Le Drennec

Histoire du Drennec

Le Drennec est une commune de Finistère, en Bretagne, qui compte 1 926 habitants. Le nom de la localité est attesté sous les formes Spinetum en 1291, Le Dreanneuc en 1428, Spineto en 1516, Audernec en 1630, Audernac lege an Dernac en 1654. Le nom Drennec procède du breton Drein qui signifie ‘buissons d’épines’ ou ‘ronces’. Le nom en breton est An Dreneg aussi attesté sous la forme An Drenneg.

Située entre deux abers, l’Aber-Wrac’h et l’Aber-Benoît, la commune du Drennec témoigne d’une occupation humaine dès le Néolithique. Sous l’occupation romaine, une voie romaine dans l’axe nord-sud fut tracée pour rejoindre Landerneau au port de l’Aber-Wrac’h. Sous l’Ancien régime, la paroisse du Drennec, qui dépendait de l’archidiaconé d’Ac’h, se composait de deux paroisses et d’une trève: la trève de Landouzen (ou Landouzan), la paroisse de Bréventec (ancien prieuré de l’abbaye Saint-Mathieu de Fine-Terre qui, pour le temporel, dépendait de la seigneurie de Coatelez), et celle du Drennec. Les seigneurs du Drennec habitaient le Coat. Ils disparurent lors de la Révolution française. La paroisse de Le Drennec possédait quatre familles nobles comme l’indiquent les armoiries figurant sur le blason dont celles de la famille Le Ny de Coatelez (du château de Coatelez construit au ne subsiste qu’un portail voûté de style Louis XIII).

La famille Le Ny est représentée aux réformations et montres entre 1429 et 1534; son membre le plus connu fut Salomon Le Ny, chambellan du duc de Bretagne Jean IV en 1380. En 1759, une ordonnance de Louis XV ordonne à la paroisse du Drenec [Drennec] de fournir 3 hommes et de payer 19 livres et sa trève de Landouzan fournir 4 hommes et payer 26 livres pour « la dépense annuelle de la garde-côte de Bretagne ». Jean-Baptiste Ogée décrit ainsi Le Drennec en 1778 La cure de Bréventec était en 1786 l’une des plus pauvres du diocèse de Léon avec moins de 300 livres de revenu, pas plus que la portion congrue à cette. Varin, continuateurs d’Ogée, décrivent ainsi Le Drennec en 1843 En 1844 six communes du Finistère (Rumengol, Guipronvel, Lanneuffret, Le Drennec, Loc-Eguiner et Tréouergat) refusèrent d’ouvrir une école, refusant d’appliquer la loi Guizot de 1833.

Le Conseil municipal vote l’acquisition d’une maison destinée à devenir l’école des filles au Drennec, mais demande une subvention au Conseil général car « depuis plusieurs années, les habitants du Drennec n’ont reculé devant aucun sacrifice, les riches ont donné leur argent, les autres leurs bras et leurs charrettes dernièrement encore pour la construction d’un presbytère ». Le Drennec fut desservi par une gare située sur la ligne ferroviaire à voie métrique des chemins de fer départementaux du Finistère allant de Brest à Saint-Pol-de-Léon, mise en service au tout début du et qui ferma en 1946. Jean-Louis Jestin, maire du Drennec, fit partie des onze maires du canton de Plabennec qui adressèrent en une protestation au préfet du Finistère à propos de la circulaire interdisant l’usage de la langue bretonne dans les églises. Les mesures de laïcisation décidées par le gouvernement provoquent des réactions au Drennec: l’inventaire des biens d’église se passe difficilement si l’on en croit cet article du journal L’Ouest-Éclair en date du Le journal Le Petit Parisien ajoute que des procès-verbaux ont été dressés contre la femme et la fille du maire, M. Jestin, pour outrages à la gendarmerie.

L’interdiction des crucifix dans les salles de classe des écoles laïques suscite aussi l’indignation de la population locale: le, « sur les instructions de l’autorité académique, M. Rungoat, instituteur du Drennec, avait (.) enlevé le crucifix de sa classe. Le maire, accompagné de son conseil municipal et d’environ 20 personnes, est venu replacer le crucifix. Sur de nouvelles instructions de l’inspecteur, cet emblème fut de nouveau enlevé, mais le maire, assisté de trois personnes, le replaça pour la deuxième fois et défendit formellement à l’instituteur d’y toucher. Le crucifix fut également enlevé de l’école des filles, et le, il y fut replacé. Pour ces motifs, l’administration préfectorale vient de suspendre de ses fonctions M.

Louis Jestin, maire du Drennec ». Le monument aux morts du Drennec porte les noms de 26 soldats morts pour la France pendant la Première Guerre mondiale; parmi eux, un au moins (François Rozec) est mort en Belgique lors des combats de Maissin dès 1914, un (Adrien Le Guen) en Serbie en 1917 dans le cadre de l’expédition de Salonique, un (Adrien Refloc’h) est un marin mort accidentellement en mer, un (Goulven Habasque) est mort alors qu’il était prisonnier en Allemagne; la plupart des autres sont décédés sur le sol français. [https://fusilles-40-44.maitron.fr/berlivet-jean-francois-marie/ Jean Brélivet] est né le à Le Drennec (Finistère).

Informations Clés

Eglises sur ce site

Population

1.926 habitants

Région

Bretagne

Département

Finistère
(29)

Trouver une église à Le Drennec

Recherche
No data was found