Mamirolle
Histoire de Mamirolle
Mamirolle est une commune de Doubs, en Bourgogne-Franche-Comté, qui compte 1 798 habitants. En 1120: Mamirollis; en 1150: Mimiroles; en 1267: Memiroules; en 1350: Memiruelles; en 1547: Mamirolle; en 1731: Mamyrolle et enfin Mamirolle depuis 1750 (en 1750: Mamirole relevé sur une carte de Cassini) et Mamirolles en 1819.
Le peuplement de Mamirolle semble très ancien: des vestiges de civilisation ancienne ont été décelés en plusieurs endroits du territoire dont des tumulus datant de 700 ans et de nombreux silex découverts durant l’hiver 1983-1984 à la faveur de labours profonds; un vaste butte, le tumulus du Champ du Chêne a fait l’objet de fouilles en 1979 et reprises en 1987: elle a révélé la présence de ruines d’un établissement gallo-romain de environ. De même, un site gallo-romain de nature incertaine a été mis en évidence au lieu-dit À Traîne-Cul. L’absence de documents nous laisse dans l’ignorance pour le premier millénaire. En 1120, l’église de Mamirolle est mentionnée, liée à l’abbaye Saint-Paul de Besançon.
Cette même année, la cure est placée sous l’autorité de l’abbaye par un décret du pape Calixte II. Le seigneur de Chalezeule détient alors un droit de patronage sur les cures de Gennes et de Mamirolle. En 1264, le seigneur de Montfaucon échange une maison située à Étalans contre une propriété à Mamirolle. En 1289, perçoit des dîmes sur Avoudrey, Mamirolle et Naisey en échange de rentes équivalentes sur la saunerie de Salins-les-Bains.
Mamirolle n’a pas pu échapper aux méfaits de la guerre de Dix Ans: en 1637, les habitants ont eu à héberger une compagnie de chevaliers de Moyrand. 1650: Étiennette de Menoux, dite « dame de Mamirolle », autorise les manants à cuire le pain mais également la construction d’un moulin et d’une huilerie à proximité de l’église. 1669: le seigneur de Montfaucon est toujours le seul haut justicier sur le territoire de Mamirolle. 1717: construction de l’église en lieu et place de la chapelle; la toiture recouverte d’ancelles est rénovée en 1737 avec pose de tuiles.
Patrimoine religieux
Historique de la création de l’École nationale d’industrie laitière de Mamirolle Dans les suites des recherches de Louis Pasteur, l’amélioration de la qualité de la production des fromages est apparue comme une nécessité aux yeux des nombreuses sociétés d’agriculture et en particulier la question décisive de la recherche et de la formation des fromagers. Une première tentative avait été couronnée de succès avec la création, en juin 1878, au sein de la fruitière de Champvaux, d’une école de fromagerie, grâce au financement du conseil général du Jura et à la persévérance du docteur Bousson qui en deviendra le directeur: elle ne survivra pas à son décès en 1880.
Alors que l’esprit scientifique se développe dans tout le pays et que l’État tend à développer l’enseignement agricole, le conseil général du Doubs se fixe l’objectif, en 1881, « d’une station laitière qui serait un laboratoire de chimie juxtaposé à une fromagerie. En 1881, Wladimir Gagneur établit les bases de ce que pourrait être une école de fromagerie, à la fois institution pratique et centre de recherche: elle comprendrait une école théorique et pratique, un bureau de consultations et de renseignements et un laboratoire de recherches et de contrôles. C’est dans ce contexte que Jules Viette, ministre de l’Agriculture, député de Montbéliard et exploitant agricole à Blamont, consulte le 28 mars 1888, les conseils généraux des trois départements comtois « sur l’effet de créer une station laitière à Besançon, à proximité de la faculté des sciences et des centres importants de production qui mettrait à disposition une fruitière que nous transformerions en école pratique; le budget annuel de l’établissement étant de 20 000 F, l’État fournirait 10 000 F et chaque département 3 350 F »: cette réalisation d’envergure régionale n’eut pas lieu et seul le conseil général du Doubs s’engagea dans ce projet.