Guiscard

Histoire de Guiscard

Guiscard est une commune de Oise, en Hauts-de-France, qui compte 1 776 habitants. Le nom primaire de la localité est attesté sous les formes Maigni vers 970; Magniacum en 988; Magny en 1641, le duc Simon de Magny (1142-1188) possédant ce fief. Puis sous la forme Guiscard (1705), le lieutenant général Louis de Guiscard, fils du sous-gouverneur de Louis XIV achète le domaine en 1699. Il obtient l’érection de sa terre en marquisat en 1705 et, quelques années plus tard, le village prend le nom de Magny-Guiscard en 1757; Magny-Guiscard en 1787 puis finalement Guiscard.

La localité porte le nom de Guiscard depuis 1791.

Louis Graves indique « Guiscard est un des lieux anciens du Vermandois; son église était au nombre dee celles qui furent données vers 988 au chapitre de la cathédrale de Noyon par l’évêque Lyndulphe, donations confirmées par le pape Jean XV. Ce lieu s’appelait alors Maigni; la terre en était considérable: il fut possédé par des seigneurs, qui en prirent le nom jusqu’au treizième siècle. Il passa successivement ensuite aux maisons de Marteville, d’Hangest, de Gouffier-Bonnivet, d’Ongnies, d’Ailly, de Chaulnes. Au milieu du, sa descendante Charlotte d’Ailly, alors veuve du maréchal duc de Chaulnes, fait restaurer le château de Magny, qu’elle finit par faire presque complètement reconstruire de 1671 à 1674 par l’architecte Jules Hardouin-Mansart. Elle y reçoit plusieurs fois Louis XIV et la cour et y meurt en 1681. Edifié en brique et pierre sur un terre-plein maçonné entouré de fossés, le château s’insérait alors dans un vaste parc dessiné à la française.

Mis en vente après la mort de son fils, Charles d’Albert d’Ailly, 3e duc de Chaulnes, le domaine est acheté en 1699 par Louis de Guiscard, gentilhomme originaire du Quercy, qui donne son nom à la terre de Magny. Dans les années 1770, le parc en est réaménagé à l’anglaise par le paysagiste Jean-Marie Morel, pour son descendant, Louis Marie d’Aumont, duc d’Aumont, avec étangs, îlots, pavillons. Sur la carte de Cassini, ce parc est représenté en deux parties. Acquis aux idées révolutionnaires, le duc d’Aumont parvient à conserver son domaine de Guiscard, où il meurt en 1799, juste après l’avoir vendu à son beau-fils. Sa fille, la duchesse de Valentinois, rachète le domaine de Guiscard mais n’y habite pas et le revend en 1823 au baron Émile Oberkampf, député et propriétaire de la manufacture éponyme qui fabriquait les toiles de Jouy. Celui-ci restaure la propriété et procède à des embellissements, mais le château est endommagé par un incendie en 1826.

En 1831, les Oberkampf revendent la propriété, qui est démembrée. A nouveau vendu en 1851, le château est démoli aux deux tiers, les étangs sont asséchés, le parc défriché, et les terres mises en culture. Au XXIe siècle, il subsiste du château l’ancienne aile Nord-Ouest avec sa galerie à arcades, ainsi qu’une partie des dépendances. En 1850, la commune est propriétaire d’une école, d’une sablonnière, de deux argilières, d’une marnière ainsi que de quarante hectares de terre. A cette époque, on trouve sur le territoire communal cinq moulins à vent, une fabrique d’acide sulfurique (la vitriolerie), deux fours à chaux, deux tuileries. Une partie de la population fabrique alors des mouchoirs de coton.

Un relais de poste se trouve sur la route de Paris à Saint-Quentin (qui deviendra plus tard la route nationale 32. Le secteur passe sous contrôle allié et sera de nouveau repris par l’ennemi lors de l’offensive du printemps de. C’est au cours de cette période que les bombardements feront de nombreux dégâts aux habitations. Ce n’est que début que le secteur sera définitivement repris.

Informations Clés

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Population

1.776 habitants

Région

Hauts-de-France

Département

Oise
(60)

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