre datant du, un minaret musulman (la tour Saint-Georges), un musée de mannequins de cire, une serre pour plantes exotiques ainsi que des jardins suspendus. Aujourd’hui, il ne reste presque plus rien de ces « folies Garreau » à cause des pillages et de l’absence d’entretien des édifices.
Un certain nombre d’objets sont cependant conservés au musée Dobrée à Nantes.