La Roche-Maurice

Histoire de La Roche-Maurice

La Roche-Maurice est une commune de Finistère, en Bretagne, qui compte 1 838 habitants. Le nom de la localité est attesté sous les formes Rupe Morvan en 1263, Rocha Morvani en 1281, ce n’est qu’en 1341 qu’apparaît le nom de La Roche-Maurice; il est postérieur à celui de Roc’h Morvan, Rocha Morvam en 1363, La Roche Morice en 1359.
La Roche-Maurice, Roc’h Morvan en breton, tient son nom de Morvan, vicomte du Faou, auquel on doit la construction d’une forteresse sur un promontoire ou roc’h, du français « roche ».

en terre cuite provenant du site de Valy-Cloistre en La Roche-Maurice ( ou après J.-C.). Un embranchement de la voie romaine allant du Faou à Tréflez en passant par Landerneau et Kérilien passait par La Roche-Maurice. Des vestiges romains ont été découverts en 1970 à Valy-Cloître, près de Pont-Christ, en particulier une villa gallo-romaine. L’existence d’un gué sur l’Élorn (peut-être celui de Rodoed Carn mentionné dans le cartulaire de Landévennec), situé au pied de l’oppidum, a facilité l’essor de La Roche-Maurice, la voie romaine allant de Morlaix à Landerneau l’empruntant. La Roche-Maurice est issue d’un démembrement de l’ancienne paroisse de Ploudiry et dépendait de l’évêché de Léon. Sous l’Ancien Régime, La Roche-Maurice était une trève de la paroisse de Ploudiry et le statut de paroisse lui est accordé lors du concordat de 1801. La commune de la Roche-Maurice est formée de l’ancienne trève de ce nom augmentée de la trève de Pont-Christ, dont la chapelle est fondée en 1533 par le seigneur de Brézal, et d’une portion de la paroisse de Plounéventer. « La chapelle de Pont-Christ.

était, avant la Révolution, le chef-lieu d’une paroisse érigée en commune en 1790, supprimée en l’an VIII et réunie à La Roche-Maurice ». Par décret en date du 11 juin 1979 le nom de la commune de La Roche (Finistère) est modifié pour prendre le nouveau nom de La Roche-Maurice. Selon la légende, le château, fort ancien, aurait appartenu au à un seigneur nommé Élorn (éponyme du fleuve côtier), puis se serait appelé Hainebon (An Henbont, « le vieux Pont » en breton), selon les chroniques de Froissart. L´histoire du château de la Roche-Maurice est étroitement liée à celle des comtes de Léon. Lors du démantèlement du comté de Léon en 1180, la branche cadette de la famille de Léon (fondée par le seigneur de Léon, fils cadet de, vicomte de Léon) obtient les territoires de Daoulas, Landerneau et Landivisiau jusqu’à Penzé et parvient à se maintenir autour de son fief de la Roche-Maurice pendant huit générations (de à de Léon). Implantée sur un rocher dominant la vallée de l’Élorn, la forteresse occupait une position centrale qui permettait à ses seigneurs de diriger l’ensemble de leurs fiefs et plus particulièrement l’importante châtellenie de Landerneau riche de trente paroisses et trèves. Les seigneurs de La Roche-Maurice disposaient des droits de haute, moyenne et basse justice; les fourches patibulaires se dressaient face au château, sur une colline de la rive droite de l’Élorn (le nom du ruisseau dénommé Le Justiçou provient de là). La Roche-Maurice fut également, jusqu’au, le siège de la juridiction de Sizun – Ploudiry.

Le château, qui s’appelait alors Roc’h-Morvan (car il aurait été initialement construit, face au Léon, par un seigneur de Cornouaille dénommé Morvan), est pris par les Anglais en 1177; ils y placent une garnison jusqu’à ce que Plantagenêt, duc de Bretagne de 1181 à 1186, restitue une partie du Léon aux fils de. Le donjon habitable avec ses salles voûtées, d’environ de côté, pourrait avoir été élevé par de Léon, héritier en 1179 de la vicomté de Léon, et vivant jusque dans les années 1210. Il est probablement partiellement détruit vers 1240 lorsque tente vainement de s’opposer à l’avancée du duc de Bretagne Le Roux, mais continue néanmoins à être aux mains de la famille de Léon jusqu’au décès d’ en 1363, qui meurt sans héritier direct (lors de la naissance de celui-ci en 1341, le château est dénommé « Roche-Morice »). La seigneurie de Léon échoit à sa sœur, Jeanne, épouse de. La seigneurie dépend donc désormais de la maison de Rohan. Pendant, en attendant de devenir vicomtes de Rohan, les fils ainés de Rohan s´installent jusqu’en 1517 dans le château de La Roche-Maurice sous le titre de seigneurs de Léon. Pendant la guerre de Succession de Bretagne, Charles de Blois tente, en vain, de se rendre maître du château occupé par Jeanne de Flandre, épouse de Jean de Montfort (c’est l’arrivée de navires transportant, commandés par Gautier de Mauny, qui mettra Charles de Blois en fuite). Le 15, Raoul de Cahors s’engage à « travailler à ramener sous l’autorité du roy les châteaux de Henbont (ancien nom de La Roche-Maurice encore usité) et de Brest ».

En 1472, le duc de Bretagne dépossède, pour un temps, les Rohan au profit de son écuyer Louis de Rosnyvinen, mais en reprend rapidement le contrôle, nommant Guillaume de Kersauson capitaine du château le 16. Le château de La Roche-Maurice est alors « l’unique forteresse de la seigneurie de Léon en état de défense ». En 1489, à la suite de la Guerre franco-bretonne (1489-1491) menée par le vicomte, qui prétend hériter du duché de Bretagne du fait de son ascendance et de sa femme Marie de Bretagne contre le roi de France, le château est démantelé. Les Rohan ne s´intéressent plus vraiment à celui-ci et se contentent d´un entretien minimum de façon à pouvoir continuer de percevoir le droit de guet qui est versé par tous les habitants. Vers 1580, lors des guerres de la Ligue, les Rohan prennent la tête du parti protestant en Bretagne. Le château est sans doute définitivement détruit à cette époque. Il ne sera jamais reconstruit. En 1678, la forteresse fut transformée en geôle, et conserva ce rôle jusqu’en 1694.

En 1695, un document remis au roi révèle le mauvais état des châteaux de La Roche-Maurice et de Joyeuse-Garde (à La Forest-Landerneau). Aux, le château sert de carrière, et bien des maisons du bourg et peut-être l’église actuelle furent construites avec ces pierres. Le château est resté la propriété de la famille de Rohan jusqu’à son acquisition en 1986 par le conseil général du Finistère. Un plan topographique du château a été réalisé par le service départemental d’archéologie. De 2001 à 2010, des fouilles archéologiques ont été menées sous la direction de l’archéologue Josselin Martineau, même si seul un dixième du site a été fouillé. La chapelle est dédiée à saint Yves. Gustave Flaubert a visité le château de La Roche-Maurice, qu’il décrit ainsi Le château est depuis longtemps visité par les touristes comme l’illustre ce texte de 1889

Ouvert désormais à la visite, le château offre désormais un parcours sécurisé parsemé de panneaux d’interprétation (phases de construction, reconstitution de scènes de la vie quotidienne), réalisés par le médiéviste Patrick Kernévez. L’histoire du château de La Roche-Maurice restera toutefois à jamais mal connue en raison de la destruction de la majeure partie du chartrier de la maison de Rohan, connu aussi sous le nom de « Chartrier de Blain » en 1793 lors de la Terreur, en dépit du résultat des dernières fouilles entreprises par Jocelyn Martineau. On ignore à quelle date s´est constitué le bourg castral de La Roche-Maurice, probablement avant le, car en 1407 des lettres patentes du duc de Bretagne Jean V autorisent la translation de la foire de La Roche-Maurice, du premier dimanche au premier mardi d’octobre. Un testament d’Hervé VIII de Léon en 1363 indique la fondation d´une chapellenie dans la chapelle. On ignore s´il s´agit de l´église actuelle. Les vicomtes de Rohan financent la construction de l’église actuelle entre 1539 et 1589; l’ossuaire fut construit entre 1639 et 1640. Des paysans de La Roche-Maurice, pour la plupart de simples journaliers, voire des mendiants pour certains, même s’il existe quelques juloded (« paysans aisés ») enrichis par l’activité toilière (lin surtout) alors prospère en Bretagne, participent à la Révolte du papier timbré, dite aussi des Bonnets rouges, en 1675. La répression qui suivit obligea bon nombre à se cacher dans le Toul ar Bonnedou-Ruz.

La Roche doit acquitter 500 livres au titre des dommages causés. Jean-Baptiste Ogée décrit ainsi La Roche en 1778 Deux cahiers de doléances sont rédigés le 29, l’un par les paroissiens de La Roche, l’autre par ceux de Pont-Christ. Le 18, des paysans de La Roche participent à la bataille de Kerguidu près de Berven, qui est un soulèvement anti-révolutionnaire. L’ossuaire et la grande vitre de l’église paroissiale sont dégradés pendant la Terreur. Lors de la création de la commune en 1791, celle-ci est forme de l’ancienne trève de la Roche-Maurice, à laquelle s’ajoute l’ancienne trève de Pont-Christ, amputée toutefois du hameau de Guerrant (Goarem Hent), rattaché à Ploudiry; la nouvelle commune prend le nom de « La Roche et Trévreur », et celui de « La Roche » en 1801 après séparation d’avec Tréveur. Le est marqué par un essor industriel avec la création de la grande minoterie de La Roche-Maurice en 1825, de plusieurs moulins à papier sur l’Élorn et certains de ses affluents (le Justiçou, le Morbic), et en 1845 la création de la filature de Traon-Élorn qui employa jusqu’à., « La Bretagne contemporaine », tome « Finistère », 1867).

Varin, continuateurs d’Ogée, décrivent ainsi La Roche-Maurice en 1843 Pendant le Second Empire, la construction de la voie ferrée allant de Paris à Brest, inaugurée en 1865, marque le paysage communal, la voie ferrée traversant le bourg, contribuant à dégrader le site et étant facteur d’insécurité en raison du passage à niveau, mais La Roche-Maurice bénéficie désormais d’une gare ferroviaire, la Gare de La Roche-Maurice, mise en service en 1882 par la Compagnie des chemins de fer de l’Ouest. En 1865 justement, l’année même de la mise en service de la voie ferrée, Max Radiguet visite La Roche-Maurice, écrivant Pol Potier de Courcy décrit les rites du jubilé des Morts le jour de la Fête des morts en 1865 Dans un rapport daté de décembre 1902, le préfet du Finistère indique qu’à La Roche-Maurice « la moitié des adultes » sait le français. Le 23 février 1906, « Mr Jarno, receveur des domaines, s’est présenté à la Roche [-Maurice] pour faire l’inventaire. Après sa visite au presbytère, il s’est rendu à l’église paroissiale où il lui a été impossible de pénétrer, les paroissiens ayant eux-mêmes fermé les portes et enlevé les clefs. Force a été au délégué du gouvernement de s’en aller tout penaud ».

Le 2, un train de voyageurs venant de Paris dérailla près de La Roche-Maurice et deux wagons sortirent des rails. Aucun accident de personnes ne fut à déplorer et les voyageurs durent gagner à pied la gare de Landerneau. Le 2, deux femmes qui traversaient le passage à niveau de La Roche-Maurice sont renversées par l’express Paris-Brest, l’une d’elles eut le crâne fracassé, sa sœur eut la vie sauve. Une foire se déroulait début novembre à La Roche-Maurice, le journal Ouest-Éclair décrit celle du 3. Dans la décennie 1930, une grande foire se tenait à La Roche-Maurice chaque mois, par exemple le 5. Les foires ont perduré jusque vers 1955 et la « prison » qui jouxte l’église témoigne encore de ces foires si animées qu’il fallait parfois « mettre à l’ombre » quelques fraudeurs ou quelques quidams trop enivrés; parmi eux, 3 (Jean Jézégou, Jean Pape, Jean Person) sont morts sur le front belge dès l’année 1914, Ernest Corvé est mort lors de la bataille de Sedd-Ul-Bahr en Turquie en 1915, Olivier Bazin est mort en 1917 en Serbie dans le cadre de l’expédition de Salonique; la plupart des autres sont morts sur le sol français (parmi eux, Georges Le Hideux a été décoré de la Croix de guerre). Un soldat est mort en Allemagne après la fin de la guerre (Yves Begot, décédé le 28 décembre 1918 à Kaiserslautern). La dangerosité du passage à niveau de La Roche-Maurice a provoqué maints accidents, par exemple celui survenu le 2 juillet 1922 (deux femmes furent renversées par un train express et l’une mourut écrasée).

Le monument aux morts de La Roche-Maurice porte les noms de mortes pour la France pendant la Seconde Guerre mondiale. Le site stratégique de La Roche-Maurice explique la présence de chasseurs alpins français en avril 1940, puis brièvement de troupes anglaises, remplacées lors de la Débâcle française de 1940 par des troupes allemandes, ainsi que des Russes blancs (en fait des Géorgiens) de l’Armée Vlassov. Les Allemands installent dans une vingtaine de baraques, le long de la vieille route vers Landerneau, et Belges recrutés par l’organisation Todt afin de construire le mur de l’Atlantique, ainsi qu’un camp de repli pour des marins allemands de bateaux basés à Brest, en particulier le croiseur Scharnhost, dans le bois du Pontois. Le 10 octobre 2022, la gendarmerie française a voulu rafler la famille Menner, artisans juifs de Brest réfugiés au manoir du Pontois. Adophe et Rosa Menner sont morts lors du transport vers Auschwitch. Leur fille, Blyma femme Le Bris, et leur petite fille ont réussi à échapper à la rafle. La commune est libérée le 9 vers par une patrouille américaine venant de Plounéventer via Lanneufret. Avant de fuir, les Allemands ont fusillé trois personnes dont un enfant de 14 ans (Joseph Rosec).

En 1946, l’« Association Don Bosco » crée un foyer pour l’enfance inadaptée à Keraoul en La Roche-Maurice. Ce sont désormais un foyer d’accueil médicalisé, un foyer de vie, un accueil de jour et une Maison d’accueil Spécialisée (MAS) pour adultes handicapés. René Coat est mort pour la France le 23 mars 1946 pendant la guerre d’Indochine a décrit la commune vers 1950; en voici un résumé Vers 1950, La Roche-Maurice était encore une commune essentiellement rurale comptant 68 exploitations agricoles exploitées en faire-valoir direct. Ces fermes étaient dans l’ensemble petites, la plus grande couvrant à peine mais avec de bois; 50 exploitations avaient moins de et 18 seulement plus de. Ces exploitations étaient alors exploitées par une main-d’œuvre essentiellement familiale (2 ouvriers agricoles seulement alors recensés); 32 agriculteurs étaient alors propriétaires de leur exploitation, les autres étant fermiers, parfois de gros propriétaires terriens comme la famille Huon de Pénanster qui possédait 5 exploitations agricoles (à Pont-Christ). La polyculture était alors dominante, blé principalement, associé au seigle, au colza et à la pomme de terre, le maïs commençant alors à peine à être cultivé et le lin ne l’étant plus guère; les terres labourables ne constituaient que 43 % de la superficie totale de la commune, mais avaient tendance à s’agrandir par défrichement d’une partie des bois et landes. Les chevaux, principalement des bidets bretons, étaient alors encore nombreux: on en dénombrait 211 en 1953 (trois par exploitation en moyenne).

Les bovins étaient nombreux, chaque exploitation en ayant en moyenne une quinzaine, en raison de l’essor des cultures fourragères (trèfle, luzerne, betteraves fourragères); en 1953, 139 porcs et 12 moutons étaient recensés dans la commune. Trois moulins à blé (minoteries) occupant 21 personnes étaient alors en activité: le moulin Branellec à Kérigeant, le moulin Leverge à Ty-Ruz, le moulin Kerbrat sur Le Morbic; quatre autres étant déjà désaffectés: Kermadec, Ligoulven, Le Crann sur le Frout et un sur le ruisseau du Frout près de Kerfaven. Les commerces étaient alors nombreux: 14 débits de boisson, 3 bouchers-charcutiers, 3 marchands d’articles de bonneterie, 1 marchand de tissus, 1 marchand de chaussures, 5 marchands-forains, un commerçant en gros de produits laitiers; une entreprise générale du bâtiment employant une dizaine d’ouvriers et quelques artisans (menuisier, maréchal-ferrant, réparateur de vélos, marbrier) étaient également présents. Les ouvriers sont alors une centaine. Bras signale que l’électrification de la commune, commencée en 1935, est en 1953 en voie d’achèvement, mais qu’il existe encore quelques secteurs de la commune non électrifiés. Les pardons étaient encore à l’époque très fréquentés: celui de l’église Saint-Yves se tenait le jour de l’Ascension, et celui de Pont-Christ le deuxième dimanche de septembre. Une chronologie des principaux évènements survenus à Pont-Christ à travers les âges a été établie par André Croguennec et est consultable. Le toponyme de Pont-Christ rappelle l’invasion des « Bretons » christianisés de Cornouailles et du Pays de Galles entre le et le, la localité, devenue une trève de Ploudiry, se développant au niveau d’un pont gothique permettant à l’antique voie gauloise allant de Kerilien en Plounéventer à La Martyre de franchir l’Élorn.

L’histoire de Pont-Christ est liée à celle des seigneurs de Brézal, propriétaire d’une grande partie des terres et bois avoisinants. La chapelle fut construite en 1533 par Guillaume de Brézal; elle fut d’abord la chapelle du château, avant de devenir l’église tréviale de Pont-Christ-Brézal, qui dépendait alors de la paroisse de Ploudiry. La zone d’influence de la trève de Pont-Christ, d’après les adresses contenues dans les registres paroissiaux, a été cartographiée. Elle fut desservie jusqu’à la Révolution française, mais on y célébra la messe jusqu’en 1885. Le curé de Ploudiry écrit en 1774 qu’à Pont-Christ « les trois-quarts [des habitants] sont à l’aumône ». L’inventaire après décès daté du 27 d’un mendiant de Pont-Christ, Corentin Chapalain, qui laisse une veuve et deux enfants, se monte à 11 livres seulement dont un coffre fermé à clef, un trépied, un petit bassin, une marmite, un tamis de crin, un tabouret, un drap, une berne et une couette de balle ainsi qu’une mauvaise baratte qui laisse supposer la possession d’une vache. Le cahier de doléances rédigé le 29 par les paroissiens de la trève de Pont-Christ dénonce l’insuffisance des terres labourables, l’accaparement des « communaux » par les riches fermiers et la misère des journaliers contraints de faire paître leurs animaux le long des routes. L’Aras, du bourg, et Alain Richou, du Bali Cloitre, sont les deux délégués envoyés par la trève de Pont-Christ à l’assemblée de Lesneven chargée d’élire les représentants du Tiers-état de la sénéchaussée de Lesneven.

En 1790, Pont Christ compte 206 habitants. La chapelle de Pont-Christ, dédiée à Notre-Dame-du-Bon-Secours, brûla à la fin du dans des circonstances mal éclaircies. Une pêcherie « royale », sur l’Élorn, se trouvait à proximité (mais sur le territoire de la paroisse de Saint-Servais) dont il subsiste quelques traces dans le paysage, mais surtout des traces toponymiques. Plusieurs photographies des ruines de la chapelle de Pont-Christ et des maisons du village avoisinant, réalisées par Noël Le Boyer vers 1900 et par Georges Louis Arlaud en 1925 sont consultables sur la « base Mistral » du Ministère de la culture. D’autres photographies de Pont-Christ et de ses habitants au et début sont disponibles sur un site Internet. En 1380, la maison noble de Brézal appartenait à Yves de Brézal (né vers 1360, décédé vers 1418). Son fils Olivier de Brézal fut capitaine des Francs-archers de Saint-Pol-de-Léon en 1419. Une inscription en caractères gothiques apposée sur le moulin révèle qu’en 1520 Guillaume de Brézal et Marguerite Le Séneschal, seigneurs de Brézal, font réaliser l’étang et le moulin « au dyvis de Ichiner Garric ».

Louis Le Guennec évoque ainsi la construction du moulin de Brézal (situé en fait dans la paroisse, désormais commune, de Plounéventer) en 1520 Ce texte s’explique par une rupture catastrophique de la digue de l’étang survenue au et qui explique que par la suite les seigneurs de Brézal gardèrent un cheval sellé en permanence afin d’avertir au plus vite les habitants de Landerneau en cas de nouveau risque de rupture de la digue. Le château de Brézal est situé dans la commune de Plounéventer, même si les seigneurs de Brézal ont joué un rôle important dans l’histoire de La Roche-Maurice.

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Population

1.838 habitants

Région

Bretagne

Département

Finistère
(29)

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